Introduction

L'écosystème est épuisé par une malveillance au profit d'une oligarchie de grands prédateurs qui exterminent furtivement les plus faibles : la faune, la flore, le semblable démuni. Tout voyageur interstellaire bienveillant s'opposera donc à un homme malveillant (et planétairement enfermé/ ref. André Lebeau), assez fou pour assécher une source précieuse de vie avant même d'en découvrir une autre dans l'univers : Œil pour œil, dent pour dent" ! Comme tout paysan prévoyant face aux plantes et bêtes nuisibles, le nomade cosmique combattra une peste terrestre ! Potentiel voyageur, un homme déjà furtif lui interdira-t-il toute furtivité ? Ses appels de prédateur (NASA/SETI, GEPAN, etc.) ne cacheront pas un surarmement terrestre de défi cosmique à des voyageurs plus avancés et par noblesse encore plus furtifs que lui pour lui apporter s'il le veut bien une paix honorable et bienveillante ! Seule une démonstration de responsabilité collective sauvera un homme qui ne pourra longtemps rester "sourd et non aligné" face à un silence cosmique l'appellant à l'allégeance : "Qu'il s'anoblisse ou qu'il meure " ! Tout contact extraterrestre serait autrement celui d'un Jugement dernier.

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dimanche 18 juillet 2010

Le pari de l'autotranscendance


Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici

(La survie, c'est l'adaptation de l'homme à son milieu, pas le contraire !)


Une dégradation incontestable de l'environnement terrestre est en cours : pollution généralisée, épuisement des ressources, biodiversité appauvrie, surpopulation et surexploitation de l'écosystème... Mais les hommes se querellent sans fin sur des mots dans des débats futiles, comme en d'autres circonstances jadis sur le sexe des anges.


Alors que le sort d'une espèce planétairement enfermée est en jeu, il est en effet futile de se quereller sur l'origine naturelle ou non de dangers déjà bien visibles. Chaque fuite de fuite de pétrole en mer (ex. ici dans le Golfe du Mexique) vient trop souvent nous rappeler la fragilité de notre écosystème.

Le réchauffement climatique est-il dû à l'homme ? Les experts du GIEC disent oui face à d'autres comme Claude Allègre moins affirmatifs sur sa nature et sur son existence. Mais la science n'organise jamais des élections. C'est la poursuite d'un vieux débat philosophique entre l'inné et l'acquis, ici entre le naturel et l'artificiel, et plus globalement entre Dieu et le hasard : des concepts qui ne s'excluent d'ailleurs jamais mutuellement. Il faudrait plutôt faire face à toutes les menaces qui pèsent sur la vie d'une espèce qui doit assumer sa responsabilité au lieu de la reporter sur une nature qui ne pourrait en assurer seule la charge.

- Un problème de droit cosmique jusqu'ici ignoré : Comme l'enfant reconnaissant dans son ascendance (parents, grands-parents, etc.) une transcendance, l'espèce doit reconnaître en la nature la sienne. Elle ne voudra donc pas la dompter en grandissant sauvagement comme les enfants y sont souvent conduits, mais se rendra séduisante pour mériter sa bienveillance : c'est l'espèce qui lui doit la vie, pas le contraire ! Comme toute vraie mère, la nature est à la fois bienveillante et exigeante. Elle sourirait déjà bien davantage si son droit de transcendance était reconnu et respecté.

- L' homme pourrait-il longtemps mépriser une loi de pesanteur cosmique imposée par une transcendance naturelle ou non placée au-dessus de toutes les autres lois physiques ? Le vrai droit cosmique est dicté par une nature qui transcende bien l'homme dont la vie en dépend, comme celle de l'enfant dépend bien de ses parents. Cette loi de transcendance s'impose à une espèce qui ne progressera qu'en séduisant une nature déjà assez intelligente pour lui montrer actuellement un désaveu total. Sans parler de Dieu, cette loi serait également imposée à l'humanité par des voyageurs interstellaires qui en deviendraient tout naturellement de fidèles gardiens. Ils ne pourraient laisser l'homme s'en prendre à l'univers après avoir dévasté la Terre, comme il le fait inconsciemment jusqu'ici. Un homme devenant conscient gardera son droit de vivre en respectant ce droit naturel de pesanteur cosmique dans son écosystème, ou il y sera contraint au même titre que les plantes et les bêtes nuisibles.  

L'être de transcendance que chacun doit former en apprivoisant la bête qui l'accompagne est oublié dans un monde édifié autour de l'individu et de la force. L'enfant gâté de l'homme (le plus fort : l'oligarque) assouvira toujours des ambitions les plus préjudiciables pour une espèce dont il n'est pourtant qu'un rejet. On lui construit des ponts en or de peur qu'il ne se sauve et ses moindres caprices sont d'avance exaucés : "il ne faut surtout pas qu'il délocalise en trouvant mieux ailleurs !". On légalise sa délinquance ou son crime pour le garder lui et les emplois qu'il pourrait si cela lui chante détruire...

Pour glorifier l'individualisme, la notion même de construction collective est diabolisée. Si le plus fort peut toujours s'affirmer au-delà de toute décence, l'espèce humaine en tant qu'entité (avec des droits et des devoirs) n'est pas encore vraiment née. Un homme enfermé comme un fauve en cage transforme peu à peu sa coquille terrestre en un cercueil cosmique : une humanité qui se meurt en nourrissant son cancer. Tout le monde, à commencer par l'oligarchie, devrait pourtant s'accorder pour dire que si l'entropie d'un système (son degré de désordre) se dégrade naturellement, une dégradation accélérée de l'entropie planétaire est actuellement mesurable, que dans la lutte pour la vie qui en résulte, les plus faibles en sont les premières victimes, et que s'ils pourraient être les derniers engloutis dans ce naufrage planétaire, les oligarques ne se sauveront pas en larguant tour à tour les plus faibles.

On peut certes se dire que la crise actuelle sera surmontée, que d'autres éclaircies climatiques et économiques viendront. Que le monde en a vu d'autres et que ceux qui se sont chargés de maintenir l'ordre planétaire ne sont pas totalement désarmés. Que la planète a encore plein de banques à piller et de petits porteurs à ruiner, mais que les bonnes volontés ne sont pas épuisées, et que de bonnes récoltes restent encore à faire...

Mais il reste que la vie planétaire est bien dans une phase de dégradation accélérée qui se poursuivra inexorablement avec le comportement actuel d'un homme qui a mis toute son intelligence au service de la prédation des plus faibles. Croire que cela pourra longtemps durer relève d'une foi naïve et religieuse pourtant bien ridiculisée en toute autre circonstance ! Si Malthus et d'autres (Marx, le Club de Rome ...) se sont manifestement trompés sur le calendrier qu'ils avançaient, ils ont bien diagnostiqué le problème essentiel : Un système clos ne peut indéfiniment contenir une espèce qui pullule en épuisant sans compter des ressources limitées. Aucune politique de développement durable ne permettra à la planète de donner demain à l'homme ce qu'elle n'a déjà plus.

Une fin de l'histoire biologique de l'homme prédateur : S'attendre à autre chose qu'à une mort actuellement programmée de l'espèce n'est pas rationnel ni cohérent avec une réalité observable. Sans pour autant se culpabiliser, la survie commande à un homme intelligent de se dépasser vraiment en se préparant à s'affranchir des contraintes matérielles liées à sa nature biologique de prédateur naturel. Toute culpabilisation le handicaperait en effet encore bien davantage ! Il doit seulement réaliser une autotranscendance de l'espèce toute entière, comme par exemple par une mutation artificielle de métamorphose des individus en vue de leur communion dans des êtres artificiels de synthèse, des nomades de nature purement virtuelle capables d'exister sur une Terre devenant à terme biologiquement inhabitable, ou n'importe où dans le Cosmos. L'espèce ne pourrait autrement se libérer d'un enfermement planétaire qui la condamne aujourd'hui à disparaître.

Comme pour le Titanic, l'homme se consacre jusqu'ici au sauvetage exclusif d'une oligarchie. Mais deux hypothèses l'attendent alors : 1) s'il est le plus avancé, l'évasion d'une seule élite ne peut conduire l'humanité qu'à l'édification d'un enfer de colonies solaires et galactiques destinées à s'affronter jusqu'à l'extinction de l'espèce et de toute vie extraterrestre. 2) si des voyageurs interstellaires existent déjà, ils auraient alors épargné l'humanité par leur seule discrétion s'ils ne lui avaient pas aussi donné la vie et l'intelligence. Ils attendraient alors de sa part de la bienveillance envers la vie.

L'existence de nomades cosmiques n'est pas une certitude, mais seulement un pari souhaitable pour l'homme en remplacement de son pari actuel bien plus risqué sur une foi religieuse de sa solitude dans l'univers. L'autre pari est plus rationnel : Comme le chat de Schrödinger enfermé "scientifiquement" mort et vivant à la fois dans sa boîte, leur avance considérable amènera des voyageurs interstellaires bienveillants "à rester morts et vivants  à la fois dans leur boîte invisible " tant que l'homme ne leur aura pas démontré sa volonté de les accueillir avec bienveillance. S'attendre autrement à des contacts officiels et bien établis exige leur reniement de toute paix cosmique, une reconnaissance de la violence humaine qu'ils ne pourraient accepter.

