Seule une absence de traces de malveillance cosmique a vraiment été constatée par Fermi dans notre écosystème et dans la Galaxie. Des traces de bienveillance d'une vie naturelle ou non sont quant à elles bien visibles, en tous cas sur notre planète.
- Ou ils sont alors bienveillants et furtifs, ne laissant pas de traces observables par des espèces moins avancées telles que la nôtre (des malveillants tels les pollueurs terrestres ne sont pas si délicats !). L'humanité devrait alors apprendre à en faire sagement autant si elle veut un jour pouvoir s'évader de son étoile et survivre. Croire que de tels voyageurs ne pourraient échapper à son observation relève de la foi et non de la science.
Le Silence Cosmique ne laisse en effet que ces deux hypothèses également vraisemblables, mais un homme resté prédateur et bestial a déjà parié sur la première avant toute réflexion, à savoir, l'absence d'une sagesse extraterrestre plus grande que la sienne. Une humanité planétairement enfermée et confiante dans son propre avenir devrait pourtant parier sur l'existence au moins potentielle d'une civilisation de nomades interstellaires qu'elle pourrait aller rejoindre, ou voire à défaut constituer : des nomades de transcendance discrètement retranchés derrière un Mur de Silence Cosmique annonçant implicitement leur bienveillance aux espèces se comportant sagement de même - une discrétion cosmique qui devient ainsi une démonstration mutuelle de bienveillance avant tout contact interstellaire. Une sage allégeance cosmique que le plus fort, nomade interstellaire déjà confirmé, se serait lui-même imposée avant de l'exiger du plus faible encore simple candidat au voyage. Cette Loi de Bienveillance Cosmique exprimée depuis toujours par un "Silence intrigant sinon inquiétant des espaces infinis" devrait en effet déjà être respectée par toute espèce consciente et responsable.
Face à de tels superprédateurs en puissance, aucune force transcendantale n'envisagera d'établir des relations quelconques. L'humanité doit déjà démontrer son aptitude à la bienveillance cosmique avant tout contact extraterrestre. Cette violence des idées reflète une préparation permanente de l'espèce à la guerre. L'homme doit au contraire se préparer au voyage interstellaire, et donc aussi, et préalablement, à l'accueil de voyageurs auxquels il doit déjà prouver sa bienveillance. Or, tout son comportement prouve jusqu'ici le contraire : son armement spatial et ses tentatives répétées de rompre le Silence Cosmique (SETI, NASA, CNES/GEIPAN...) vont à l'encontre de tout respect envers les extraterrestres quels qu'ils soient, comme il apparaît dans les deux hypothèses envisageables - l'existence ou l'absence de voyageurs ("ovnis intelligents") dans le voisinage terrestre :
- Hypothèse d'un Podium Cosmique à conquérir (pas d'ovnis intelligents) : Sachant que tous les plus avancés que lui auraient déjà toléré sinon approuvé son incursion, tout explorateur interstellaire intelligent et bienveillant (tout bon chasseur) se gardera des autres en cachant ses traces derrière des phénomènes ou des obstacles apparemment naturels. Une rupture délibérée du Silence Cosmique (ex. SETI, etc.) relève de la provocation ou de la maladresse, l'homme s'interdisant ainsi avant de partir toute observation "éthologique" discrète d'espèces moins avancées dont l'évolution ne pourrait qu'être perturbée par une connaissance prématurée (science, technologie, philosophie...) qu'il leur apporterait maladroitement. (A titre de contre-exemple, Christophe Colomb serait resté bien au large et hors de vue de l'Amérique s'il avait été transcendant. Seuls des marins savants discrètement déguisés en indiens seraient venus préparer les autochtones à une vraie rencontre de respect cosmique). Un candidat au voyage interstellaire vraiment responsable commencerait donc par se taire et par laisser le moins de traces possibles de son existence derrière lui pour
garder toutes ses chances de réussite jusqu'à son arrivée. Il ne s'agirait pas ici d'épreuves électorales faciles à truquer et si chères aux prédateurs terrestres. D'autres prédateurs extraterrestres moins bavards pourraient attendre l'homme à la sortie terrestre, et une mutuelle destruction étoufferait sans doute bientôt un vacarme naissant, mais déjà menaçant pour un Silence Cosmique que tout digne prétendant au Podium voudrait aussi préserver. Car un véritable trésor cosmique, une place bien abritée de Pacificateur Universel attend l'heureux gagnant à son arrivée derrière un Mur de Silence qu'il aurait préservé de toute violation : un gagnant devenu un nomade de transcendance désormais en mesure d'imposer (sans colonisation ni violence) l'allégeance de tous les candidats locaux au voyage interstellaire, par un silence cosmique vraiment exigé dans toutes ses implications de paix et de bienveillance universelle. Il serait donc dommage que l'homme détruise ce potentiel providentiel de pacification cosmique en voulant prématurément clamer une prééminence qu'il ne pourrait d'ailleurs revendiquer avant d'avoir gravi les dernières marches du Podium : Un homme qui se comporte jusqu'ici dans l'univers comme "un éléphant dans un magasin de porcelaines", mais aussi, et plus dangereusement, comme un vulgaire superprédateur en puissance. Superprédateur ou digne prétendant au Podium Cosmique, celui qui l'empêcherait de faire trop de dégâts dans l'univers ferait déjà oeuvre utile.
