par Ariste
(L'homme mise sur le triomphe universel de la force en excluant le surnaturel : c'est en effet nier l'existence de toute conscience ou civilisation de voyageurs interstellaires le dépassant en science et surtout en sagesse, mais qui "aurait le mauvais goût" de ne pas se dévoiler devant un prédateur tel que lui. Il confirme d'ailleurs son choix chaque jour par sa violence planétaire envers les plus faibles. )
Une humanité piégée ?
Aurions-nous déjà été visités par des extraterrestres ? Les media placent souvent l’étoile la plus proche près de Saturne alors qu’elle est des dizaines de milliers de fois plus éloignée. Un automate actuel n'y parviendrait qu'au bout de dizaines de milliers d’années et un vaisseau habité classique n'est pas encore envisageable. Mais la science et la technologie n'ont certainement pas dit leur dernier mot.
Nos surplus annuels de population ne pourront cependant aller coloniser d'autres planètes avec des hommes faits de chair et de sang, et face à un enfermement planétaire qui semble la condamner d'avance (Interview d'André Lebeau, ex-Président du CNES), l'espèce ne survivra que par une expansion dans le Cosmos, comme nous le rappelle aussi Stephen Hawking. La Terre est donc un œuf planétaire en voie de pourrissement et la sortie de l'humanité doit alors être préparée avant qu'il ne soit trop tard. Tout œuf peut en effet finir ainsi, mais un poussin peut aussi sortir d'un oeuf bien couvé. Un être nouveau ne pourrait-il également naître de même d'une coquille terrestre épuisée ?
Un reflet virtuel de l'homme et sa métamorphose
Comment une humanité de plus en plus nombreuse et vorace pourrait-elle éternellement exister dans un oeuf planétaire qui s'épuise, comme on le prétend jusqu'ici ? L'entropie croissante (degré de désordre) d'un système isolé lui commande de se consacrer, toutes affaires cessantes, à une éclosion cosmique de l'espèce vers une autre forme d'existence, une métamorphose lui permettant de continuer à vivre. Elle doit se donner les moyens de "casser sa coquille" en se métamorphosant en une espèce composée d'êtres capables de transcendance. Elle en a encore potentiellement les moyens.
Après de récents succès (robotique, médecine...), la science pourra à terme rendre artificiels tous les organes pour donner à l'homme une performance surhumaine (surnaturelle !) : vue, ouie, odorat, goût, tact... et de nouveaux sens (électromagnétiques, optiques, etc.). Une association optimale de composants conduira finalement à une élimination des organes eux-mêmes. Des systèmes (digestif, respiratoire, etc.) optimisés autoriseront sans doute un passage direct des nutriments dans le sang (alimentation électrique?) : un sang réduit à l'irrigation d'un cerveau toujours naturel dmeurant greffé en attendant son tour sur un corps devenant quant à lui totalement artificiel.
La réalisation d'un cerveau artificiel sera facilitée par un savoir lui-même déjà culturel, et une hominisation contrôlée de primates donnerait à l'homme l'expérience requise pour avancer vers l'artificialisation intégrale de l'individu. Des chercheurs parlent d’une simulation du cerveau dans cinquante ans, mais après l'étape intermédiaire apparemment inéluctable de l'homme bionique, la science finira par intégrer les données de l'individu en un être virtuel et nomade évoluant dans un monde de "miroirs artificiels". Tous les sentiments humains, et jusqu'aux plus intimes (confort/malaise), ressentis plus ou moins intensément à l'occasion d'une expérience particulière traduisent l'entrée en résonance du cerveau de l'individu avec "une petite musique plus ou moins semblable" déjà entendue en d'autres circonstances. Avec un cerveau génétiquement déjà bien doué encore enrichi et "étalonné" par la vie courante, chaque nouvelle expérience aussitôt traduite par "sa propre petite musique" sera donc mieux gérée artificiellement dans des archives individuelles ou collectives accessibles à distance par un être digitalisé. L'enrichissement de ces archives elles-mêmes dépendra donc toujours de l'expérience réellement vécue, là encore, individuellement ou collectivement.
Un être digitalisé ("digitosapiens ou digithomme") "fera donc entendre sa petite musique de vie " par sa résonance cosmique relayée dans un environnement préalablement aménagé : des "clins d'oeil" intelligents échangés d'un "miroir" à l'autre, tantôt dans des archives de gestion et d'analyse, tantôt dans des trains d'ondes ou des réseaux (ex. Internet) en communion avec d'autres semblables ou des robots en intervention : en milieu hostile, sur Terre, sur des corps célestes, en orbite... Une civilisation de digithommes rassemblée dans des essaims cosmiques pourrait ainsi devenir de plus en plus virtuelle, dans une existence collective alors indispensable à la survie même d'une humanité transcendée. (Avec Internet, un "brouillon d'être virtuel" préalablement réalisé par l'individu pourrait déjà le représenter après sa mort biologique. Ce représentant potentiellement immortel resterait toutefois inachevé sans une ascendance cosmique seule en mesure de détenir toutes les données d'origine de l'espèce depuis son origine : une grâce dont l'humanité ne pourrait donc bénéficier si elle est la plus avancée de l'univers, mais qu'elle pourrait toutefois accorder à des primates qu'elle hominiserait. En transmettant ainsi généreusement l'intelligence à ces derniers sans être elle-même certaine de l'avoir reçue d'une espèce mère précédente, elle grandirait encore son mérite auprès de toute Transcendance malgré tout existante, mais naturellement tenue à la discrétion la plus absolue envers elle.)
Une métamorphose artificielle permettrait une réduction constante de la population terrestre par communion virtuelle de conjoints suivant un modèle lego de poupées russes, les partenaires disparaissant alors pour faire place à un homme transcendantal. Fruit de la synthèse des cerveaux de deux individus virtuels (digithommes) mariés suivant des critères de choix traditionnels (amour, goûts communs...), le transcendantal serait plus optimal que deux conjoints existant séparément. Cette transcendance serait un peu à l'image des organismes unicellulaires qui s'étaient associés au début de la vie terrestre pour former des organismes plus complexes, et le commandement biblique : "croissez et multipliez !" s'inverserait alors pour devenir "Communiez et décroissez en population !" : une décroissance associant des partenaires de plus en plus nombreux dans des transcendantaux vivant dans des essaims humains installés sur terre ou dans l'espace. Cette communion serait potentiellement ouverte à des semblables extraterrestres pareillement mutés. Intégrables dans des faisceaux d'ondes, des "Sapiens Transcendantaux" seraient en effet potentiellement présents partout. Mais le respect du Silence Cosmique exige déjà de répondre aux critères de bienveillance requis pour de tels rendez-vous de communion interstellaire avant un accès de l'homme au Monde Transcendantal.
Cette mutation de la pensée mènerait à l'infini à une Conscience Gigogne Universelle (Dieu pour les croyants) constituée de lego stellaires, interstellaires, galactiques... semblablement emboîtés. Des sauts transcendantaux conduiraient ces êtres de synthèse à la recherche de semblables en vue d'une communion dans des mondes toujours plus complexes.
L'existence de nomades ayant acquis une forme de vie gigogne et virtuelle ouvrirait à l'homme d'autres perspectives, et cette métamorphose intervenant après une évolution naturelle n'est pas en contradiction avec une évolution darwinienne de la vie. L'artificiel pourrait n'être qu'un outil d'une transcendance née de la nature, ou le contraire : pourquoi vouloir trancher ? De même qu'elle a pu montrer après Wegener que les côtes de l'Amérique du Sud et de l'Afrique s'emboîtaient dans un puzzle terrestre initial, la science pourrait découvrir que la conscience humaine "s'emboîte" aussi dans la matrice gigogne d'un puzzle de conscience universelle dont la construction serait déjà depuis longtemps, sinon depuis toujours, commencée. Une construction à laquelle l'homme serait naturellement invité à participer en se transcendant.
Cette vision de l'homme et du Cosmos sera sans doute qualifiée de transcendantale, mais l'homme doit effectivement se transcender, c'est-à-dire se dépasser, pour survivre. Il doit tenter cette transcendance en investissant dans une communion de l'espèce dans la paix au lieu de la rechercher dans une prédation (la guerre, la consommation...) qui le mène à sa perte.