"Le refus obstiné de l'homme d'ouvrir la boîte" pour s'assurer de leur présence ou non maintient son choix actuel d'ambiguité. Il ne s'agit en réalité que d'un pari prédateur toujours reconduit sur la mort de tous ceux qui l'auraient dépassé et sur sa propre capacité de transcendance dans la malveillance. Cet investissement dans la malveillance sera à chaque fois furtivement accru d'autant (défi transcendantal contre défi prédateur) par ceux-là même dont l'existence est niée à priori par l'homme  : une stratégie cosmique bien plus rationnelle et douce qu'une colonisation brutale et sanglante que l'homme affectionne sur sa planète ! Un impérialisme terrestre qui s'arroge ouvertement le droit de punir injustement les plus faibles collectivement (Cuba, l'Iran, Corée du Nord...) s'étonnera-t-il d'une juste pénalité cosmique infligée à l'espèce toute entière par de nobles voyageurs pour l'amener à se comporter collectivement de façon responsable ? L'homme prédateur considère cependant jusqu'ici tout voyageur extraterrestre potentiel comme un autre pirate tel que lui-même avec lequel il faudra le moment venu partager le butin, et en attendant de voir, il en déduit naïvement que la place de superprédateur universel est à prendre ! Il devra pourtant faire le pari d'un voeu de silence de voyageurs déjà anoblis avec lesquels il ne pourra jamais se mesurer à son avantage scientifiquement ou par la force, alors qu'il le pourrait davantage en matière de sagesse : une humanité planétairement enfermée dans un écosystème qui s'épuise n'a que le choix de miser sur une sagesse universelle acquise par des précurseurs bienveillants, une sagesse intelligente voulant que dans ses relations avec les autres, le plus fort (le visiteur transcendant) s'abstienne toujours de mettre le plus faible (l'homme cette fois) dans une situation ou son ignorance et sa faiblesse sont flagrantes.


Un homme en voie d'anoblissement ne perdra ainsi jamais la face devant un voyageur interstellaire beaucoup plus avancé qui le dépassera toujours par ailleurs ! S'il devenait demain leader cosmique (vainqueur au Podium), un homme anobli laissera à son tour les espèces moins avancées dans la même incertitude sur son existence tant qu'elles ne se seront pas engagées à s'anoblir dans une vraie préparation à l'accueil d'éventuels voyageurs déjà attendus. Celles qui s'en abstiendraient seraient toutes consciemment ou non toujours malveillantes envers la vie, et donc infréquentables en attendant !

Une attitude responsable envers la vie exige un respect mutuel des deux parties concernées : le plus faible en démontrant qu'il est devenu fréquentable en se préparant activement à l'accueil, et le transcendant en ayant la délicatesse de ne pas déjà imposer sa force par sa seule présence (ou par la simple preuve de son existence) tant que l'autre ne sera pas prêt à l'accueillir dans la dignité, dans un vrai choix de reconnaissance cosmique.

Née du hasard ou non, la vie n'a sans doute pas besoin d'un Dieu pour expliquer le monde, comme l'affirment les athées et leurs proches avec parfois trop de certitude. Mais une fois née, elle n'aura pas non plus besoin de Dieu pour aller vers une forme de plus en plus complexe qui voudra naturellement se perpétuer ou tout simplement se protéger contre tout ce qui pourrait la détruire, allant ainsi vers une Transcendance qui viserait à atteindre précisément la perfection. Si Dieu n'était pas là au commencement du monde, il ne pourrait absolument pas être exclu qu'il soit là vers une fin ou un éternel recommencement fixé à un infini qui n'arrivera par définition jamais : la vie prendrait donc ainsi (si elle venait du hasard) ou reprendrait (si elle venait de Dieu) peu à peu possession de toute matière existante en s'organisant dans des structures virtuellement emboîtables gérées en apartheid cosmique. Comme d'autres modèles (le Bigbang), ce modèle cosmique d'évolution de la vie ne pourra sans doute jamais être testé en laboratoire. Mais pourquoi lui demanderait-on plus qu'aux autres ? Il s'appuie sur de solides bases bien établies qui pourraient par la suite être toujours mieux précisées pour l'améliorer : un silence cosmique bien observable, des distances interstellaires considérables rendant  néfaste pour la vie toute colonisation traditionnelle de la galaxie, une volonté incontestable de survie qui ne pourrait exclure les formes de vie les plus avancées, une tendance naturelle de l'homme à l'impérialisme...

La preuve transcendantale du "marché cosmique perpétuel"

 

S'il devient demain voyageur, qui à part des précurseurs plus avancés et respectueux du silence cosmique pourra contrôler un homme vraiment décidé à propager ce modèle rationnel de développement en apartheid auprès des espèces encore planétairement enfermées ?  D'autres voyageurs déjà établis ne pourraient pareillement être contrôlés par l'homme ! Comme en économie, un article pour lequel un marché potentiel ainsi que toutes les conditions nécessaires à sa production de masse existent déjà verra le jour le moment venu. Peu importe que Dieu existe ou non, "un marché cosmique perpétuel" existe bien pour sa création, sinon pour sa renaissance !  


Un homme descendu de son piédestal cosmique reconnaîtra qu'il serait un primitif moins avancé de milliers d'années au moins pour des visiteurs pacifiques (ovnis ?), un primitif qui ne deviendra conscient qu'en découvrant leur bienveillance de discrétion à son égard. Ils ne chercheraient donc pas à négocier avec lui, mais à entendre de sa part un nouveau langage traduit non par des mots qui ne coûtent rien, mais très concrètement par son comportement quotidien envers la vie planétaire (la flore, la faune, ses semblables...). Un homme prédateur ne pourrait demander à ceux qui se comporteraient envers lui comme il aurait déjà dû se comporter envers d'autres (les primitifs, les peuples colonisés)... de renoncer à un voeu de silence dont ils attendraient sa reconnaissance en tant que valeur. C'est un pari naturel implicitement inscrit dans le silence cosmique que toute espèce intelligente doit faire avant de sortir de son système.

L'homme propre prédateur de son espèce ? L'auto-transcendance de son espèce est une exigence cosmique : un test d'intelligence qu'il doit réussir pour guérir son cancer. Le ciel restera autrement silencieux jusqu'à la fin pour respecter son choix de ne pas renaître, et la nature reprendra ses droits. Une humanité refusant de sortir de la prédation par l'intelligence aura ainsi trouvé en l'individu son propre prédateur, dans une forme d'avortement cosmique déjà présente par son mépris généralisé envers la vie : un homme qui s'encombre si peu de toute vie qui le gêne dans sa prédation doit s'attendre à ce que la nature se comporte de même envers lui. Des nomades interstellaires déjà anoblis protègeraient ainsi leurs champs contre l'invasion d'un homme prédateur, comme le cultivateur protège le sien contre l'invasion de mauvaises herbes ou de bestioles.

Un Vrai Paradoxe Cosmique de survie doit donc être énoncé en cette fin de l'histoire biologique : les privilégiés qui se sont appropriés presque toutes les clés de l'avenir de l'espèce doivent assurer sa survie avant qu'il ne soit trop tard en se dépouillant eux-mêmes peu à peu de tous leurs privilèges sans exception. Les défavorisés ne pourraient que les y aider, aucune force humaine autre que celle d'une profonde conviction de leur faillite inéluctable ne pouvant les y contraindre. Ils ont prouvé qu'ils sont devenus les plus forts et potentiellement les plus sages capables d'assurer le salut de l'espèce dans la paix et le respect du Silence Cosmique. L'humanité ne pourra autrement prouver qu'elle est capable et digne de transcendance, et la bête humaine restera planétairement enfermée jusqu'à la fin.

- De grands privilégiés tels que Bill Gates et Warren Buffett auraient-ils déjà pris conscience de cette exigence cosmique en cédant une part importante de leur fortune à des oeuvres caritatives (The Giving Pledge) ? Il ne s'agirait alors en aucun cas de charité ni de philantropie comme on le présente généralement. Mais si leur démarche était sincère, il faudrait saluer cette timide amorce d'une sortie de l'autodestruction dans laquelle les plus forts deviendraient également les plus sages au bout d'une longue et persévérante métamorphose cosmique.


L'existence "d'un Dieu en puissance" est rationnelle et probable : une force de transcendance cosmique née naturellement il y a des millions ou des milliards d'années d'une civilisation telle que la nôtre qui pourrait elle-même reprendre collectivement le flambeau en s'anoblissant à son tour, après des millions d'autres espèces déjà anoblies. "Une Force Tranquille" allant discrètement depuis vers une perfection qu'elle n'atteindra d'ailleurs jamais... qu'à l'infini.


