Introduction

L'écosystème est épuisé par une malveillance au profit d'une oligarchie de grands prédateurs qui exterminent furtivement les plus faibles : la faune, la flore, le semblable démuni. Tout voyageur interstellaire bienveillant s'opposera donc à un homme malveillant (et planétairement enfermé/ ref. André Lebeau), assez fou pour assécher une source précieuse de vie avant même d'en découvrir une autre dans l'univers : Œil pour œil, dent pour dent" ! Comme tout paysan prévoyant face aux plantes et bêtes nuisibles, le nomade cosmique combattra une peste terrestre ! Potentiel voyageur, un homme déjà furtif lui interdira-t-il toute furtivité ? Ses appels de prédateur (NASA/SETI, GEPAN, etc.) ne cacheront pas un surarmement terrestre de défi cosmique à des voyageurs plus avancés et par noblesse encore plus furtifs que lui pour lui apporter s'il le veut bien une paix honorable et bienveillante ! Seule une démonstration de responsabilité collective sauvera un homme qui ne pourra longtemps rester "sourd et non aligné" face à un silence cosmique l'appellant à l'allégeance : "Qu'il s'anoblisse ou qu'il meure " ! Tout contact extraterrestre serait autrement celui d'un Jugement dernier.

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lundi 25 octobre 2010

Un Potentiel Transcendantal


Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici

par Ariste (Le pari insensé de l'homme actuel : dans un univers manifestement bien ordonné, une vie peut-être unique livrée au premier prédateur venu : lui-même !)



Une humanité épuisée s'interrogera sans doute toujours : "Un ordre universel déjà programmé peut-il exister" ? La transcendance est en tous cas une source de bienveillance au moins potentielle, alimentée par ceux qui lui apportent leur allégeance par un comportement collectivement responsable : une humanité reconvertissant ses armes en outils, des nomades interstellaires déjà selon toute vraisemblance.

L'espèce doit gagner son droit à la vie  ! Planétairement enfermée, le Bien est pour elle une stratégie crédible pour gagner, et le Mal une dégradation entropique vers un échec et Mat ... à mort *. Son potentiel d'autodestruction est-il surveillé ? Des observateurs malveillants ne seraient pas aussi délicats devant ses provocations, mais des bienveillants le seraient : des ovnis jusqu'ici pacifiques et...furtifs. Un seul pari optimiste : celui de leur bienveillance et d'une démonstration de la nôtre en retour pour nous avoir ainsi alertés sur les dangers du courant cosmique, comme Diogène avec sa lanterne à Athènes. Pourquoi alors ne viendraient-ils pas s'expliquer franchement ? Parce que sans des valeurs communes à partager en paix, l'ethnocide planétaire qui s'ensuivrait serait encore plus fatal qu'une colonisation : une espèce sans charme cosmique sera ainsi ignorée tant qu'elle ira contre le courant ! Le "silence éternel des espaces infinis" apporte donc deux bonnes nouvelles : pas de malveillance cosmique et bienveillance potentielle. Mirage ou réalité ? Une vraie noblesse cosmique ne s'y prendrait pas autrement ! Cela ressemble fort à une énigme de sphinx extraterrestre qui n'ouvrira la porte de la paix qu'à une espèce humaine déjà capable de démontrer sa noblesse envers toutes les formes locales de vie : la faune, la flore, le semblable ! Mais toute non-violence terrestre est jusqu'ici exploitée par un Impérialisme guerroyant d'abord (URSS, Palestine, Indochine, Irak, Serbie, Lybie...) pour imposer aux plus faibles une surenchère du Mal : sa paix de prédation par la terreur. De nobles messagers cosmiques sont donc plus généreux envers une humanité quant à elle impitoyable face aux plus démunis et à toute forme de vie : à défaut de foi dans une transcendance extraterrestre impalpable, ils n'exigent d'elle qu'une autotranscendance rationnelle d'ordre et de paix terrestre : une surenchère du Bien par le seul désarmement, un Pari de Pascal de toute façon bénéfique pour elle-même.

Axiome de Transcendance et Loi de Paix Cosmique : Une espèce avancée enfermée dans un écosystème dégradable contrôlera sa dérive entropique par sa noblesse envers la vie locale sous toutes ses formes : un comportement collectivement responsable souhaité par une tutelle cosmique potentiellement existante. L'espèce accentuera sinon la dégradation de son écosystème.

Une espèce à gérer comme une catastrophe cosmique !

- Mais l'homme n'est pas en guerre contre le Cosmos, objectera-t-on !
- Comme le chauffard sans permis ni assurance, une humanité prédatrice est en guerre contre toute vie cosmique, même si elle se mutile ainsi elle-même !


Charme cosmique et discrétion : L'épuisement de l'écosystème impose à l'homme une épreuve. Sans aide cosmique qu'il exclut a priori, il ne peut que se préparer à rebondir, ou aller stupidement s'écraser contre la coquille de l'oeuf qui le contient. Pas de salut sans foi dans l'avenir ! Mais pourquoi alors cet a priori d'un homme sûr d'être le plus fort : un déni de foi en l'Autre quel qu'il soit, et à défaut d'une entité suprême, en des nomades interstellaires ayant déjà acquis ce charme cosmique et devenus ainsi bienveillants et discrets. Attendrait-il un débarquement extraterrestre de type colonial ? Des anoblis fuiraient un homme décadent sentant déjà mauvais et prêt à une servilité que l'hygiène cosmique la plus élémentaire écarterait. Sans volonté de changement, un ordre terrestre dégradé ira vers un désordre croissant ! Des voyageurs anoblis et sauvés par leur seule volonté auraient compris que cet homme ne peut pareillement se sauver qu'en rétablissant dans son écosystème des conditions d'ordre cosmique jusqu'ici détruites : des chevaliers sortis ainsi du désordre ne pourraient en retour que partager leur victoire déjà acquise par la promotion discrète d'un comportement terrestre méritant ! En pariant malgré le silence cosmique sur le triomphe universel d'un Mal apporté par lui-même, l'homme refuse toute aide extraterrestre potentielle.