Un Mur de Silence Cosmique Providentiel
L'homme se dit prêt à accepter l'existence d'êtres plus avancés, mais son comportement parie sur sa prééminence cosmique qui est en elle-même porteuse de violence. Il aurait tout à gagner, et rien à perdre, à faire l'autre pari (pari de Pascal) qui représente déjà une forme d'assurance-vie, même si l'assurance peut sembler inutile tant qu'il n'y a pas eu sinistre. L'Occident impérialiste n'a édifié qu'une mafia d'oligarchies (media, économie, etc.) qui s'est octroyée la quasi totalité des moyens d'intervention, laissant des citoyens castrés comme des eunuques, leurrés par un mirage de rattrapage de l'Ouest qui exigerait déjà la colonisation de 3 à 6 planètes. Un piège cosmique se referme sur l'espèce qui gaspille son énergie pour les caprices des enfants gâtés d'une oligarchie planétaire. Même si cette prédation n'est pas la seule cause des problèmes rencontrés, elle épuise les ressources mesurées d'un écosystème qui ne peut éternellement soutenir l'espèce. Si l'épuisement actuel de notre planète doit être freiné, il pourrait aussi relever d'une pratique de "jachères cosmiques" réalisée en transcendance comme en agriculture, comme le confirmeront peut-être des "cadavres" de planètes solaires. Quoi qu'il en soit, l'humanité n'a pas à épargner son énergie "pour sauver sa planète" comme on le clame trop facilement, mais pour se sauver elle-même en se donnant le temps de préparer sa survie par une sortie interstellaire. Après plus de 50 ans, la recherche sur la vie dans l'univers est dans l'impasse, mais le problème à résoudre reste le même que celui qu'auraient déjà résolu des voyageurs : Comment protéger et perpétuer une conscience cosmique potentielle ou déjà existante ?
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Face au Silence Cosmique, l'homme prédateur écarte toute intervention extraterrestre dans son évolution, se disant en sortant de plus belle ses griffes que des prédateurs plus forts que lui seraient déjà là s'ils existaient. Mais qu'en serait-il s'il s'agissait cette fois d'êtres bienveillants attendant de sa part un comportement réciproque ? Leur bienveillance et leur conscience ne leur laisseraient pas d'autre choix que de rester dans l'ombre pour constater un comportement bienveillant ou non de la bête que serait pour eux un homme moins avancé de milliers ou de millions d'années. Ils auraient en effet prévu qu'une présence étrangère potentiellement dangereuse le rendrait agressif ou hypocritement soumis, une attitude bien éloignée de celle attendue.
En l'absence de traces de voyageurs, deux seules hypothèses, dont une vraie :
1) Evasion interstellaire impossible : Les espèces naissent donc, vivent et meurent dans leurs écosystèmes. "Les vivres venant à manquer, l'équipage du petit navire planétaire" se réduira donc toujours aux plus forts amenés à manger, comme le dit naïvement la chansonnette, des lots d'exclus attendant en fond de cale après "un choix truqué de courtes pailles hypocritement institué". Ce scénario est d'actualité avec le capitalisme : un génocide alimentaire et sanitaire des plus faibles planétairement entretenu. La décadence actuelle (climat, ressources, guerre et désordre, etc.) annonce donc une mort programmée de l'espèce... jusqu'au dernier grand privilégié, un fier capitaine sombrant le dernier avec son navire et son pavillon.
2) Evasion interstellaire possible : Un homme économe pourra donc s'évader. D'autres espèces auraient eu cette sagesse, et il n'a lui-même pas d'autre choix. Fermi s'est alors trompé : le Silence Cosmique annonce l'existence d'un impérialisme bienveillant et discret de nomades protégeant les espèces encore enfermées contre des colonialistes cosmiques qui ne manqueraient pas pour notre malheur de "redécouvrir un jour l'Amérique". Des voyageurs bienveillants n'auraient que ce voeu de silence pour alerter les plus faibles capables de conscience. Pour une évolution de progrès, le "maître" aidera discrètement "l'apprenti" à acquérir sa sagesse en restant à une distance croissant avec son avance, jusqu'à l'invisibilité et l'absence apparente (Dieu, le voyageur, etc.). L'humanité renaîtra alors collectivement en entité transcendantale, toute oligarchie ou élite la mènant à sa perte.