Pas de statistiques sans de vraies données. Mais notre seule galaxie compte ~ cent milliards d'étoiles et sans doute au moins autant de planètes. Il est admis que la vie intelligente pourrait banalement naître et à raison d'un foyer sur un million de planètes, ~ cent mille foyers de vie galactique sont donc de potentiels candidats à une évasion d'une prison planétaire fatale à terme.  Avec une durée moyenne de vie d'une dizaine de millions d'années par foyer (~ âge qu'aurait notre plus vieil ancêtre)  ~ dix millions de foyers meurent ou s'évadent donc chaque milliard d'années. Un seul d'entre eux ayant réussi le choix optimal d'un anoblissement en apartheid cosmique aurait furtivement aidé les autres en tentant doucement de leur dévoiler cette unique façon d'entretenir le feu de la vie.


Si un boson de Higgs furtif ("particule de Dieu") est statistiquement vrai à 99,9999 % (5σ) dans le LHC européen pour "garder sous les mêmes lois une physique traditionnelle et une autre plus avancée (quantique)", une Transcendance Cosmique forcément furtive ne le sera pas moins pour "protéger de même une vie traditionnelle et une autre plus avancée" dans l'univers !


Une force collective de synthèse vouée à une préservation nécessaire de la vie (le Bien), renaissant de plus belle (à l'image d'Osiris) en reprenant à chaque fois racine dans une nouvelle civilisation entre temps éveillée, et pourquoi pas demain dans une humanité devenant consciente. Une voie naturelle de progrès (vers Dieu, vers le Bien) sur laquelle tous les hommes pourraient se retrouver (croyants, incroyants, agnostiques) ! Les conditions de renaissance de cette transcendance sont réunies sur cette planète. Seule une espèce inconsciente incapable de se sauver elle-même la ferait avorter en s'obstinant dans la violence et la prédation.
Même si la vie n'était qu'un accident (Jacques Monod "Le hasard et la nécessité"), la nécessité de sa préservation rendra une conscience cosmique éternelle. Un homme intelligent n'attendra pas d'être à genoux pour pousser son cri d'allégeance: " A lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres" disait déjà Monod de façon prémonitoire. Un homme qui a déjà décrété la mort de Dieu pourrait-il aussi provoquer l'avortement cosmique d'une transcendance au moins potentielle ? Comme la femme enceinte, une humanité porteuse de transcendance cosmique accouchera, selon son choix de comportement envers la vie, d'un seigneur des ténèbres et de l'autodestruction (le Mal) ou d'un Dieu de lumière en puissance (le Bien). Qu'elle le veuille ou non.


mercredi 4 novembre 2009

Le malentendu cosmique de Fermi


Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici 

Le Paradoxe ou pari fou de Fermi : un simple malentendu ?

Notre seule galaxie compte entre 100 et 400 milliards d'étoiles, et avec une moyenne de 4 planètes par étoile (8 pour le Soleil), la seule Voie Lactée aurait ~800 milliards de planètes. A raison d'une planète habitable sur 10.000 ou plus, notre galaxie à elle seule compterait encore des millions de foyers où la vie aurait pu naître. Il y a probablement plus de 100 milliards de galaxies dans l'univers.


Devant ces chiffres astronomiques, le savant et prix nobel de physique italien Enrico Fermi s'était étonné de l'absence de traces extraterrestres sur notre planète et dans le système solaire. Il apparaît en effet peu vraisemblable que la vie n'ait pu naître que sur notre planète, dans une galaxie qui contient déjà des étoiles plus âgées que le Soleil de milliards d'années. Des civilisations plus avancées de nomades interstellaires l'auraient "colonisée" en quelques dizaines de millions d'années, pensait Fermi, un temps insignifiant vu l'âge de l'univers (~13,6 milliards d'années). Pourtant, on ne rencontre pas d'extraterrestres sur Terre. Mais où sont-ils donc ?

Tel est le "Paradoxe", ou plutôt le Malentendu Cosmique de Fermi. Ce constat d'un Silence Cosmique bien réel n'a en effet rien de paradoxal, comme il n'est pas paradoxal que le citoyen ordinaire ne cotoie pas l'oligarque : ils ne fréquentent pas le même milieu, n'ont pas les mêmes sujets d'intérêt... Pourtant, l'oligarque existe ! Le silence cosmique n'autorise que 2 hypothèses : des visiteurs capables de voyages n'existent pas, ou ils ne tiennent pas à nous cotoyer, tout comme les oligarques pour le plus grand nombre. La discrétion est toujours une attitude de réserve face à des valeurs différentes chez l'autre. Si la discrétion de l'oligarchie est cohérente avec des valeurs basées sur la force, celle de voyageurs invincibles le seraient sur d'autres valeurs.

Mais malgré ces données et avec une foi de prédateur sûr de lui, l'homme fait ce pari fou qu'il ne ferait jamais dans aucun autre domaine (économie, statistiques, défense, science...) : comme le joueur de tiercé misant sur un cheval non engagé dans la course, il exclue l'hypothèse que des nomades plus avancés de milliers d'années pourraient définitivement échapper à sa science en ne faisant jamais que maintenir cette avance. Ils ne pourraient manifestement se dévoiler que s'ils étaient séduits. Cette foi de l'homme dans sa science n'a donc rien de rationnel.

Une évidence occultée par le Paradoxe de Fermi : seuls des prédateurs débarqueraient au milieu d'une humanité prédatrice. Avec une foi toute religieuse, Fermi s'attendait naïvement à trouver des traces de prédation cosmique dans notre Système Solaire, comme celles laissées par les barbares de la colonisation terrestre. Cette absence de traces n'exclue pas en effet l'existence de voyageurs "civilisés" n'en laissant aucune en restant dans l'ombre face à toute vie moins avancée : un comportement respectueux d'observateurs responsables et bienveillants qu'il faudrait prendre pour modèle. Les données objectives (population stellaire, silence cosmique propice, distances considérables, absence de traces...) sont cohérentes avec l'existence de tels nomades. Une éthique cosmique rationnelle voudrait de plus qu'ils n'auraient pu survivre en tant que prédateurs et qu'ils devraient précisément rester discrets envers les moins avancés, ce qu'aurait déjà dû faire l'homme dans ses contacts avec les moins avancés exterminés ou colonisés. Pourquoi vouloir "retrouver ses clés cosmiques perdues sous le seul lampadaire" éclairé par un homme obstiné dans son comportement suicidaire de prédateur ?

Le Paradoxe de Fermi est donc au mieux un malentendu. Mais à côté d'autres crimes dont la dénonciation conforte l'anticommunisme de l'idéologie dominante (Shoah, Goulag soviétique, Khmers Rouges...), Fermi le conforte aussi en maintenant un homme prédateur au centre de tout, conformément à l'individualisme capitaliste. Une trop longue addiction à la prédation écarte l'humanité de l'hypothèse cosmique la plus probable : l'existence de voyageurs interstellaires bienveillants et respectueux d'un silence cosmique invitant chacun à faire de même pour se prouver une mutuelle bienveillance.

Une stratégie de séduction cosmique est donc toute trouvée pour toute espèce qui voudrait leur plaire : des voyageurs ne pouvant être que bienveillants et discrets, la violence de l'homme est une maladie infantile qu'il doit guérir avant tout contact.


Des hôtes vraiment souhaités ont déjà leur place déjà réservée, nous rappelle le silence cosmique. De tels hôtes resteront par conséquent dans l'ombre tant que l'humanité ne s'apprêtera pas vraiment à les accueillir. Alors qu'un homme prédateur négocierait avec tout prédateur cosmique sur le commerce, la science, la philosophie..., il n'y aurait rien à négocier avec des hôtes bienveillants qui l'invitent à sortir du monde animal avant tout contact ! Le débat sur la présence ou non de voyageurs est aussi inapproprié que celui des chrétiens sur le sexe des anges devant Constantinople assiégée : un débat tout aussi futile, alors que des "assaillants extraterrestres ne seront conquis et prêts à se rendre" que par une bienveillance terrestre indiscutablement démontrée envers la nature et envers nos semblables. Le langage d'un homme diplomate voulant seulement conclure provisoirement ou prolonger une guerre de l'espèce contre la vie (von Clausewitz) est pour eux irrecevable. Rechercherait-on un compromis avec la Mafia sans appartenir soi-même à une autre Mafia ? On la réduit, ou on s'en protège en attendant de mieux faire ! Des voyageurs bienveillants voudraient aussi mieux faire avec une humanité résolument engagée sur le chemin de la conscience cosmique. Mais une espèce restée inconsciente ne peut comme la bête comprendre que le langage des faits : celui d'un silence cosmique sans compromis annonçant qu'elle est sous une protection intelligente qu'elle doit reconnaître.


Le Silence Cosmique annonce une Transcendance au moins potentielle (Etre, civilisation...) naturelle ou non, que l'homme lui-même peut d'ailleurs faire naître s'il est comme il le croit jusqu'ici l'être le plus avancé dans l'univers. De quoi parle-t-on ? D'une Transcendance Cosmique, de Dieu traduiraient aussitôt les croyants, en accord toutefois avec tous les hommes pour un pari cosmique "a minima" de foi dans l'avenir, c'est-à-dire dans l'existence au moins potentielle d'une espèce plus avancée de quelques milliers d'années et capable de voyages interstellaires. Au Casino Cosmique, l'humanité pourrait ainsi miser petit pour s'enrichir au-delà de toute espérance. "Sire, je n'ai pas besoin de l'hypothèse de Dieu" pourrait répéter Laplace à Napoléon ! Et comment dès lors ne pas saluer d'avance la réussite de voyageurs qui auraient déjà fait ce que l'homme devrait raisonnablement faire ? Partant vaincu d'avance, le silence cosmique lui annonce d'ores et déjà que seuls des vainqueurs bienveillants pourraient venir et que la frontière extraterrestre n'a donc pas à être fortifiée, mais sereinement préparée pour leur accueil. Parions donc sur eux et avec eux plutôt que sur un homme superprédateur cosmique !