Comme le chauffard, l'humanité respectera une loi cosmique naturelle. Sans parler de Dieu, de simples voyageurs interstellaires ne tolèreraient pas l'évasion d'une espèce nuisible à la vie. Ce refus de parier sur l'existence d'aînés plus avancés témoigne d'une volonté de prédation des plus faibles, semblables ou non : ce qui exclut en retour tout salut s'ils existent déjà ! Cette étroite association de la transcendance à des voyageurs que l'homme rejoindra demain s'il survit s'impose en raison du silence cosmique, dans une famille terrestre repliée sur elle-même avec des ressources limitées, où une poignée d'enfants gâtés profitent de leur force exponentiellement grossie par une science collective pour se servir d'abord aux dépens des autres. Des visiteurs avec au moins des milliers d'années d'avance représenteraient bien une forme de transcendance en conscience, avec des priorités inversées : le salut de l'espèce passerait avant celui de l'individu ou d'une oligarchie, comme celui de la mère passant chez l'homme civilisé avant celui de l'enfant en cas de choix obligé à l'accouchement. Ils n'auraient autrement pas survécu. S'il parvient demain à accéder au voyage interstellaire, l'homme devra lui aussi respecter, ou se préparer à s'affronter à tous ceux qui respectent déjà ces nobles lois transcendantales de survie. 

- "Pourquoi alors ce Silence d'une transcendance aussi noble, dira-t-on encore ? La Terre tout entière lui apporterait son allégeance si elle s'affichait ouvertement" ? Parce que la paix cosmique n'est pas négociable, peut-on répondre. Une analyse rationnelle donne les raisons d'un Silence qui ne sera jamais totalement réduit pour aucun niveau de conscience. Comme toute transcendance dont il devient le messager, le voyageur ne peut en effet qu'être bienveillant et se taire dans l'ombre tout en semant ainsi le doute sur son existence chez les espèces moins avancées. Sa visibilité en aval étant d'abord perçue comme une démonstration de force, seul son noble Silence d'Amont préservera la liberté d'un plus faible qui est à convaincre, pas à contraindre. Ce silence transcendantal facilitera aussi l'avortement d'espèces ou de systèmes stellaires entiers échouant dans l'acquisition de normes de conscience exigées, comme ce pourrait déjà avoir été le cas pour des cadavres cosmiques locaux (Vénus, Mars, Mercure). Pour rester toujours sincère, un choix d'allégeance sera donc voulu, une démocratie de façade aboutissant à un compromis de diktat évident du plus fort. Avant son pari transcendantal, un homme soumis à épreuve devrait déjà être alerté par des "visites parfois un peu trop dévoilées d'ovnis". Des "visites officielles" lui seraient fatales.

Le choix est entre autotranscendance et autodestruction : Comme la famille s'autodétruisant autour d'un enfant-roi formé à la prédation des plus faibles, une espèce armée d'ADM et menée par les enfants-rois d'une oligarchie n'est pas en croisière "sur un long fleuve tranquille", mais dans un train fou lancé par sa seule inertie sur une pente menant à la catastrophe. Elle ne pourra donner le meilleur d'elle-même avant un épuisement critique de son écosystème qu'en apprenant qu'elle ne tiendra pas longtemps sur le fil de la vie terrestre en croyant que le temps de l'irresponsabilité est illimité : comme le jeune légitimement ambitieux à se dépasser auquel l'aîné devra rappeler que s'il peut rêver d'être artiste et seul sur le fil, un devoir d'une noblesse plus grande l'attend : celui de gagner déjà sa vie avec un vrai métier. La noblesse pour la famille et pour l'espèce, c'est de gagner déjà sa vie par un épouillage naturel de la prédation dans ses rangs : un échange devant le miroir de l'autre bien plus fraternel et juste que la culpabilisation religieuse et castratrice de l'idéologie dominante. Il est maintenant temps pour l'humanité de devenir vraiment responsable en se guérissant par sa seule volonté de l'addiction mortelle qu'elle nourrit depuis trop longtemps :

Une dictature de l'actionnariat et de l'égoïsme, un racket organisé des plus faibles envié par Al Capone lui-même qui s'y connaissait pourtant en matière de hold-up et de crimes ! Comme l'acrobate obèse renonçant à tout régime, une humanité renonçant à une noble autotranscendance ira vers son autodestruction. Cette dégradation inéluctable est une loi naturelle de l'entropie d'un système isolé (la Terre).

Un Triomphe Inéluctable du Bien Universel : Le Bien reste perfectible face à un Mal d'autodestruction d'une espèce planétairement enfermée, mais conservant jusqu'au bout sa chance. Dans un univers qui dispose du temps, la noblesse cosmique triomphera ainsi d'une malveillance gardée confinée. "Dieu ne jouerait qu'avec des dés pipés" disait en d'autres mots Einstein, et la vie annonce le triomphe du Bien (la Vie et la Conscience) sur le Mal (l'Inconscience et la Mort), ou en tous cas d'une configuration transcendantale de l'univers qui le permettra : Dieu pour certains, et potentiellement pour tous, des nomades interstellaires déjà préparés, ou un homme bientôt prêt au voyage. Mais il doit auparavant apprendre qu'une transcendance ne l'attendra pas éternellement s'il se complait dans le désordre : il devra apprendre à vivre en harmonie avec le Cosmos, comme l'enfant parmi ses semblables. Le comportement de l'espèce devra refléter cette exigence de renaissance avant d'épuiser la patience cosmique. Le choix de son évolution lui appartient alors même que l'existence d'un système de prédation qui transforme la Terre en un cadavre cosmique (comme Mars, Vénus, Mercure ?) démontre le triomphe actuel du Mal sur le Bien. Ce modèle d'autodestruction de la vie ne sera pas livré "clés en mains" par des prédateurs terrestres à d'autres colonies cosmiques, mais détruit dans l'oeuf planétaire avant toute évasion interstellaire. Si elle veut survivre, l'espèce doit cesser de cultiver une prédation qui se traduit par une transcendance dans la malveillance envers la vie sous toutes ses formes : la faune, la flore, le semblable. Son refus de choisir la voie de la noblesse la conduit sur la pente naturelle de la décadence. Elle doit relever ce défi de transcendance en réalisant à temps que son intelligence est un outil de sélection dans une évolution qu'il lui appartient de conduire en toute conscience, pour le meilleur ou pour le pire.

Un voeu extraterrestre de silence : Dans la vie courante, un conjoint qui a épuisé ses capacités de dialogue avec un partenaire qu'il aime se réfugie parfois dans une non-violence silencieuse. L'homme impose très vraisemblablement ce comportement à des messagers extraterrestres qui attendent depuis longtemps dans l'ombre sa métamorphose.