Ethologie et discrétion cosmique : Cette noblesse de discrétion est d'ailleurs cohérente avec un Silence Cosmique providentiel que de premiers voyageurs éthologues ne
pourraient vouloir rompre, et encore moins laisser inexploité. Tout en restant prudemment discrets en franchissant la frontière interstellaire, ils ne pourraient rester passifs face à des espèces potentiellement menaçantes comme l'humanité lors d'une prochaine évasion. Le Mur du Silence Cosmique se révèlerait une protection providentielle toute trouvée contre les invasions barbares, car contrairement à d'autres murs et rideaux de fer difficiles à construire et à garder (murs d'Hadrien, d'Israël et de Berlin, Muraille de Chine, Ligne Maginot, Rideaux de fer européens et américains de l'impérialisme actuel, etc.), "cette fortification universelle" de protection transcendantale existe déjà. Premiers ou derniers à la découvrir, des voyageurs conscients et bienveillants se garderaient donc bien de la casser en rompant prématurément le Silence Cosmique.
pourraient vouloir rompre, et encore moins laisser inexploité. Tout en restant prudemment discrets en franchissant la frontière interstellaire, ils ne pourraient rester passifs face à des espèces potentiellement menaçantes comme l'humanité lors d'une prochaine évasion. Le Mur du Silence Cosmique se révèlerait une protection providentielle toute trouvée contre les invasions barbares, car contrairement à d'autres murs et rideaux de fer difficiles à construire et à garder (murs d'Hadrien, d'Israël et de Berlin, Muraille de Chine, Ligne Maginot, Rideaux de fer européens et américains de l'impérialisme actuel, etc.), "cette fortification universelle" de protection transcendantale existe déjà. Premiers ou derniers à la découvrir, des voyageurs conscients et bienveillants se garderaient donc bien de la casser en rompant prématurément le Silence Cosmique.
La frontière interstellaire devrait donc rester infranchissable tant que l''homme n'aura pas démontré sa bienveillance (envers ses semblables, la faune, la nature...) à des gardiens d'un Mur de Silence d'autant plus exigeants qu'ils sont invisibles et silencieux. Tout doute sur leur existence ne l'épargnerait pas d'un choix d'allégeance : s'ils existent, elle leur est dûe sous peine de mort par autodestruction sans qu'ils interviennent ouvertement; s'ils n'existent pas encore, il faut vite se retrancher derrière ce Mur Providentiel pour exiger l'allégeance de tous les futurs candidats au voyage et ne pas permettre la création d'un enfer universel. La responsabilité des candidats au voyage est engagée et tout débat sur l'existence ou non de ces gardiens est aussi futile que celui tenu jadis à Constantinople sur le sexe des anges : De même qu'un Père Noël mythique apprend à l'enfant à grandir sagement, l'homme doit apprendre à se transcender par une allégeance préalable à des gardiens existants ou non. Pour la survie de l'espèce et de l'intelligence universelle, il doit se préparer à devenir lui-même gardien du Mur, comme tout père ravi d'endosser le moment venu l'uniforme du Père Noël : son franchissement de la frontière est la reconnaissance d'une Transcendance attendant un respect sans faille de Lois Cosmiques fondées sur la conscience, et non sur la violence et la force (militaire, économique, etc.), comme avec les élites terrestres.
Une menace d'Apocalypse pour l'humanité !
Si les désirs des enfants trop gâtés conduisent trop souvent leurs parents à une malveillance certaine envers autrui, les désirs des privilégiés conduisent aussi l'humanité à une grande malveillance envers les besoins les plus vitaux de ses enfants déshérités et envers la vie terrestre en général (la faune, la flore, l'écosystème). L'homme montre ainsi au Cosmos un visage de prédateur que seuls des voyageurs malveillants pourraient vouloir fréquenter. Des voyageurs anoblis ne se laisseraient pas tromper par un homme resté obstinément prédateur, et il faudrait s'en inquiéter s'il nous parvenait une réponse à nos faux appels à la paix adressés tous les jours au Cosmos (NASA, SETI, etc.). Une telle réponse à nos messages qui ne sont en effet jusqu'ici que des leurres annoncerait plutôt que la frontière terrestre est ouverte à des superprédateurs cosmiques (tels que l'homme) que des vrais messagers de paix auraient jusqu'ici tenus planétairement enfermés par pure bienveillance. L'espèce abandonnée par la transcendance devrait alors se préparer à une Apocalypse qui éliminerait d'un seul coup la menace de malveillance terrestre (et extraterrestre) envers toute conscience cosmique. Les prédateurs de la vie universelle s'élimineraient ainsi mutuellement sans que les bienveillants interviennent pour autant directement dans leurs affaires.
Notre recensement cosmique appelant tous les voyageurs extraterrestres à venir prouver leur existence devant l'homme en se dévoilant est irrecevable, tout aussi injustifié que celui de l'impérialisme romain en Israel au début de l'ère chrétienne. Pourquoi une éventuelle population extraterrestre devrait-elle venir pointer auprès d'un prédateur terrestre qui ne cache d'ailleurs pas son extrême violence dans tous les domaines, y compris dans le cosmos ? Cette prétention de l'homme face à d'éventuels visiteurs de passage plus avancés est typique d'un comble d'arrogance cosmique ! Manqueraient-ils de visibilité, ou lui de clairvoyance ? Il les imagine toujours avec des moeurs quasi humaines et seulement des vaisseaux et des gadgets un peu plus performants... Mais si la conscience est uniformément répartie, sa part terrestre sur la part universelle est égale à la masse du système solaire sur celle de l’univers, soit une conscience presque totalement extraterrestre. Des visiteurs de passage seraient en cette occasion des messagers d'une transcendance cosmique porteuse de paix universelle : la seule prétention de l'homme à une singularité est donc en elle-même déjà dérisoire. Si les derniers venus au voyage pourraient communier avec un homme anobli, les voyageurs interstellaires les plus avancés auraient sur l'homme une avance considérable, et à l'image des virus longtemps ignorés en raison de leur petitesse, ils échapperaient cette fois à son observation en raison de leur grandeur. Des êtres plus avancés de milliers ou de millions d'années se seraient affranchis des contraintes matérielles, et une éthique cosmique d'éveil des sédentaires encore barbares les porterait à ne pas laisser des traces provocatrices de leur existence.
L'homme ne pourra donc jamais leur demander de se dévoiler tant qu'il ne se sera pas lui-même anobli en leur démontrant concrètement sa volonté de paix !
Une transcendance artificielle de l'humanité : L'observation a dévoilé des secrets de l’univers. L’homme a ainsi déterminé que la mort d’une étoile est programmée, la formation d’un système planétaire de même, etc. Bref, qu’il existe des étapes majeures dans l’évolution d'un système, chaque étape (naissance ou mort, etc.) n’intervenant qu’après la réalisation de certaines conditions. Il pourrait en avoir été de même dans l’évolution d’une conscience universelle, et l’intelligence de l’homme pourrait alors servir de mesure dans l’exploration d’un univers de conscience à découvrir. Chaque pas vers la conscience a sans doute exigé une condition spécifique à remplir par l’espèce : l'invention des premiers outils, la découverte de l’agriculture... La récente conquête de l’espace représenterait une autre condition spécifique, l'exploration du système solaire étant impossible sans elle. Mais ce dernier pas est insuffisant pour une exploration galactique, les voyages restant inaccessibles à des êtres biologiques en raison des conditions requises pour le maintien de la vie à bord. Le Silence Cosmique cache sans doute une assurance, une couverture extraterresre de protection des espèces encore barbares ("oeuf planétaire couvé"). Avec une évolution contrôlée, les planètes habitées seraient des "garderies cosmiques" pour des espèces moins avancées. Seule une existence virtuelle libèrera l'humanité de son enfermement planétaire et stellaire.
Tout en économisant ses ressources pour sa métamorphose, l'homme pourrait s'apaiser devant leur épuisement, l'oeuf terrestre étant sans doute destiné à devenir un cadavre cosmique comme d'autres planètes (Mercure, Mars, etc.). En devenant nomade cosmique, il ferait un pas décisif vers la découverte d'un principe anthropique fort. Les lois de survie révélées par le Mur du Silence sont en effet trop propices à l'éclosion et à la protection d'une conscience cosmique pour être dues au seul hasard.
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