Des voyageurs interstellaires voués au silence auraient déjà fait plus de la moitié d'un chemin de paix terrestre en misant sur un homme assez intelligent pour parier sur leur existence. Seule une humanité sortie du monde animal et devenue par là séduisante peut les libérer de leur Voeu de Silence. Une espèce devenue consciente de la grandeur de ce Silence ne peut que rechercher la communion, et l'humanité doit se préparer dans l'allégresse et la vigilance pour cette entrée dans un Monde de Paix, un monde sans prédateurs ni proies. Le grand ménage planétaire doit donc commencer, et comme pour tout banquet ou cérémonie officielle, la maisonnée terrestre doit nettoyer les lieux et s'apprêter pour une digne réception d'hôtes de marque alors séduits. Sans cette communion cosmique, la démence de l'espèce la conduira à son autodestruction, à travers des crises répétées (écologiques, sociales, guerrières, économiques...) qui ne sont que des métastases de plus en plus nombreuses d'un cancer déjà bien avancé.


Un saut attendu de l'homme dans un univers transcendantal

Avec un individu potentiellement digitalisable déjà annoncé par la science, une humanité acquise à la sagesse ne serait plus appelée à disparaître : métamorphose artificielle d'un homme allant vers la perfection en vue d'une communion cosmique (mariage de cerveaux). Sorti du Big-Bang, l'espèce ferait ainsi un autre saut de transcendance vers un monde de nomades prêt à l'accueillir ou à édifier par elle-même si elle est la plus avancée : un objectif plus noble que celui d'une oligarchie de perfection dans le Mal qui se prépare à naître. C'est un pari cosmique dont voici des atouts pour gagner :

1 - Un doute cosmique irréductible : La vie peut être répandue dans l'univers, mais notre espèce peut ausi être la plus avancée, ou la seule. Ce doute imposé par un Silence qui l'invite à se dépasser est un cadeau naturel, ou une grâce extraterrestre.

2 - Un modèle de protection cosmique : Sans la frontière du silence cosmique, des prédateurs s'extermineraient mutuellement en accédant au voyage interstellaire : les premiers à s'évader auraient en effet une avance insurmontable sur leurs voisins encore planétairement enfermés si un Silence complice ne les invitait pas à imposer "un impérialisme discret" de sagesse plutôt qu'une colonisation. Sous réserve cependant d'une égale allégeance envers d'éventuels précurseurs invisibles et silencieux qui pourraient malgré tout exister ! Ce doute nourri par les aînés sur leur existence incitera les candidats au voyage à faire eux aussi ce pari intelligent de respect de la vie. Si ce modèle de protection universelle de l'intelligence n'est pas un cadeau naturel, c'est alors une grâce extraterrestre.

3 - Un modèle de respect cosmique : Les sociologues déplorent l'absence d'une approche discrète et réservée de respect des "civilisés" envers des semblables primitifs, ou même envers la faune. Un silence cosmique confirmant ce respect des voyageurs envers des sédentaires appelés à devenir des semblables est cohérent avec leur condamnation de la prédation des déshérités par leurs semblables privilégiés. Si ce respect cosmique n'est pas un cadeau naturel, c'est une grâce extraterrestre.

4 - Un appel à la communion cosmique : Face à un capitalisme planétaire prêt à tout en s'acharnant à détruire un communisme même exangue jusqu'à la dernière pierre (Cuba !), des voyageurs seraient aussi prêts à imposer leur modèle de bienveillance dans leur espace maîtrisé : une réserve universelle de transcendance ne serait pas moins préservée qu'un espace de prédation capitaliste ! Un homme artificiel capable de partage de biens spirituels pourrait donc s'y aménager une entrée : à condition de ne pas faire comme " Ali Baba " que la découverte d'un trésor transforme aussitôt en prédateur. Plutôt que quarante voleurs, une version plus morale de ce conte philosophique pourrrait mettre en scène quarante grands sages voulant éprouver la sagesse d'Ali Baba. Voulu ou non, le silence cosmique est un défi à la sagesse et à l'intelligence de l'homme, un trésor d'un patrimoine universel qui serait préservé par des voyageurs intelligents. A la frontière extraterrestre, la formule "Sésame ouvre-toi" devient dans cette hypothèse "Entrée Interdite aux Prédateurs" ! Si ce modèle de monde sans prédateurs ni proies n'est pas un cadeau naturel, c'est une grâce extraterrestre.

Grâces ou cadeaux de la nature, ce choix relève de la conviction de chacun, d'une façon à soi de reconnaître cette transcendance en puissance que représente déjà l'homme. Si tous les hommes ne pensent pas être nés d'une perfection, tous devraient s'accorder pour aller vers elle. Mais ces Biens doivent être cultivés en communion pour sortir d'un monde qui dénature tout par une culture délibérée de l'égoïsme. Face à une présence de traces de prédation terrestre aussi bien qu'à une absence de traces de prédation cosmique pourtant propice à la transcendance, le bûcheron Ali Baba devient voleur prédateur et le savant Fermi grand prédateur-fossoyeur à Hiroshima ! Aucun gardien du silence cosmique ne se laissera séduire en libérant de l'enfermement planétaire des êtres aussi dangereux pour la vie toute entière. L'homme restera en prison tant qu'il n'aura pas renoncé à la prédation, et cette prison elle-même ne sera pas indéfiniment protégée pour une vie durable.

Une "dérive de transcendance"

Ces Dons ou Grâces dessinent un puzzle virtuel de plaques de conscience épousant les contours d'une insertion de l'espèce dans un cosmos intelligent, comme les côtes de l'Afrique épousaient celles de l'Amérique pour "Wegener et la dérive des continents". Ce puzzle révèle une "plaque humaine" larguée d'un continent de conscience cosmique, "une arche de survie" assurant protection et respect à une intelligence semée en vue d'un retour vers une Transcendance ainsi renouvelée. La vie restant un pari, un privilégié intelligent imposerait-il encore à l'espèce son modèle de prédation devant ce dessein cosmique ? Il est appelé à s'investir à sa manière dans ce choix de non-violence où celui qui refuse de choisir se condamne. L'homme doit apprendre par sa transcendance que tout ne peut pas être acheté : Les conditions de sa survie ne sont pas négociables.

(Shakespeare et la transcendance : Une blague entendue récemment annonçait une vérité : tout est contestable. Il s'agissait d'un parfait sosie de Shakespeare né de même nom, même jour, même vie et expérience... qui aurait été le vrai génie ! La transcendance serait-elle (ou habiterait-elle) la face cachée de l'univers, sa masse invisible (~85% du total d'après la science) ? L'iceberg a aussi deux faces, l'une visible par les hommes et l'autre (~90%) par les poissons. "Le Silence Eternel des espaces infinis m'effraie" disait Pascal qui vivait dans une société qui ne pouvait comprendre la grandeur véritablement cosmique de ce Silence, un Pascal qui resterait effrayé devant un Mal que l'homme nourrit avec encore plus d'acharnement actuellement.

Transcendance ou miroir de conscience : L'homme parie sur la solitude d'un être ne visant qu'à l'expansion interstellaire de son entreprise de prédation - BusinessAsUsual.Universe. Son pari gagné ou perdu, un enfer l'attend :

- Pari gagné : un enfer édifié par un homme seul à qui incomberait la gestion d'un univers sans transcendance, peuplé de prédateurs en herbe issus ou non de sa propre lignée. Il apprendrait alors un peu tard qu'il aurait dû miser sur une place de premier grand voyageur respectueux du Silence Cosmique.

- Pari perdu : un enfer dû à une obstination le conduisant à son autodestruction sous les yeux d'une transcendance qu'il n'aura pas reconnue et qui n'interviendra donc jamais.

L'arbuste et l'enfant : Les aînés savaient dire avec tendresse que les chemins qui mènent à l'ordre sont plus difficiles à prendre que ceux du désordre, mais que l'ordre et la beauté du monde révèlaient que le Bien a toujours triomphé d'un Mal prêt à renaître. Avec des images et des mots démodés, une de leurs leçons de morale comparait l'enfant et l'arbuste : ils devaient pousser droit en se laissant guider par la sagesse du planteur plutôt que par la folie du vent afin d'apprendre à ne pas gêner les autres, comme une pièce de puzzle dans une forêt de semblables depuis longtemps plantée. L'école de la vie enseigne aussi de jouer dans sa cour avant d'entrer dans celle des grands !


L'humanité ne trouvera pas sa place en poussant comme le veut le vent de la prédation. Une liberté chèrement payée lui a jusqu'ici permis de commencer un puzzle terrestre destiné à s'inscrire dans un autre plus grand. Mais les contours du premier doivent être précisément taillés et ajustés pour s'intégrer dans l'autre. La partie serait autrement perdue alors que loin de la menacer, le silence cosmique l'invite dans la cour des grands: Un Cosmos vivant qui veut faire pousser une "forêt d'hommes-dieux" en communion cosmique, prêts à s'enrichir d'une intelligence qui se multiplie par le don et le partage, en vue de "l'accouchement d'une transcendance terrestre". Vivre seulement d'amour et d'eau fraiche dans une existence purement virtuelle ? Non, ...d'amour et de la découverte d'un Cosmos vivant conduisant à une perfection. Cette invitation à la transcendance est la prière d'un Planteur Extraterrestre pour lequel l'échec de l'humanité (l'avortement cosmique de sa transcendance) serait aussi le sien.

Pile je gagne, face nous gagnons : L'homme peut faire un pari cosmique gagnant. Seul ou non, il a en effet intérêt à parier sur la Grandeur du silence cosmique par un investissement réel dans la non-violence. S'il est seul, il aura la chance de pouvoir poser la première pierre d'un monde sans prédateurs ni proies en devenant Premier Grand Voyageur. Sinon, ce Monde de Transcendance Cosmique est déjà prêt à l'accueillir.

Une évidence cosmique s'impose : seuls des prédateurs rompraient le silence cosmique face à une humanité prédatrice et sans charme. Cette évidence jusqu'ici ignorée en dit long sur le conditionnement idéologique de notre civilisation. "Les vessies deviennent il est vrai des lanternes" (11/09/01, ADM de Saddam, assassinat de Kennedy, Golfe du Tonkin, Baie des Cochons...), et la vérité sur le silence cosmique est inaudible dans un monde qui poursuit une prédation assourdissante derrière des paravents de démocratie et de liberté, les déshérités ne rêvant à rien d'autre qu'à devenir les plus forts. C'est un lavage de cerveau planétaire, une production de propagande auprès de laquelle l'ex-production communiste fait figure d'artisanat préhistorique. Les bribes de vérités jetées parfois en pâture ne sont elles-mêmes que l'expression d'une vieille ruse de guerre qui prêche un peu le vrai pour mieux tromper, comme en témoignent les traditionnelles moqueries sur la théorie du complot. Y a-t-il complot ou non ? Selon la formule du capital, tout marché dans un domaine quelconque (économie, guerre, mafia...) existe dès et tant qu'il y a une demande pour le soutenir. Si le complot n'existe pas déjà malgré un marché évident, c'est un miracle qu'il faudrait honorer. Pourquoi alors s'attendre à un autre miracle en tournant en dérision ceux qui le croient déjà là ? Sauf s'il est lui-même marchand de mauvaises graines, le paysan ne sauve pas son champ en refusant de voir les mauvaises herbes en progression tout autour ! Une musique qui parle déjà mieux que leurs mots ne peut dire à tout homme intelligent qu'une chose : toute dérision entretenue sur la "théorie du complot" est une ruse vieille comme le monde dans une stratégie d'embuscades et de complots nés ou à naître menée par de grands prédateurs bien présents dans l'ombre.

La décentralisation cosmique de l'homme exige son renoncement à une philosophie de l'égoïsme entretenue dans l'espèce par les plus forts. L'homme doit sortir du centre de l'univers en sortant de son ego, un Saut de Transcendance révolutionnaire qui doit refuser toute culpabilisation individuelle, y compris celle des grands privilégiés qui sont eux aussi victimes d'une commune inconscience. Les responsabilités ne peuvent être punies par des semblables juges et parties qui n'ont que le droit de se protéger, et la peine de mort qui existe encore dans de nombreux pays est à ce titre une honte pour l'homme. Un Tribunal Extraterrestre impartial qui aurait laissé à chacun le temps de renoncer consciemment à la prédation devrait pouvoir juger ces responsabilités. Privilégiés et déshérités auraient alors beaucoup à partager pour accéder ensemble à la Transcendance.

L'humanité ne survivra pas derrière un mur d'assourdissement qui l'empêche d'écouter le silence cosmique. Si elle refusait de prendre un flambeau de transcendance qui lui est tendu, l'univers est sans doute assez peuplé pour que d'autres espèces fassent preuve de moins de stupidité pour perpétuer l'Intelligence Cosmique. Le choix qui s'offre aujourd'hui à elle est un choix de Bienveillance ou de Malveillance Cosmique. Si elle persiste comme jusqu'ici à choisir la Malveillance, elle n'aura alors aucune Bienveillance à attendre ! Comme la frivole Marquise de la chanson de Brassens, elle peut bien sûr chanter : "...Peut-être que je serai vieille, répond Marquise. Cependant, j'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille. Et je t'emmerde en attendant ! "


L'humanité n'aura pas le dernier mot. Une culture de l'égoïsme la porte à croire à une invulnérabilité cosmique où tout lui est dû. Mais elle n'a plus l'âge de croire au Père Noël. Si "la nature a horreur du vide", elle a surtout horreur de la laideur et du désordre si on en juge par la beauté et l'ordre qui règnent dans un univers où la science nous dit plutôt que le vide n'existe pas vraiment. La nature (ou toute forme de transcendance qu'elle aura pu prendre dans son évolution) n'accueillera pas "une transcendance humaine" qui ne voudra pas naître dans la paix.


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jeudi 4 juin 2009

Espace vital et Transcendance Artificielle

Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici

Une évasion cosmique de l'humanité doit être préparée : Les hommes pullulent et s'empoisonnent mutuellement la vie dans un écosystème étroit qui s'épuise. L'espèce aurait déjà besoin de plusieurs planètes pour survivre. Mais elle est planétairement enfermée et condamnée à manquer bientôt d'espace vital. Elle ne pourrait miser sur "cet oeuf planétaire" sans se préparer à temps à une expansion dans l'espace interplanétaire dans une première étape, et l'espace interstellaire par la suite. Si une évasion dans la hâte pourrait alors tourner à l'autodestruction, elle pourrait aussi, 
si elle intervenait à temps, lui offrir une chance unique d'insertion cosmique.

Mais une humanité jusqu'ici infréquentable devrait dans ce cas s'attendre à devoir partager le Cosmos avec des civilisations de nomades interstellaires plus avancées. L'espèce doit donc devenir séduisante pour être accueillie par un monde extraterrestre qui lui aurait alors déjà prouvé depuis longtemps sa bienveillance en ne la perturbant pas dans son évolution.

L'évasion de milliards d'hommes biologiques n'est pas envisageable. Mais une métamorphose artificielle de l'homme est sans doute réalisable à terme, à partir de connaissances déjà acquises en médecine, en neurosciences, en robotique... "L'étalonnage naturel des sens" est un modèle à reprendre pour des sens artificiels à développer. Tous les organes seraient à cette fin remplacés par des composants artificiels (comme c'est déjà parfois le cas), au fur et à mesure ou en prévision de leur défaillance naturelle. Ceci reviendrait à greffer l'organe sur un corps de plus en plus robotisé, avant de rendre le cerveau lui-même artificiel. L'homme deviendrait alors transcendant, comme sans doute tous les voyageurs interstellaires déjà.


Nos sens sont déjà des outils intelligents, des interfaces naturelles d'interaction de l'homme avec son environnement, et des sens artificiels donneraient alors à l'individu une sensibilité croissante. Des aires du cerveau (mémoire, fonctions motrices, vision, ouïe...) seraient ainsi rendues artificielles et perfectibles avant leur dégradation. Des interfaces cerveau/machine et machine/cerveau permettraient une « sous-traitance » des différentes fonctions par une batterie de composants associés en vue d'interactions directes avec l'environnement.


Avec les machines modernes précisément programmables (electroménager, informatique, etc.), l'homme agit déjà beaucoup par le moyen d'interfaces qui lui permettent de plus en plus de faire faire plutôt que de faire lui-même, et cette évolution vers l'homme artificiel ne ferait donc qu'accentuer une tendance déjà existante. Comme pour tout outil (calculatrice, lunettes, prothèses...), une période d'apprentissage serait consacrée à l'utilisation optimale et l'étalonnage précis de ces sens artificiels. Le cerveau naturel cèderait peu à peu la place à un organe artificiel conçu à son image, n'assurant plus lui-même qu'un contrôle d'outils intelligents, comme ceux du pilote d'un avion automatisé qui, une fois la mission choisie, n'aurait plus à prendre les commandes qu'en cas exceptionnel. Il ne s'agirait à chaque fois que de simples outils intelligents, des interfaces interactives au service d'un système cognitif central qui resterait en partie longtemps irréductible.

Une signature cosmique individuelle : L'homme perdrait-il ainsi sa "vraie" nature ? Ce débat philosophique aurait alors commencé depuis l'invention des premiers outils, en passant par le marteau, le bâton, la première machine, le premier ordinateur... L'outil n'est qu'un maillon de plus dans une chaîne symbolisée finalement par la main, le cerveau et les sens... Hominisé naturellement ou non, le primate a développé une conscience transcrite dans son cerveau par des niveaux de bien-être et de mal-être perçus dans le vécu quotidien, des sentiments pouvant aller de la jouissance à la douleur la plus extrême. Les sens peuvent être symbolisés par des interfaces dédiées à des réactions du sujet sur les deux plateaux d'une balance, l'un pour des réactions immédiatement possibles commandées par l'instinct (ou le savoir et l'expérience), l'autre pour des réactions souhaitables et souhaitées commandées par la conscience (ou l'éthique). Le sujet cherchera toujours à agir sur les objets qui l'entourent en vue de réactions susceptibles d'optimiser l'équilibre de cette balance virtuelle. Ses actions sur son environnement peuvent alors être déclenchées par ses sens naturels ou non, ou par son intelligence devenue un sens de plus.


L'indécision demeurerait. Mais si « Dieu ne joue pas aux dés (?)», un être artificialisé pourrait se le permettre en éliminant « les combinaisons perdantes » : De même qu'il s'est toujours reproduit par une sexualité restée mystérieuse, la part "naturelle" du cerveau pourrait en dernier lieu être codée (à l'exemple de l'ADN et du génome) et reproduite (digitalisée) sans avoir été totalement déchiffrée. 

L'humanité pourrait aussi être aidée par des extraterrestres qui pourraient même nous avoir assistés dans notre hominisation et sauraient alors bien mieux que nous notre vraie nature. Mais il restera sans doute toujours une part de mystère, "une petite flamme de transcendance" difficile à distinguer, comme celle d'une petite planète éblouie par son étoile.

Un « digithomme » de transcendance

L'être artificiel qui devrait bientôt venir ne pourrait vivre isolément et ni même exister vraiment qu'en communication, n'étant autrement que potentiellement vivant dans des interfaces (mémoires, robots...). Il ne retrouverait sa conscience qu'au milieu de semblables et d'objets capables de reconnaître « sa signature cosmique » en traduisant sa pensée dans des actions immédiates ou à terme. Il n'existerait que par des reflets dans un monde d'interfaces ("miroirs"), un monde qu'il aurait préalablement édifié en vue de l'animer et de le perfectionner sans cesse. Il n'interviendrait qu'en faisant faire à la manière de l'ingénieur, pensant et agissant seulement par ces interfaces-miroirs (programmes, mémoires, robots, ...) déjà préparées à l'avance. Pour des actions intervenant seulement à terme, ces interfaces supports de son existence pourraient prendre la forme de systèmes physiques naturels (mécaniques, chimiques, météorologiques, gravitationnels, astronomiques...) ou d'espèces plus ou moins avancées (végétales, animales, intelligentes...) maintenues sous contrôle ou en évolution sous tutelle en vue d'un comportement à terme déterminé : comme dans le cas d'une hominisation de primates discrètement menée en apartheid cosmique.


A l'image de Stephen Hawking accèdant si bien à un clavier et au monde par le simple battement d'une paupière, un être de transcendance « effleurerait », tel un pianiste, les touches de son instrument : des interfaces préalablement semées dans son environnement (robots, mémoires, systèmes divers). Comme une pierre plate lancée sur un plan d'eau, il ricocherait d'une interface à l'autre pour recueillir ou déposer des données ("des notes de musique") en vue d'actions ou "d'oeuvres de création" déterminées. Des interfaces intelligentes organisées pour vivre leur vie et se reproduire libèreraient ainsi «l'artiste» de l'entretien de son instrument pour se consacrer uniquement à sa musique et devenir "la musique elle-même". « Des âmes de nature ondulatoire » (rayonnements EM) porteuses de la signature cosmique de chaque être (son identité ou son ADN cosmique) feraient ainsi la navette entre des cerveaux (mémoires individuelles ou collectives) et des sens artificiels (interfaces intelligentes) installés un peu partout dans des relais de transcendance, sur des planètes ou en orbite. L'humanité serait ainsi préparée pour son intégration dans un Cosmos de plus en plus conscient (s'il ne l'était déjà).

Cette métamorphose de l'être humain en un être virtuel concernerait le moment venu tous ceux qui le souhaiteraient, sans l'apartheid médical actuellement pratiqué au profit des seuls privilégiés. Elle est peut-être plus proche qu'on ne l'imagine (The simulation argument, glandes, sang... Une recherche poussée dans les différents domaines des sciences de la vie et des sciences by Nick Bostrom & The blue brain project, by Henry Markram). Des organes et des systèmes corporels complets ont été conçus ou sont étudiés : coeur, rein, cerveau, intestins, foie, estomac... La science ouvrirait à l'humanité les portes d'un autre monde.

La naissance d'une transcendance solaire

L'humanité se serait transcendée en mettant au monde une génération de transcendance solaire. Le « digithomme » serait tour à tour conscient ou inconscient :

1) conscient ou actif, en liaison avec ses semblables et le monde par des interfaces (robots, calculateurs, etc),

2) inconscient ou mort comme le chat de Schröninger, mais potentiellement vivant, en veille dans des moyens de sauvegarde ou de transport (mémoires, rayonnements EM ou autres).

Toute nouvelle expérience acquise pendant un temps de conscience (travail) serait ainsi sauvegardée pendant un temps d'inconscience (repos). Des routines automatiques de mise jour et de sauvegarde seraient activées pendant ces temps d'inconscience, mais le digithomme pourrait aussi compter sur la vigilance de ses semblables pour veiller pendant son sommeil et le réveiller en cas d'alerte. Un instinct collectif de survie prendrait ainsi le relais de l'instinct individuel.

Un hébergement cosmique requis : Un être digitalisé pourrait donc voyager à la vitesse de la lumière dans un rayonnement électromagnétique qui le rendrait potentiellement présent en tout point où des interfaces auraient été installées par l'homme ou par d'autres êtres pour le recevoir. Il ne s'agirait pas d'une "télétransportation" inutile et coûteuse d'un homme devenu artificiel, mais de son intégration par un faisceau d'ondes qui le représenterait totalement dans des interfaces locales qui l'attendraient (mémoires, robots...). N'existant qu'à l'état virtuel en tant que rayonnement EM, il ne pourrait vivre et agir qu'après avoir été reconnu. Cette reconnaissance renouvelée à "une source de transcendance " exclurait toute forme d'égoïsme, pour ne retenir que des projets collectifs en totale communion et confiance dans une bienveillance mutuelle. L'être digitalisé existerait en progressant ainsi d'une source de transcendance à l'autre. Sans cette reconnaissance de ses semblables aux relais rencontrés sur son trajet, il poursuivrait sa route comme toute onde de propagation, dans une inconscience éternelle de mort cosmique.

1) Des transferts électromagnétiques d'êtres de transcendance vers des stations ou essaims cosmiques déjà installés par l'homme sur d'autres planètes ou en orbite deviendraient dès lors possibles.

2) Des digithommes pourraient de même être transférés à la vitesse de la lumière sur des vaisseaux en route vers les étoiles à des vitesses nettement moindres et aujourd'hui déjà accessibles. Le Cosmos serait ainsi ouvert à l'humanité. Un "essaim cosmique de digithommes" en liaison constante avec sa planète-mère pourrait dès lors progresser dans l'espace interstellaire pour aller cultiver ailleurs l'intelligence ou aller à la rencontre d'autres voyageurs. Cette exploration du Cosmos facilitée par l'absence de vie biologique à bord se ferait alors à des vitesses couramment atteintes par des vaisseaux classiques, et sans aucun risque pour l'intelligence elle-même. L'étoile la plus proche resterait donc à des dizaines de milliers d'années, et le voyage prendrait encore des centaines d'années même avec des lanceurs nouveaux permettant des vitesses cent fois plus grandes qu'actuellement. Mais l'homme pourrait heureusement ne pas avoir à faire seul tout cet interminable chemin interstellaire : d'autres nomades libérés depuis plus longtemps pourraient déjà se trouver à proximité de la Terre au moment de son évasion, prêts à accueillir dans l'allégresse l'arrivée d'une nouvelle transcendance solaire.


L'humanité pourrait ainsi être aidée par des extraterrestres bienveillants. Des transferts électro-magnétiques interstellaires de digithommes deviendraient alors réalisables pour toutes les destinations où l'homme aurait trouvé d'autres messagers de transcendance déjà équipés localement pour l'héberger (robots, centres d'accueil) en vue de contacts normaux. Ces voyageurs auraient en effet eux aussi muté vers une forme d'existence virtuelle et pourraient donc offrir à l'humanité de telles facilités de logistique cosmique, y compris déjà dans notre propre système. Ils attendraient d'ailleurs de l'espèce humaine de pareilles facilités en retour et seraient certainement prêts à l'aider à cette fin.

Au vu de son CV (porteur éventuellement de son ADN retraçant son passé biologique), l'hôte extraterrestre pourrait ainsi offrir à l'homme le voyage et l'hébergement cosmique une fois le contact établi.

De telles rencontres seraient des occasions d'enrichissement mutuel et de projets de communion. Des unions interstellaires pourraient se réaliser (mariage de cerveaux) pour un « brassage » plus fructueux de toutes les civilisations avancées. En ouvrant sa porte à l'homme, l'hôte pourrait aussi accepter de servir de relais vers d'autres destinations stellaires en lui donnant par exemple accès à son propre réseau de communication et de relations. Une véritable toile de transcendance pourrait déjà avoir été tissée entre des relais stellaires déjà en place. L'insertion de l'humanité dans ce "réseau internet interstellaire" serait attendue, la toile de transcendance étant ainsi enrichie d'une nouvelle étoile.

Tout espace vital planétaire ou cosmique doit être agrandi et une ouverture interstellaire serait donc une grâce pour l'humanité. Mais cette expansion est incompatible avec une espèce où les plus forts ont toujours voulu agrandir leur espace vital aux dépens des autres (Lebensraum, Amérique, Palestine...). Un espace de transcendance est donc à partager dans le Cosmos avec d'autres êtres déjà libérés. Il ne pourrait cependant plus être constitué de terres et de ressources situées sur des planètes habitées par des espèces faciles à dépouiller. Les surplus annuels d'hommes naturels ne pourraient, rappelons-le, en coloniser traditionnellement aucune, et un homme digitalisé n'aurait pas besoin de telles richesses pour exister et s'épanouir. L'humanité devrait donc cohabiter avec d'autres extraterrestres plus avancés qui la trouveraient suffisamment séduisante, mais elle devra vraiment changer pour devenir capable de séduction.

Un maillon humain dans une chaîne de transcendance

Le Silence Cosmique offre à des voyageurs bienveillants une chance unique de créer cette chaîne de transcendance. Le cri d'allégeance d'une espèce libérée de son ventre stellaire révèlerait alors sa capacité de renaissance. Si l'humanité était la première espèce à se libérer en s'évadant, elle pourrait alors lancer elle-même cette chaîne. Mais sa chance ne serait pas moindre si elle était la dernière !

Le comportement de l'homme trahit cependant jusqu'ici une volonté obstinée de prédation des plus faibles, sans respect pour un silence cosmique de paix. Tout pari sur l'absence de voyageurs plus sages est irrationnel, de tels voyageurs devant justement se taire pour apprendre aux espèces planétairement enfermées le respect de la vie. Les attendre sans vouloir changer de comportement est aussi improbable que d'attendre l'arrivée d'une colonne de manchots antarctiques en plein milieu du Sahara. Seule cette discrétion transcendantale permettra aux espèces moins avancées de découvrir la grandeur de ce Silence.

Ce silence cosmique a force de loi, et l'humanité ne se libérera pas sans donner des gages, sa violence ne montrant au contraire que son inconscience. La responsabilité d'une oligarchie qui ne pourrait abandonner ses semblables en épuisant la planète est particulièrement engagée dans le salut de l'espèce. A l'image des Bourgeois de Calais, elle pourrait en donnant l'exemple de sa sagesse bénéficier de la grâce d'une transcendance ignorant la revanche et la haine, et les déshérités terrestres ne pourraient alors que plaider en sa faveur.

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samedi 23 février 2008

Une Loi de Pesanteur Cosmique

Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici 

Une conscience marginalisée face à une science atteinte d'obésité conduit l'humanité à son autodestruction. "Science sans conscience n'est que ruine de l'homme", préciserait Rabelais aujourd'hui. Le savoir n'est que l'outil, pas la main économiquement asservie du marché : un outil croissant exponentiellement en puissance échappé des mains d'un homme dépassé par la technique pour tomber dans celles d'un singe savant, l'homme d'affaires - Un modèle occidental de civilisation impérialiste devenu planétaire, porteur d'une volonté mafieuse de prédation enracinée aux points les plus stratégiques : les états, les institutions, l'environnement, l'eau, l'air, l'espace...


Le sort des eunuques de harems fait frémir, mais celui de milliards d'eunuques de marché victimes d'une castration économique bien plus dangereuse est jusqu'ici banalisé. Le choix irrationnel de l'espèce en faveur d'une oligarchie d'enfants gâtés génère un cancer fatal à toute vie terrestre, et une culpabilisation des seuls privilégiés n'a jusqu'ici conduit qu'à des affrontements de plus en plus destructeurs.

Dans la coupe cosmique pour une vie durable,  le jeu individuel doit définitivement céder la place au jeu collectif : il apparait désormais que c'est à l'humanité toute entière qu'il appartient transcendantalement de gagner ! L'entraînement de l'équipe terrestre sur son seul terrain ne pourra toujours durer. Le temps est venu de responsabiliser tous les hommes face à une menace collective d'élimination.


L'argent formate tout, en commençant par la démocratie. Les déshérités laissent de facto la formation d'une conscience collective à des privilégiés seuls capables d'investissement dans l'avenir. Le mal est un cancer généralisé qui ronge sournoisement l'espèce. Une science au service de la prédation résoudra un temps les problèmes les plus immédiats d'une minorité de privilégiés (besoins en énergie, ressources, police...), mais jamais ce mal fondamental. Le remède ainsi transformé en drogue ne fera que l'aggraver.

L'homme devenu sujet s'enracine sur les artères de prédation de maîtres qui s'approprient tout : production, gestion, législation, santé, éducation, médias, politique... Ce singe savant devient ainsi un superprédateur vivant aux dépens d'une nature épuisée. Doté de dangereux outils, cet inconscient tient entre ses mains la vie elle-même. Cette dérive pourrait-elle durer ? La nature reprend déjà ses droits par cette prédation elle-même qui ne conduira l'espèce qu'à sa perte. Fort heureusement sans doute bien avant l'extinction de toute vie terrestre qui pourra alors repartir de plus belle après la disparition de ce prédateur vraiment trop gourmand qu'est devenu l'homme moderne.


Prédation ou survie : L'humanité doit métamorphoser sa volonté actuelle de prédation en une volonté de survie au moins égale. Ce retard de la conscience sur la science est une pesanteur cosmique naturelle : les conséquences des applications de tout nouveau savoir ou de toute nouvelle pratique n'apparaissent que bien après, comme on le constate à chaque occasion : pour l'agriculture, l'imprimerie, la lunette de Galilée, le moteur à explosion, l'avion, l'atome, l'électricité, la radio, la télévision, l'ordinateur, le portable, les produits chimiques, les médicaments.....


Une conscience qui stagne face à une science en inflation : conscience = l'instinct de survie

Rapport conscience/science : 1 (an 1500) et 2 (an 2000). Comme la vache qui rumine son herbe en regardant passer les trains, une espèce prédatrice est elle aussi polluante par les déchets toxiques de toutes sortes qu'elle engendre et délaisse aussitôt de façon irresponsable dans la nature, comme des enfants livrés à eux-mêmes alors qu'ils savent à peine marcher. Mais les rejets et déjections d'une l'humanité atteinte d'obésité scientifique sont infiniment plus polluants que ceux des ruminants, eux-mêmes contribuant déjà pourtant pour quelques 18% de l'ensemble des gaz à effet de serre.

Cette pesanteur cosmique ne pourrait donc être ignorée. Après toute nouvelle découverte ou pratique, comment en effet ne pas laisser au savoir le temps de devenir acquis en étant lentement "ruminé" par la conscience ? Mais comme on l'a vu avec la chimie, l'atome, etc. : une science au service de la prédation n'a pas le temps d'être bien "digérée". L'homme est un acrobate sommé de se dépasser, mais qui prend du poids sur le fil. Sa pesanteur cosmique doit être mesurée pour l'alerter à temps.


Le problème de l'obésité donne un exemple troublant d'une transcendance exigée. L'obèse et l'espèce s'échangent en effet toujours le même message : pas de salut avec un régime de consommateur-prédateur jamais rassasié. Avec l'épuisement des ressources, une obésité venue d'Amérique avec bien d'autres maux est un autre "thermomètre" mesurant la prédation de l'homme sur son milieu pour l'alerter une fois de plus sur la menace de détruction de l'humanité par un capitalisme de plus en plus prédateur, véritable cancer qui attaque la vie intelligente sur deux fronts :

- celui de l'espèce toute entière asservie par une petite oligarchie planétaire de grands privilégiés auxquels elle a cédé le choix de l'investissement. Toutes les clés de l'avenir (l'économie, la production, la consommation, la science, la culture...) sont ainsi de plus en plus laissées à cette minorité des plus riches, les états étant devenus de pures marionnettes dans une démocratie de façade;


- celui de l'individu incité par un culte sournois de l'égoïsme à s'opposer à l'espèce au nom d'intérêts prétendument divergents.

Mais l'individu ne peut bien vivre qu'au sein d'une espèce saine (tel l'organe dans le corps : "Mens sana in corpore sano") ! En paraphrasant Lénine : le capitalisme est la maladie infantile d'une bête humaine prise à ses propres pièges, qui se donne des coups de griffes et de dents, se tire des balles dans le pied, ... et pire !

La bête humaine qu'est restée l'espèce doit se métamorphoser ou disparaître. Le terme de sa gestation transcendantale arrivant à échéance, l'embryon de transcendance sera expulsé de son ventre planétaire pour devenir un nouveau-né créateur appelé à grandir vers toujours plus de perfection (ou vers Dieu pour les croyants), ou pour devenir un avorton de transcendance dans le Mal destiné à l'autodestruction. L'humanité doit faire le choix de la séduction pour ne pas être repoussée vers sa fin, mais accueillie dignement par des civilisations de voyageurs interstellaires plus avancées et déjà anoblies.


Il ne s'agit pas de foi ni d'opinion, mais d'une survie de l'espèce qui exige : 1) soit de freiner, sinon de renoncer à la science : un pari perdu d'avance dans une civilisation vouée à la recherche de nouveaux moyens de prédation. La science doit au contraire rester le moteur de la vie intelligente en se mettant au service de l'espèce toute entière, 2) soit de rendre l'homme de plus en plus conscient : un autre pari impossible avec une civilisation vouée à la prédation.


Une volonté de survie s'impose, une véritable greffe d'intelligence requise pourrait être contrôlée par : 1) soit un super-robot : encore un pari perdu d'avance. Des privilégiés qui se sont appropriés tous les moyens réels de contrôle (presse, média, économie...) transforment déjà la science en "Big brother", 2) soit une transcendance potentielle ou déjà existante : un pari que rien ne permet d'exclure et que tous les hommes (croyants, athées, agnostiques...) feraient rationnellement...

C'est le seul pari possible. L'homme doit en tous cas se comporter comme si une transcendance existe : comme tout homme devrait respecter le code de la route et tous les codes de bonne conduite même s'il est persuadé qu'aucun gendarme n'est là pour le sanctionner. Le vrai gendarme, celui de la nature, ne sera de toute façon jamais bien loin pour lui rappeler sa part de responsabilité pour chacune de ses actions : sur le champ ou à court terme pour l'homme resté encore insconscient, à plus ou moins long terme pour celui déjà plus conscient.


Plus qu'une transcendance réelle, c'est une volonté de transcendance qui manque à l'humanité pour survivre. Sans elle, l'espèce n'aurait aucune chance. Mais un homme qui a été capable de démontrer une telle volonté de prédation serait-il incapable de démontrer une même volonté de survie s'il en prenait vraiment conscience de l'impérieuse nécessité ?


La loi de pesanteur cosmique doit être observée par l'homme, comme il observe déjà la loi de pesanteur terrestre. Même si elle n'a jamais été clairement formulée, cette pesanteur cosmique est elle aussi constatée depuis que l'homme est devenu intelligent. Elle pourrait de même être mesurée par un taux de conscience, diminué d'un taux de prédation parti pour atteindre une valeur critique à une prochaine autodestruction si l'obésité prédatrice de la science se poursuit face à une conscience de plus en plus marginalisée. L'homme doit observer cette loi de pesanteur cosmique dans son comportement vis à vis de ses semblables, de la nature, de la vie en général sur la planète, du cosmos... C'est une question de survie pour l'espèce qui doit pouvoir mesurer ses chances de réussite comme l'obèse mesure son poids sur la balance. Sa volonté de dépassement serait par exemple déterminée par un indice de transcendance It=(tc-tp) exprimant ses chances en l'absence de bienveillance cosmique (hypothèse scientifique) : une "balance" que l'homme doit s'appliquer à mettre au point de la façon la plus objective :


Avec un taux de conscience tc=C/S; avec S=savoir total, et C=savoir "vraiment ruminé" par une humanité consciente des conséquences que ce savoir implique pour sa survie : une espèce qui se serait donné le temps de mesurer et de contrôler ces conséquences, sans laisser comme actuellement aux prédateurs le soin de le faire à leur seul profit. Elle prendrait donc le temps de bien "ruminer" le savoir déjà acquis plutôt que de se lancer toujours à la conquête de nouveaux records, sachant que cette "ruminance" de la science contient déjà en elle-même de nouveaux trésors à découvrir.


Le chemin de la survie cache des joyaux comme des villes ou d'autres lieux remaruables le long d'un parcours touristique : A la découverte de la vie, à quoi bon une perpétuelle fuite en avant sur un itinéraire sans fin si on ne s'arrête jamais pour mieux voir l'intérieur ? Comme un feu ou un médicament mal contrôlé, une science mal ruminée est d'autant plus dangereuse qu'elle est avancée et monopolisée par une oligarchie. Comme pour le cholestérol, il y a une bonne science antiprédatrice à développer (contre le capitalisme, l'individualisme, l'oligarchisme, le racisme, la ségrégation, le corporatisme...); et une science de conquête de records à laquelle l'humanité doit renoncer, au moins tant que son indice de transcendance (It) restera négatif.


Le taux de conscience (tc) peut être déterminé de façon scientifique. Avec une science mise au service de la prédation, tc est probablement aujourd'hui de l'ordre de 5 à 10% (0,05 à 0,1) seulement, sous réserve d'une évaluation plus précise à faire. Il peut être grandement amélioré si l'homme se comporte comme s'il était vraiment sous le contrôle d'une transcendance : avec un comportement transcendantal, C=S; (tc=1 ou 100%).


Le taux de prédation (tp) est le rapport entre les richesses gaspillées en pure prédation et celles indispensables à une vie normale et épanouie de l'espèce. La science serait par sa réduction transformée en pure conscience, l'être-prédateur allant peu à peu vers l'être transcendantal (tp=0) capable de création sans dégrader son écosystème (impossible sans mutation artificielle de l'espèce).


L'état actuel de la planète conduit sans doute à un taux de prédation tp ~ +80% (+0,8). Cette estimation sans doute trop optimiste pourrait aussi être calculée scientifiquement, selon des critères à définir, tels que :

- épuisement réel des ressources (métaux, eau, pétrole...); empreinte écologique et IDH (indice de développement humain) : intégrant vraiment l'appropriation du savoir de l'espèce et des surfaces les plus exploitables au profit des privilégiés; la fuite des cerveaux des pays pauvres; la pollution terrestre et cosmique par les privilégiés...

- surfaces déboisées annuellement, plus-values et profits réalisés; espèces disparues; nombre de victimes de la prédation : colonisation et mondialisation, esclavage, génocides des amérindiens et autres; guerres 14-18, 39-45 et autres; croissance des déserts;


- morts par manque de vaccins et de médicaments connus; carnages d'Hiroshima, d'Algérie, du Vietnam, d'Irak, d'Afganistan, du Cambodge, de Yougoslavie, du Proche Orient, et autres...; victimes des traités et marchés de dupes imposés par le plus fort... embargos et blocus, sabotages en tous genres de tous projets de sortie de la prédation : contre les français, les soviétiques, les chinois, les cubains, les vietnamiens...;


- nombre de victimes des bombes "oubliées"; emplois supprimés, chômeurs et exclus de tous genres... courses aux armements imposées aux plus pauvres; armes de destruction massive; budgets militaires et de publicité; non assistance aux déshérités et affamés; asservissement des consciences par propagande et appropriation des richesses; nombre de mutilés des conflits; emplois précaires... exploitation traditionnelle du Tiers Monde, des travailleurs; délocalisations; suppressions de postes de travail... etc.


Vers une faillite de l'humanité : Un prédateur de marché voudra livrer son dernier duel sur son terrain : celui des affaires, là où il détient "démocratiquement" les meilleures armes (l'économie, la science, les medias...). Mais là comme ailleurs, son banquier et comptable préféré lui rappellera bientôt la loi de la pesanteur cosmique, celle qui lui dit déjà sans ambages que son entreprise "Humanité" est en voie de faillite aggravée avec dépôt de bilan et autodestruction apocalyptique, en raison d'un actif trop léger (tc) face à un passif trop lourd (tp), et qu'il lui faudra faire appel à des fonds extraterrestres. Que l'affaire ne pourra être sauvée qu'en rassemblant tout l'actif et en réduisant le passif, avec l'espoir d'éveiller l'intérêt de quelque Grand Investisseur pour un rachat qu'il ne sera pas question de négocier, mais d'accueillir et de recevoir comme une grâce inespérée !


De grands prédateurs partis d'Europe ont conquis la planète en commettant des crimes si nombreux que seule une transcendance cosmique pourrait en avoir tenu des comptes objectifs pour leur en réclamer justice. L'Amérique - enfant prodigue de l'Europe - devrait déjà se découvrir avant de se qualifier pour renaître.


L'Europe, mère de ces prédateurs, doit les ramener à la raison pour assurer dans l'union la survie de l'espèce. C'est son devoir cosmique : Après le panache et la gloire, elle doit accepter les responsabilités ! L'Occident et ses complices devront donc assumer leurs propres crimes, mais aussi beaucoup de ceux des camps adverses, fomentés ou pour le moins aggravés par leurs interventions. Ils se sont en effet placés d'eux-mêmes en première ligne de responsabilité du désordre planétaire, avant d'autres criminels localement plus directement impliqués, mais qui n'ont été dans l'affaire que des "seconds couteaux" : c'est notamment le cas pour la colonisation, les révolutions française, soviétique et chinoise, les Khmers Rouges, la Palestine...


La vie de l'espèce est aujourd'hui menacée : L'indice de transcendance It est négatif (-70%, ou -0,7) et se dégradera toujours sans réation humaine. It ne peut devenir positif que si l'espèce s'engage dans la réparation de tous les dommages causés à l'homme et à la nature sous toutes les formes... une tâche sans doute démesurée, mais qui ne serait après tout que justice. Elle ne serait d'ailleurs pas impossible pour de vrais créateurs humains !




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