L'épuisement de son écosystème lui annonce la fin de sa biohistoire traditionnelle : la Terre ne supportera plus longtemps l'existence d'un fossoyeur d'une espèce avancée qui doit s'apprêter à préserver la vie cosmique en sortant du ventre de la planète comme l'enfant du ventre de sa mère pour grandir : une humanité planétairement enfermée est appelée à préparer son évasion pour s'intégrer sous une forme virtuelle d'existence dans une civilisation de nomades interstellaires déjà existante, ou à défaut à créer.

Le choix ne sera pas une glorieuse Apocalypse de suicide lancée parfois en défi au cosmos par un homme provocateur. Le choix est entre une autotranscendance de l'espèce ou sa lente agonie sous les griffes d'un homme déicide qui a déjà remplacé la religion traditionnelle par une religion scientifique : un véritable opium pour l'espèce, un culte de l'égoïsme individuel qui la mène à l'élimination des plus faibles - la faune, la flore, le semblable, et la vie cosmique si on la laissait faire. "Que l'homme s'anoblisse ou qu'il meure", crie le "silence éternel des espaces infinis" !

Le rasoir d'Occam et "l'arbre des voyageurs" :

Le rasoir d'Occam sert souvent à proner le seul hasard dans l'évolution, contre toute intervention d'êtres avancés : Dieu, des voyageurs, voire l'homme demain. Mais des maîtres "autodidactes ou non" aideraient discrètement "des apprentis" dans leur ascension vers Dieu pour les croyants, ou vers la perfection pour les autres. L'humanité s'anoblirait de même en laissant derrière elle "des apprentis" (hominisation de primates). L'infiniment grand et l'infiniment petit se ressemblent alors en conscience comme en science (univers/atome). Née du hasard ou non, une conscience universelle croîtra ainsi suivant un modèle gigogne d'évolution contrôlée en apartheid : une généalogie cosmique de "poupées russes" où chacune est une racine poussant en s'anoblissant dans le sein d'une aînée disposée à l'accueillir si elle s'est à son tour anoblie. Une configuration transcendantale de l'univers préparerait l'accueil d'apprentis au pied d'un arbre poussant virtuellement derrière un mur de silence. Cet arbre des voyageurs rejètera un homme obstiné à l'étouffer de racines prédatrices, alors qu'une racine bienveillante grossira un tronc commun initialement sorti de la matière, sinon du néant. Toute racine préparera ainsi sa place à la suivante, l'arbre n'accueillant à chaque génération cosmique que celles préparées pour une ascension transcendantale. Autrement acculée à terme au suicide cosmique si elle s'obstinait dans la prédation, l'humanité fera ainsi collectivement croître sa part de conscience naturelle ou non vers la perfection ou vers Dieu, chacun selon ses convictions !

Un Principe d'Incertitude Cosmique : Les théories de l'évolution ne laissent aucune place à la conscience qui intervient pourtant déjà dans la vie terrestre. L'existence de voyageurs est naïvement et religieusement exclue en l'absence de traces visibles par un homme qui se croit d'emblée le plus fort parce personne d'autre n'est venu lui rendre hommage. Mais un vrai chasseur cosmique mieux outillé que l'homme prendra à n'en pas douter soin de noyer ses traces face à un prédateur aussi prétentieux. Seul un parvenu de fausse noblesse à la recherche de proies faciles sonnera l'hallali comme l'homme en défiant le cosmos dans une chasse à courre théatrale et féroce.


Il n'est ni rationnel ni scientifique qu'un visiteur extraterrestre fasse confiance à un homme qui le défie en se surarmant. S'il est de plus bienveillant, il ferait aussi mieux en matière de furtivité et de ruse qu'un prédateur terrestre qui se rend déjà invisible pour ses semblables plus faibles devenus proies.

En déployant ses armes toujours plus haut dans le ciel, ce prédateur, petit malgré son armure, n'a jamais vraiment encouragé un chasseur cosmique de passage à se dévoiler : il lui demande plutôt d'être à la fois fort et stupide comme Goliath. L'invisibilité transcendantale d'un petit David resté tranquillement et patiemment à l'attendre au pied de l'arbre des voyageurs pendant qu'il s'épuise vainement relève incontestablement d'une éthique plus noble. L'incertitude cosmique qui en résulte doit en toute logique être intégrée dans nos théories sur la vie avancée.
Dans le film "La vie est un long fleuve tranquille", la servante enceinte est peu crédible lorsqu'elle annonce naïvement à sa maîtresse qu'elle n'a jamais eu de rapport sexuel avec aucun homme. L'humanité peut-elle encore affirmer qu'elle n'a jamais été fécondée par des tuteurs cosmiques, alors qu'elle pourrait elle-même réaliser une telle fécondation de primates en apartheid ? Cette vision de son histoire - véritable déni de grossesse cosmique - reste peut-être encore plausible, mais est-elle toujours la plus vraisemblable ? Une telle évolution humaine qui restera sans doute toujours un peu ténébreuse relève plus d'une foi matérialiste et athée que de vraie science. C'est la version moderne de la foi des hommes les plus primitifs qui ne liaient pas la fécondité de la femme à des rapports sexuels, mais à "des forces magiques". Avec quelques contorsions quantiques, la science ne sort d'ailleurs pas du cadre religieux du Saint-Esprit avec sa dernière version d'un oeuf de Bigbang sorti d'un Néant vierge pour donner miraculeusement naissance à l'homme : un modèle loin d'être meilleur, sans pour autant contredire celui de Jésus né de Marie. La science et la technologie ouvrent actuellement la voie à une autre interprétation plus vraisemblable de l'évolution de l'espèce humaine, sans renier pour autant Darwin, mais au contraire en le confirmant : l'évolution de l'homme se serait globalement réalisée comme il l'a annoncée, mais elle aurait été un peu aidée "par un paysan cosmique préférant cultiver son champ pour le faire mieux fructifier, plutôt que d'attendre passivement une maigre cueillette toujours aléatoire".

Personne ne renierait ses convictions sur l'origine du monde : le croyant pourra toujours s'en tenir à sa foi, l'agnostique ou l'athée à son choix classique. Mais d'un point de vue rationnel pour tous, une Conscience Cosmique allant vers la perfection pourrait déjà bien être en cours de gestation chez les civilisations avancées. Il appartient dans tous les cas à l'humanité d'y pourvoir en prenant l'initiative d'un chantier cosmique de création en vue de la faire naître, déjà sur Terre. Une humanité qui ne se donne pas les moyens de se transcender ne sera pas vraiment capable de réelle conscience cosmique et s'autodétruira, ce qui stoppera net dans l'oeuf planétaire l'amorce d'un cancer universel.


Si l'homme le veut, un Etre de Transcendance (Dieu pour les croyants, une conscience collective allant vers la perfection pour les autres) naîtra et renaîtra, tel Osiris, dans des vagues successives nourries par un apartheid cosmique de paix éternelle. Par une communion de tous les hommes en vue d'une renaissance pour une semblable communion avec d'autres civilisations de voyageurs, l'humanité génèrera ainsi sa propre vague de transcendance cosmique. Vers un Dieu ou une force infinie de progrès bien plus proche de l'homme et rationnellement plus accessible à son entendement que le Dieu traditionnel de la plupart des religions terrestres qui sont devenues vite des intimes complices de la prédation capitaliste !

Ce Potentiel Transcendantal est un trésor cosmique qui attend patiemment un homme anobli, pourvu seulement qu'il le veuille ! Tout en ne pouvant jamais voir le bout d'un chemin de perfection, la création d'un tel Puits de Transcendance n'a en effet rien d'utopique pour un homme ayant foi dans son avenir, sa transcendance ne dépendant alors que de lui-même.

Le Silence Cosmique démontre déjà l'existence d'un potentiel de noblesse extraterrestre naturel ou non prêt à protéger un homme anobli. Mais comme pour l'individu refusant tout contrat d'assurance (voiture, vie...), le niveau de protection - ou l'Indice de Transcendance It - d'une espèce adulte et responsable refusant cette allégeance restera négatif sans couverture d'assurance cosmique. Il n'y aura pas d'accord cosmique sans allégeance préalable au nom de l'espèce humaine en tant que telle.

Vers un Grand Soir de communion : Des voyageurs déjà anoblis ne permettraient pas la survie d'une humanité prédatrice accédant au voyage. Ils attendraient dans l'ombre son anoblissement pour une commune ascension transcendantale, avec une aide extraterrestre précieuse dans les domaines suivants :
- Remise aux normes globale de la planète (faune, flore, eau, climat...)- Gestion économique et sociale de l'espèce, - Formation à la conscience cosmique, - Protection contre les périls : astéroïdes, cyclones, séismes, radiations, santé... - Hominisation d'une nouvelle espèce héritière, à partir de primates, - Sciences de la vie : connaissance du cerveau, de la conscience... - "Virtualisation" de l'homme, mariage de cerveaux, - Etres collectifs et transcendance de l'espèce, - Voyages et relations cosmiques, etc.

Tout autre pari mise sur l'inépuisabilité miraculeuse d'un oeuf planétaire et la mort de l'espèce. La brève histoire (~70 ans) de l'URSS étouffé par un anticommunisme planétaire de lavage de cerveaux acharné à lui pourrir la vie nous fixe-t-il une échéance ? Loin d'être un modèle mais de nature progressiste, le communisme était condamné à avorter, comme la femme enceinte recevant chaque jour son lot de coups de pieds au ventre, et qui avortera quand même tout en se défendant.

Toute communion ou choix de partage a besoin de paix et de bienveillance complice pour survivre et progresser. La vulgaire lunette de Galilée ne se serait elle non plus pas métamorphosée en un merveilleux observatoire astronomique Hubble sans une science complice. Au lieu de l'acharnement anticommuniste, une bienveillance occidentale aurait permis la naissance d'un tout autre communisme cubain (ou soviétique) avec un voisinage prêt à l'aider pour un accouchement par nature difficile ! Une malveillance capitaliste étouffe tout dialogue rationnel dans des guerres autodestructrices. Depuis l'Antiquité, et plus encore avec la science, tout frein mis à l'appétit insatiable des prédateurs est cassé ou exploité pour une destruction toujours accrue de la vie !

dimanche 18 juillet 2010

Le pari de l'autotranscendance


Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici

(La survie, c'est l'adaptation de l'homme à son milieu, pas le contraire !)


Une dégradation incontestable de l'environnement terrestre est en cours : pollution généralisée, épuisement des ressources, biodiversité appauvrie, surpopulation et surexploitation de l'écosystème... Mais les hommes se querellent sans fin sur des mots dans des débats futiles, comme en d'autres circonstances jadis sur le sexe des anges.


Alors que le sort d'une espèce planétairement enfermée est en jeu, il est en effet futile de se quereller sur l'origine naturelle ou non de dangers déjà bien visibles. Chaque fuite de fuite de pétrole en mer (ex. ici dans le Golfe du Mexique) vient trop souvent nous rappeler la fragilité de notre écosystème.

Le réchauffement climatique est-il dû à l'homme ? Les experts du GIEC disent oui face à d'autres comme Claude Allègre moins affirmatifs sur sa nature et sur son existence. Mais la science n'organise jamais des élections. C'est la poursuite d'un vieux débat philosophique entre l'inné et l'acquis, ici entre le naturel et l'artificiel, et plus globalement entre Dieu et le hasard : des concepts qui ne s'excluent d'ailleurs jamais mutuellement. Il faudrait plutôt faire face à toutes les menaces qui pèsent sur la vie d'une espèce qui doit assumer sa responsabilité au lieu de la reporter sur une nature qui ne pourrait en assurer seule la charge.

- Un problème de droit cosmique jusqu'ici ignoré : Comme l'enfant reconnaissant dans son ascendance (parents, grands-parents, etc.) une transcendance, l'espèce doit reconnaître en la nature la sienne. Elle ne voudra donc pas la dompter en grandissant sauvagement comme les enfants y sont souvent conduits, mais se rendra séduisante pour mériter sa bienveillance : c'est l'espèce qui lui doit la vie, pas le contraire ! Comme toute vraie mère, la nature est à la fois bienveillante et exigeante. Elle sourirait déjà bien davantage si son droit de transcendance était reconnu et respecté.

- L' homme pourrait-il longtemps mépriser une loi de pesanteur cosmique imposée par une transcendance naturelle ou non placée au-dessus de toutes les autres lois physiques ? Le vrai droit cosmique est dicté par une nature qui transcende bien l'homme dont la vie en dépend, comme celle de l'enfant dépend bien de ses parents. Cette loi de transcendance s'impose à une espèce qui ne progressera qu'en séduisant une nature déjà assez intelligente pour lui montrer actuellement un désaveu total. Sans parler de Dieu, cette loi serait également imposée à l'humanité par des voyageurs interstellaires qui en deviendraient tout naturellement de fidèles gardiens. Ils ne pourraient laisser l'homme s'en prendre à l'univers après avoir dévasté la Terre, comme il le fait inconsciemment jusqu'ici. Un homme devenant conscient gardera son droit de vivre en respectant ce droit naturel de pesanteur cosmique dans son écosystème, ou il y sera contraint au même titre que les plantes et les bêtes nuisibles.  