2 - Face à un Cosmos qui se tait, l'homme actuel, prédateur et pollueur invétéré, a le comportement de celui qui se croit le plus fort et le plus beau :
"Miroir, mon beau miroir... surtout tais-toi ... et ne parle jamais !"
- Pourtant, dans l'hypothèse d'un Podium Cosmique déjà conquis (ovnis intelligents ?), cette discrétion de voyageurs interstellaires bienveillants est alors un voeu de silence cosmique rendant vaine toute tentative de rupture d'un silence appelé à durer tant que l'homme ne sera pas descendu de son piédestal. C'est ce que révèlerait le Silence Cosmique dans une sagesse que doit découvrir un homme jusqu'ici mauvais joueur, dont les appels répétés aux extraterrestres annoncent avant tout une contestation du classement déjà établi au Podium Cosmique et une menace potentielle de viol et de prédation des espèces moins avancées que la sienne : un être qui se prépare plus que jamais à devenir un superprédateur, comme le confirme bien sa violence affichée partout, y compris dans un Cosmos qu'il arme déjà. Contre des voyageurs interstellaires pratiquement invulnérables, à quoi bon en effet une menace dérisoire qui n'attire que les malveillants ? Les bienveillants qu'il faudrait apprendre à séduire n'interviendraient pas entre des prédateurs tels que l'homme, les laissant s'affronter dans une mutuelle extermination salutaire pour la préservation de l'intelligence cosmique. Nos appels aux extraterrestres sont donc vouées à l'échec tant que l'humanité n'aura pas changé de comportement cosmique. Dans le camp de la paix terreste ou cosmique, les actes parlent toujours mieux que les paroles : les messages d'un homme vraiment engagé sur le chemin de la conscience se traduiraient dans un langage de paix compris de tous les voyageurs bienveillants : il aurait un comportement équitable envers sa planète, ses semblables, la nature, la vie terrestre sous toutes ses formes... Ces voyageurs-là ne seront pas séduits par une humanité jusqu'ici peu séduisante. Son attitude agressive ne pourra que les conforter dans leur voeu de silence : avec ou sans l'intervention de prédateurs extraterrestres que des voyageurs bienveillants garderaient enfermés tout autant que l'homme, une espèce obstinée dans la prédation comme l'humanité actuelle finira inéluctablement par s'autodétruire, débarassant ainsi l'univers d'une métastase cosmique potentiellement dangereuse pour la vie universelle.
Une préparation à l'accueil et au voyage
Une aide extraterrestre à la mutation cosmique de l'espèce pourrait être apportée à l'humanité. Mais comme le jeune arrogant qui doit sortir d'une adolescence ingrate pour devenir adulte et conscient en reconnaissant son ascendance et la vie qu'il lui doit, l'espèce humaine doit aussi sortir d'un âge de prédation pour entrer en toute conscience dans un âge de transcendance cosmique.
Si un âge ingrat de croissance inconsciente pourrait être un temps toléré comme pour l'adolescence, un silence extraterrestre prolongé serait lourd de menace pour l'espèce. Devant son incapacité de séduction extraterrestre comme de survie terrestre, elle doit raisonnablement essayer une autre façon de faire pendant qu'il en est encore temps, et le modèle d'un maître réel ou virtuel digne de ressemblance est le meilleur. Il lui faut dans la plus grande discrétion se préparer à la fois à l'accueil et au voyage interstellaire dans une même démarche cosmique : le premier voyage d'un homme enfin prêt à se réfugier derrière un Mur Providentiel de Silence Cosmique qui l'attend déjà, seul ou accompagné par des voyageurs extraterrestres déjà confirmés.
Un homme seul ou accompagné, car un premier rendez-vous manqué ne changerait rien à l'enjeu : un engagement de l'espèce dans le maintien d'une paix universelle. Le Mur de Silence Cosmique est en effet déjà pris ou à prendre. Dans l'hypothèse où il n'a jamais été pris, l'homme devra donc, à l'instar de tout père de famille, se préparer à assumer en l'absence de Père Noël ce rôle de messager d'une Transcendance au moins potentielle qui désarme par son seul modèle de sagesse cosmique : une grâce que toute espèce doit reconnaître en se laissant séduire avant d'accéder à son tour à la cour des grands.