L'être de transcendance que chacun doit former en apprivoisant la bête qui l'accompagne est oublié dans un monde édifié autour de l'individu et de la force. L'enfant gâté de l'homme (le plus fort : l'oligarque) assouvira toujours des ambitions les plus préjudiciables pour une espèce dont il n'est pourtant qu'un rejet. On lui construit des ponts en or de peur qu'il ne se sauve et ses moindres caprices sont d'avance exaucés : "il ne faut surtout pas qu'il délocalise en trouvant mieux ailleurs !". On légalise sa délinquance ou son crime pour le garder lui et les emplois qu'il pourrait si cela lui chante détruire...

Pour glorifier l'individualisme, la notion même de construction collective est diabolisée. Si le plus fort peut toujours s'affirmer au-delà de toute décence, l'espèce humaine en tant qu'entité (avec des droits et des devoirs) n'est pas encore vraiment née. Un homme enfermé comme un fauve en cage transforme peu à peu sa coquille terrestre en un cercueil cosmique : une humanité qui se meurt en nourrissant son cancer. Tout le monde, à commencer par l'oligarchie, devrait pourtant s'accorder pour dire que si l'entropie d'un système (son degré de désordre) se dégrade naturellement, une dégradation accélérée de l'entropie planétaire est actuellement mesurable, que dans la lutte pour la vie qui en résulte, les plus faibles en sont les premières victimes, et que s'ils pourraient être les derniers engloutis dans ce naufrage planétaire, les oligarques ne se sauveront pas en larguant tour à tour les plus faibles.

On peut certes se dire que la crise actuelle sera surmontée, que d'autres éclaircies climatiques et économiques viendront. Que le monde en a vu d'autres et que ceux qui se sont chargés de maintenir l'ordre planétaire ne sont pas totalement désarmés. Que la planète a encore plein de banques à piller et de petits porteurs à ruiner, mais que les bonnes volontés ne sont pas épuisées, et que de bonnes récoltes restent encore à faire...

Mais il reste que la vie planétaire est bien dans une phase de dégradation accélérée qui se poursuivra inexorablement avec le comportement actuel d'un homme qui a mis toute son intelligence au service de la prédation des plus faibles. Croire que cela pourra longtemps durer relève d'une foi naïve et religieuse pourtant bien ridiculisée en toute autre circonstance ! Si Malthus et d'autres (Marx, le Club de Rome ...) se sont manifestement trompés sur le calendrier qu'ils avançaient, ils ont bien diagnostiqué le problème essentiel : Un système clos ne peut indéfiniment contenir une espèce qui pullule en épuisant sans compter des ressources limitées. Aucune politique de développement durable ne permettra à la planète de donner demain à l'homme ce qu'elle n'a déjà plus.

Une fin de l'histoire biologique de l'homme prédateur : S'attendre à autre chose qu'à une mort actuellement programmée de l'espèce n'est pas rationnel ni cohérent avec une réalité observable. Sans pour autant se culpabiliser, la survie commande à un homme intelligent de se dépasser vraiment en se préparant à s'affranchir des contraintes matérielles liées à sa nature biologique de prédateur naturel. Toute culpabilisation le handicaperait en effet encore bien davantage ! Il doit seulement réaliser une autotranscendance de l'espèce toute entière, comme par exemple par une mutation artificielle de métamorphose des individus en vue de leur communion dans des êtres artificiels de synthèse, des nomades de nature purement virtuelle capables d'exister sur une Terre devenant à terme biologiquement inhabitable, ou n'importe où dans le Cosmos. L'espèce ne pourrait autrement se libérer d'un enfermement planétaire qui la condamne aujourd'hui à disparaître.

Comme pour le Titanic, l'homme se consacre jusqu'ici au sauvetage exclusif d'une oligarchie. Mais deux hypothèses l'attendent alors : 1) s'il est le plus avancé, l'évasion d'une seule élite ne peut conduire l'humanité qu'à l'édification d'un enfer de colonies solaires et galactiques destinées à s'affronter jusqu'à l'extinction de l'espèce et de toute vie extraterrestre. 2) si des voyageurs interstellaires existent déjà, ils auraient alors épargné l'humanité par leur seule discrétion s'ils ne lui avaient pas aussi donné la vie et l'intelligence. Ils attendraient alors de sa part de la bienveillance envers la vie.

L'existence de nomades cosmiques n'est pas une certitude, mais seulement un pari souhaitable pour l'homme en remplacement de son pari actuel bien plus risqué sur une foi religieuse de sa solitude dans l'univers. L'autre pari est plus rationnel : Comme le chat de Schrödinger enfermé "scientifiquement" mort et vivant à la fois dans sa boîte, leur avance considérable amènera des voyageurs interstellaires bienveillants "à rester morts et vivants  à la fois dans leur boîte invisible " tant que l'homme ne leur aura pas démontré sa volonté de les accueillir avec bienveillance. S'attendre autrement à des contacts officiels et bien établis exige leur reniement de toute paix cosmique, une reconnaissance de la violence humaine qu'ils ne pourraient accepter.

"Le refus obstiné de l'homme d'ouvrir la boîte" pour s'assurer de leur présence ou non maintient son choix actuel d'ambiguité. Il ne s'agit en réalité que d'un pari prédateur toujours reconduit sur la mort de tous ceux qui l'auraient dépassé et sur sa propre capacité de transcendance dans la malveillance. Cet investissement dans la malveillance sera à chaque fois furtivement accru d'autant (défi transcendantal contre défi prédateur) par ceux-là même dont l'existence est niée à priori par l'homme  : une stratégie cosmique bien plus rationnelle et douce qu'une colonisation brutale et sanglante que l'homme affectionne sur sa planète ! Un impérialisme terrestre qui s'arroge ouvertement le droit de punir injustement les plus faibles collectivement (Cuba, l'Iran, Corée du Nord...) s'étonnera-t-il d'une juste pénalité cosmique infligée à l'espèce toute entière par de nobles voyageurs pour l'amener à se comporter collectivement de façon responsable ? L'homme prédateur considère cependant jusqu'ici tout voyageur extraterrestre potentiel comme un autre pirate tel que lui-même avec lequel il faudra le moment venu partager le butin, et en attendant de voir, il en déduit naïvement que la place de superprédateur universel est à prendre ! Il devra pourtant faire le pari d'un voeu de silence de voyageurs déjà anoblis avec lesquels il ne pourra jamais se mesurer à son avantage scientifiquement ou par la force, alors qu'il le pourrait davantage en matière de sagesse : une humanité planétairement enfermée dans un écosystème qui s'épuise n'a que le choix de miser sur une sagesse universelle acquise par des précurseurs bienveillants, une sagesse intelligente voulant que dans ses relations avec les autres, le plus fort (le visiteur transcendant) s'abstienne toujours de mettre le plus faible (l'homme cette fois) dans une situation ou son ignorance et sa faiblesse sont flagrantes.


Un homme en voie d'anoblissement ne perdra ainsi jamais la face devant un voyageur interstellaire beaucoup plus avancé qui le dépassera toujours par ailleurs ! S'il devenait demain leader cosmique (vainqueur au Podium), un homme anobli laissera à son tour les espèces moins avancées dans la même incertitude sur son existence tant qu'elles ne se seront pas engagées à s'anoblir dans une vraie préparation à l'accueil d'éventuels voyageurs déjà attendus. Celles qui s'en abstiendraient seraient toutes consciemment ou non toujours malveillantes envers la vie, et donc infréquentables en attendant !

Une attitude responsable envers la vie exige un respect mutuel des deux parties concernées : le plus faible en démontrant qu'il est devenu fréquentable en se préparant activement à l'accueil, et le transcendant en ayant la délicatesse de ne pas déjà imposer sa force par sa seule présence (ou par la simple preuve de son existence) tant que l'autre ne sera pas prêt à l'accueillir dans la dignité, dans un vrai choix de reconnaissance cosmique.

Née du hasard ou non, la vie n'a sans doute pas besoin d'un Dieu pour expliquer le monde, comme l'affirment les athées et leurs proches avec parfois trop de certitude. Mais une fois née, elle n'aura pas non plus besoin de Dieu pour aller vers une forme de plus en plus complexe qui voudra naturellement se perpétuer ou tout simplement se protéger contre tout ce qui pourrait la détruire, allant ainsi vers une Transcendance qui viserait à atteindre précisément la perfection. Si Dieu n'était pas là au commencement du monde, il ne pourrait absolument pas être exclu qu'il soit là vers une fin ou un éternel recommencement fixé à un infini qui n'arrivera par définition jamais : la vie prendrait donc ainsi (si elle venait du hasard) ou reprendrait (si elle venait de Dieu) peu à peu possession de toute matière existante en s'organisant dans des structures virtuellement emboîtables gérées en apartheid cosmique. Comme d'autres modèles (le Bigbang), ce modèle cosmique d'évolution de la vie ne pourra sans doute jamais être testé en laboratoire. Mais pourquoi lui demanderait-on plus qu'aux autres ? Il s'appuie sur de solides bases bien établies qui pourraient par la suite être toujours mieux précisées pour l'améliorer : un silence cosmique bien observable, des distances interstellaires considérables rendant  néfaste pour la vie toute colonisation traditionnelle de la galaxie, une volonté incontestable de survie qui ne pourrait exclure les formes de vie les plus avancées, une tendance naturelle de l'homme à l'impérialisme...

La preuve transcendantale du "marché cosmique perpétuel"

 

S'il devient demain voyageur, qui à part des précurseurs plus avancés et respectueux du silence cosmique pourra contrôler un homme vraiment décidé à propager ce modèle rationnel de développement en apartheid auprès des espèces encore planétairement enfermées ?  D'autres voyageurs déjà établis ne pourraient pareillement être contrôlés par l'homme ! Comme en économie, un article pour lequel un marché potentiel ainsi que toutes les conditions nécessaires à sa production de masse existent déjà verra le jour le moment venu. Peu importe que Dieu existe ou non, "un marché cosmique perpétuel" existe bien pour sa création, sinon pour sa renaissance !  


Un homme descendu de son piédestal cosmique reconnaîtra qu'il serait un primitif moins avancé de milliers d'années au moins pour des visiteurs pacifiques (ovnis ?), un primitif qui ne deviendra conscient qu'en découvrant leur bienveillance de discrétion à son égard. Ils ne chercheraient donc pas à négocier avec lui, mais à entendre de sa part un nouveau langage traduit non par des mots qui ne coûtent rien, mais très concrètement par son comportement quotidien envers la vie planétaire (la flore, la faune, ses semblables...). Un homme prédateur ne pourrait demander à ceux qui se comporteraient envers lui comme il aurait déjà dû se comporter envers d'autres (les primitifs, les peuples colonisés)... de renoncer à un voeu de silence dont ils attendraient sa reconnaissance en tant que valeur. C'est un pari naturel implicitement inscrit dans le silence cosmique que toute espèce intelligente doit faire avant de sortir de son système.

L'homme propre prédateur de son espèce ? L'auto-transcendance de son espèce est une exigence cosmique : un test d'intelligence qu'il doit réussir pour guérir son cancer. Le ciel restera autrement silencieux jusqu'à la fin pour respecter son choix de ne pas renaître, et la nature reprendra ses droits. Une humanité refusant de sortir de la prédation par l'intelligence aura ainsi trouvé en l'individu son propre prédateur, dans une forme d'avortement cosmique déjà présente par son mépris généralisé envers la vie : un homme qui s'encombre si peu de toute vie qui le gêne dans sa prédation doit s'attendre à ce que la nature se comporte de même envers lui. Des nomades interstellaires déjà anoblis protègeraient ainsi leurs champs contre l'invasion d'un homme prédateur, comme le cultivateur protège le sien contre l'invasion de mauvaises herbes ou de bestioles.

Un Vrai Paradoxe Cosmique de survie doit donc être énoncé en cette fin de l'histoire biologique : les privilégiés qui se sont appropriés presque toutes les clés de l'avenir de l'espèce doivent assurer sa survie avant qu'il ne soit trop tard en se dépouillant eux-mêmes peu à peu de tous leurs privilèges sans exception. Les défavorisés ne pourraient que les y aider, aucune force humaine autre que celle d'une profonde conviction de leur faillite inéluctable ne pouvant les y contraindre. Ils ont prouvé qu'ils sont devenus les plus forts et potentiellement les plus sages capables d'assurer le salut de l'espèce dans la paix et le respect du Silence Cosmique. L'humanité ne pourra autrement prouver qu'elle est capable et digne de transcendance, et la bête humaine restera planétairement enfermée jusqu'à la fin.

- De grands privilégiés tels que Bill Gates et Warren Buffett auraient-ils déjà pris conscience de cette exigence cosmique en cédant une part importante de leur fortune à des oeuvres caritatives (The Giving Pledge) ? Il ne s'agirait alors en aucun cas de charité ni de philantropie comme on le présente généralement. Mais si leur démarche était sincère, il faudrait saluer cette timide amorce d'une sortie de l'autodestruction dans laquelle les plus forts deviendraient également les plus sages au bout d'une longue et persévérante métamorphose cosmique.


L'existence "d'un Dieu en puissance" est rationnelle et probable : une force de transcendance cosmique née naturellement il y a des millions ou des milliards d'années d'une civilisation telle que la nôtre qui pourrait elle-même reprendre collectivement le flambeau en s'anoblissant à son tour, après des millions d'autres espèces déjà anoblies. "Une Force Tranquille" allant discrètement depuis vers une perfection qu'elle n'atteindra d'ailleurs jamais... qu'à l'infini.


Pas de statistiques sans de vraies données. Mais notre seule galaxie compte ~ cent milliards d'étoiles et sans doute au moins autant de planètes. Il est admis que la vie intelligente pourrait banalement naître et à raison d'un foyer sur un million de planètes, ~ cent mille foyers de vie galactique sont donc de potentiels candidats à une évasion d'une prison planétaire fatale à terme.  Avec une durée moyenne de vie d'une dizaine de millions d'années par foyer (~ âge qu'aurait notre plus vieil ancêtre)  ~ dix millions de foyers meurent ou s'évadent donc chaque milliard d'années. Un seul d'entre eux ayant réussi le choix optimal d'un anoblissement en apartheid cosmique aurait furtivement aidé les autres en tentant doucement de leur dévoiler cette unique façon d'entretenir le feu de la vie.


Si un boson de Higgs furtif ("particule de Dieu") est statistiquement vrai à 99,9999 % (5σ) dans le LHC européen pour "garder sous les mêmes lois une physique traditionnelle et une autre plus avancée (quantique)", une Transcendance Cosmique forcément furtive ne le sera pas moins pour "protéger de même une vie traditionnelle et une autre plus avancée" dans l'univers !


Une force collective de synthèse vouée à une préservation nécessaire de la vie (le Bien), renaissant de plus belle (à l'image d'Osiris) en reprenant à chaque fois racine dans une nouvelle civilisation entre temps éveillée, et pourquoi pas demain dans une humanité devenant consciente. Une voie naturelle de progrès (vers Dieu, vers le Bien) sur laquelle tous les hommes pourraient se retrouver (croyants, incroyants, agnostiques) ! Les conditions de renaissance de cette transcendance sont réunies sur cette planète. Seule une espèce inconsciente incapable de se sauver elle-même la ferait avorter en s'obstinant dans la violence et la prédation.
Même si la vie n'était qu'un accident (Jacques Monod "Le hasard et la nécessité"), la nécessité de sa préservation rendra une conscience cosmique éternelle. Un homme intelligent n'attendra pas d'être à genoux pour pousser son cri d'allégeance: " A lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres" disait déjà Monod de façon prémonitoire. Un homme qui a déjà décrété la mort de Dieu pourrait-il aussi provoquer l'avortement cosmique d'une transcendance au moins potentielle ? Comme la femme enceinte, une humanité porteuse de transcendance cosmique accouchera, selon son choix de comportement envers la vie, d'un seigneur des ténèbres et de l'autodestruction (le Mal) ou d'un Dieu de lumière en puissance (le Bien). Qu'elle le veuille ou non.


samedi 23 février 2008

UNE VALEUR-PHARE DE SURVIE.

par Ariste

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Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici

Des rouages bien huilés !

Une espèce avancée pourrait être amenée à orienter l’essentiel de ses forces vers la préservation d’une valeur-phare jugée à tort ou à raison fondamentale pour sa survie. Tous les rouages de la civilisation seraient finalement conçus en fonction de cette exigence.

L'espèce ne pourrait alors survivre que si cette valeur-phare est réellement porteuse de paix. Tous les rouages devraient être bien huilés, ne laissant en définitive aucune place pour des affrontements fratricides. Chacun devrait démontrer en permanence son allégeance au système de valeurs adopté par l'espèce dans sa politique globale.

Cette communion autour d’une valeur-phare relève-t-elle de la fiction ou d'une forme de totalitarisme ? L'homme a pourtant fait ce choix. Mais sa valeur-phare n'étant pas porteuse de paix, elle pourrait lui être fatale.

Une communion avec le capital.

Comme le drogué dépendant de sa drogue, l'homme est devenu dépendant du capital ! Traditionnellement porteur de guerre, le capitalisme devenu planétaire et totalitaire réalise en effet une communion de l’espèce pour le pire. Par le contrôle des moindres rouages de notre civilisation, ce système lie le sort de l’humanité au sien, devenant de facto la principale valeur-phare et le moteur de l’espèce. Comme l’échec du socialisme l’a montré, aucun pays ne pourrait échapper à son emprise et une démonstration d’allégeance au marché est aujourd’hui exigée de toutes les forces de la planète et des individus. Les rouages du capital l'exigent : les récalcitrants doivent se laisser entraîner ou être broyés.

Les derniers soubresauts de Cuba ou d’autres îlots de résistance montrent qu’un refus d’allégeance au capitalisme n’est presque plus envisageable. Les trafiquants de drogue ne pourraient laisser des marchés inexploités !

L’homme aurait-il donc décidé de vivre ou de mourir pour le capital ? Le drogué le plus intoxiqué peut pourtant se libérer s’il le veut vraiment !

L’argent acquis par presque tous les moyens devient cependant plus que jamais la principale valeur-phare de l’homme, la mesure des autres valeurs classées comme des exigences démesurées pour la majorité des hommes. L’essentiel des énergies de la planète est consacré à l’enrichissement personnel d’une minorité de privilégiés insatiables.

Une autre allégeance.

Des êtres capables de voyages cosmiques intègreraient notre planète à leur écosystème interstellaire et exigeraient légitimement une allégeance de l’homme à leur propre valeur-phare. Serait-elle meilleure que la nôtre ? Elle leur aurait en tous cas permis de survivre jusqu’à un stade plus avancé de milliers ou de millions d’années !

Un capitalisme prédateur.

Selon toute vraisemblance, un capitalisme porteur de violence ne permettra pas cette performance. L’homme devrait donc se préparer à accepter une allégeance cosmique, en se donnant par exemple une valeur-phare de survie qui lui permettrait de porter sa flamme de transcendance le plus loin possible dans l’univers.

mercredi 28 novembre 2007

NON ASSISTANCE A VIE EN DANGER

Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici 

Les racines de la conscience : Partant de l’hypothèse suivant laquelle la vie dans l’univers serait née du hasard, toute forme de vie existante serait apparue au terme d’une gestation qui aurait progressivement développé un instinct naturel de survie dans chaque espèce. Sans cet instinct, sa vie serait en effet condamnée à brève échéance. Les espèces qui n’auraient pu évoluer avec leur milieu auraient d’ailleurs disparu ou seraient en voie de disparition.

Un instinct de survie universel : L’instinct de survie est donc la première racine de conscience (ou d’intelligence), sur cette planète comme partout ailleurs dans cet univers. Le passage de l’instinct brut à l’amorce d’une conscience serait également dû au hasard. A ce titre, toutes les espèces, végétales, animales ou autres, sont potentiellement intelligentes, même si les espèces animales paraissent les meilleures candidates, en raison notamment d’une mobilité qui facilite les échanges et la socialisation.

D’une matrice à l’autre : Chez l’homme, le foetus quitte sa matrice individuelle (utérus) pour devenir autonome dans le monde qui l’attend. Mais ce monde-là n’est probablement aussi « qu’une matrice planétaire collective » dans laquelle l’espèce poursuivra une autre gestation vers une forme d'intelligence plus avancée, une matrice qu’elle devra sans doute se préparer à quitter en tant qu'entité autonome pour évoluer dans un autre monde.

Une sortie planétaire de l'espèce : En attendant cette sortie de sa matrice planétaire, l’espèce peut être vue comme une communauté de fœtus logée avec d’autres espèces (la faune, la flore) dans des compartiments de cette matrice dont elle est appelée à prendre la gestion : territoires, continents, océans, déserts, etc. En passant de l'utérus à la matrice planétaire pour fonder l'espèce, l’individu ne fait que changer de matrice en allant vers l’intelligence, le passage d’un compartiment de matrice à l’autre, ou d’une matrice à la suivante, correspondant à un progrès décisif dans l'acquisition de la conscience.

Nomadisme et intelligence : Parti d’Afrique, l’homme primitif est ainsi devenu nomade pour peupler la planète, un nomadisme qui représente bien un premier pas vers l’intelligence et la conscience. Partie globalement d’Europe, la civilisation a ensuite fait un second pas en explorant peu à peu toute la matrice planétaire grâce à ses caravelles.

Vers un nomadisme interstellaire : Avec la Mondialisation, l’espèce serait actuellement sur le point de quitter sa matrice planétaire pour entrer dans sa matrice stellaire grâce aux véhicules spatiaux, et d’autres matrices pourraient encore l'attendre (matrice galactique, etc.). Toutes ces matrices sont des écosystèmes vivants.

Force doit rester à la loi de la nature ! L’intelligence vient changer le jeu de l’évolution. Contrairement à un fœtus totalement inconscient dans sa matrice individuelle, l’espèce intelligente se substitue en effet peu à peu à la nature dans la gestion de sa matrice collective, domestiquant par exemple d’autres espèces et utilisant des ressources naturelles jusqu’alors inaccessibles.

Intelligence et conscience : Cette prise en charge de son destin implique pour l'homme une vraie prise de conscience de l’existence des différentes matrices gigognes qu’il doit gérer dans sa progression, et des conséquences de cette intervention sur la vie de ces matrices.

La vraie intelligence d'une espèce est une recherche de la perfection : s'appliquer à faire mieux que la nature (au pire pas plus mal) dans une « sous-traitance » de gestion du patrimoine. Dans le cas contraire, elle se met d’elle-même hors la loi en devenant prédatrice de son environnement (de sa matrice).
Une espèce qui se met hors la loi n’est pas vraiment intelligente et consciente puisqu’elle s’inscrit ainsi dans une perspective d’autodestruction des matrices successives qu’elle serait amenée à occuper : sa planète en premier lieu, mais aussi par la suite, le système stellaire, la galaxie et l’univers qu’elle considère comme de simples biens de consommation destinés à son seul usage.

Prédation et mort : La vie ne pourrait être nulle part sauvegardée avec une espèce prédatrice qui détruit à chaque fois la matrice qui l'accueille.



La nature devrait donc déjà reprendre ses droits. Mais une espèce hors la loi est aussi condamnée d’avance parce qu’elle se considère définitivement comme l’espèce la plus forte : elle n’envisage en effet même pas que d’autres êtres plus avancés de cet univers pourraient l’arrêter dans cette folle course et faire en sorte que les droits de la nature et de la vie soient rétablis.

La vie de l'humanité en danger : Face à une espèce hors la loi et potentiellement destructrice de la vie dans l'univers, un droit d’extermination serait légitime de la part de toute espèce plus avancée. L'homme détruit actuellement sa mère, la Terre. Serait-il épargné, lui qui n'hésite pas pour des motifs parfois futiles à sacrifier la vie du foetus à son seul profit ?

Nous ne pouvons poursuivre dans cette destruction de notre planète. Une trop longue indifférence de la part d'une espèce plus avancée qui nous observerait pourrait d’ailleurs être considérée par d'autres encore plus avancées comme une forme de non-assistance à vie universelle en danger ! En toutes circonstances, force restera à la loi de la nature : La survie d’une intelligence universelle commande l’élimination des espèces destructrices de leur matrice ! (« Les mauvaises herbes doivent être un jour arrachées ! »)

Le respect des droits de la nature fait partie de l’instinct de survie de toute espèce intelligente. Elle doit conforter toutes les formes de vie des matrices gigognes qu’elle est appelée à gérer dans sa progression vers la conscience.

Ce respect de la vie implique déjà le respect de la vie de ses semblables puisque l’espèce doit en premier lieu assurer sa propre survie. Une simple survie ne pourrait cependant suffire en la matière. Il s’agit de former une espèce humaine forte et épanouie, une espèce saine et capable, comme le fœtus, de sortir de sa matrice planétaire le moment venu. Et cette sortie ne pourrait être réservée qu'à des privilégiés. Elle ne pourrait se faire que dans la communion de l’espèce tout entière. Toute autre tentative serait vouée à l’avortement. Mais l’homme veut-il vraiment survivre ?




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