Une réponse extraterrestre à nos appels actuels de prédateurs annoncerait au contraire une absence de toute transcendance bienveillante dans l'univers, ou pire, son abandon de l'espèce à des prédateurs cosmiques jusque-là tenus enfermés planétairement ou autrement, comme l'homme lui-même jusqu'ici. Un homme qui fait le pari de la malveillance cosmique en transformant systématiquement tout ce qu'il peut saisir en instruments de prédation des plus faibles : des cadeaux ou des grâces venant pourtant d'ailleurs (de la nature ou du ciel) comme l'eau qu'il ne rend plus potable, ni l'air respîrable, une vie et une intelligence asservies...
Si le Podium Cosmique a bien déjà été conquis, l'homme n'aura en retour pas d'autres armes que celles de la séduction par la sagesse pour se faire accepter par ceux qui sont déjà retranchés derrière le Mur du Silence. Un Mur qui ne pourrait être pris d'assaut ni être contourné par des manoeuvres dont une sagesse cosmique se donnerait tout le temps d'épuiser.
L'apprentissage de la séduction cosmique représenterait pour l'espèce une expérience bien différente de celle qu'elle a vécue. Après une transcendance de la matière vers la vie et l'intelligence intervenue après le Bigbang, la prédation terrestre est si bien installée qu'un autre Bigbang de transcendance semble aujourd'hui nécessaire pour passer de l'intelligence à une conscience de survie.
La science pourrait-elle prouver l'existence d'une transcendance cosmique ? Non, en tous cas pas de la manière des autres découvertes qui finissent par se révéler totalement derrière leurs traces (bien que la science restera elle aussi toujours inépuisable !). La Transcendance ne se découvrira jamais tout entière à l'homme, ne lui révélant une à une ses traces que s'il parvient à la séduire. Des étapes d'un raisonnement rationnel peuvent cependant le conduire vers des preuves de séduction de plus en plus évidentes :
1. Une Transcendance ne pourrait être que discrète, aucune cohabitation ni même certitude de son existence n'étant envisageable avec l'homme actuel, sauf avec un homme transformé en robot. Son cheminement vers elle ne peut procéder que par étapes et une renaissance de l'espèce passant par des épreuves au cours d'une longue démarche de séduction cosmique en principe jamais achevée.
2. Une fois suspectée l'existence d'une Transcendance, une espèce appelée à devenir transcendantale adoptera la même stratégie que son modèle dans son comportement vis à vis de son environnement (le cosmos, la planète, la faune, ses semblables). Elle devra séduire en ne laissant pareillement que des traces naturelles dans le cosmos, témoignant ainsi bienveillance et respect à une transcendance potentiellement existante ou déjà réussie qui lui témoigne d'ores et déjà de mêmes sentiments par sa seule discrétion cosmique.
Des traces d'un saut de transcendance au moins potentiel existent déjà dans l'univers. Une nouvelle trace transcendantale à découvrir serait l'existence de voyageurs interstellaires, de simples messagers et non la Transcendance elle-même qui restera toujours mystérieuse ... tout comme une science qui ne livrera jamais ses derniers secrets à l'homme après chacune de ses avancées.
La science n'est que le reflet d'une existence au moins potentielle de la Transcendance. Elle ne pourrait donc avec le hasard remonter comme la religion à un temps mythique de l'inexistence cosmique. Devant l'inconnu, le principe du rasoir d'Ockham pointe vers la solution la plus simple : une reproduction cosmique matricielle de tout ce qui existe déjà et qui a sans doute toujours existé sous d'autres formes, comme on l'a toujours observé (chez les hommes, les bêtes, les étoiles...), sans l'oeuf ou l'oiseau original des croyants traditionnels, ni le "rien" démesuré des croyants de la science qui n'explique rien du tout (d'où viendrait-il ?). L'existence (ou la création) n'est qu'un dernier reflet d'une présence cosmique qui était déjà là. La question de l'origine ne se pose pas rationnellement pour l'homme.
Face à un infini cosmique impénétrable, il ne resterait que des traces d'une Transcendance ponctuée de naissances et de morts (Bigbangs et Bigcrunchs d'univers dont le nôtre parmi une infinité d'autres, naissances et morts de galaxies, d'étoiles, de planètes, d'espèces biologiques et intelligentes...). L'humanité pourrait être l'une des racines d'une Transcendance qui se renouvèlerait (cf Osiris) suivant un modèle d'évolution unique de tout ce qui existe.
Suite >>>Une Loi de Pesanteur Cosmique
Haut de Page et >>> IndexGénéral

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire