Introduction

L'écosystème est épuisé par une malveillance au profit d'une oligarchie de grands prédateurs qui exterminent furtivement les plus faibles : la faune, la flore, le semblable démuni. Tout voyageur interstellaire bienveillant s'opposera donc à un homme malveillant (et planétairement enfermé/ ref. André Lebeau), assez fou pour assécher une source précieuse de vie avant même d'en découvrir une autre dans l'univers : Œil pour œil, dent pour dent" ! Comme tout paysan prévoyant face aux plantes et bêtes nuisibles, le nomade cosmique combattra une peste terrestre ! Potentiel voyageur, un homme déjà furtif lui interdira-t-il toute furtivité ? Ses appels de prédateur (NASA/SETI, GEPAN, etc.) ne cacheront pas un surarmement terrestre de défi cosmique à des voyageurs plus avancés et par noblesse encore plus furtifs que lui pour lui apporter s'il le veut bien une paix honorable et bienveillante ! Seule une démonstration de responsabilité collective sauvera un homme qui ne pourra longtemps rester "sourd et non aligné" face à un silence cosmique l'appellant à l'allégeance : "Qu'il s'anoblisse ou qu'il meure " ! Tout contact extraterrestre serait autrement celui d'un Jugement dernier.

mercredi 4 novembre 2009

Le malentendu cosmique de Fermi


Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici 

Le Paradoxe ou pari fou de Fermi : un simple malentendu ?

Notre seule galaxie compte entre 100 et 400 milliards d'étoiles, et avec une moyenne de 4 planètes par étoile (8 pour le Soleil), la seule Voie Lactée aurait ~800 milliards de planètes. A raison d'une planète habitable sur 10.000 ou plus, notre galaxie à elle seule compterait encore des millions de foyers où la vie aurait pu naître. Il y a probablement plus de 100 milliards de galaxies dans l'univers.


Devant ces chiffres astronomiques, le savant et prix nobel de physique italien Enrico Fermi s'était étonné de l'absence de traces extraterrestres sur notre planète et dans le système solaire. Il apparaît en effet peu vraisemblable que la vie n'ait pu naître que sur notre planète, dans une galaxie qui contient déjà des étoiles plus âgées que le Soleil de milliards d'années. Des civilisations plus avancées de nomades interstellaires l'auraient "colonisée" en quelques dizaines de millions d'années, pensait Fermi, un temps insignifiant vu l'âge de l'univers (~13,6 milliards d'années). Pourtant, on ne rencontre pas d'extraterrestres sur Terre. Mais où sont-ils donc ?

Tel est le "Paradoxe", ou plutôt le Malentendu Cosmique de Fermi. Ce constat d'un Silence Cosmique bien réel n'a en effet rien de paradoxal, comme il n'est pas paradoxal que le citoyen ordinaire ne cotoie pas l'oligarque : ils ne fréquentent pas le même milieu, n'ont pas les mêmes sujets d'intérêt... Pourtant, l'oligarque existe ! Le silence cosmique n'autorise que 2 hypothèses : des visiteurs capables de voyages n'existent pas, ou ils ne tiennent pas à nous cotoyer, tout comme les oligarques pour le plus grand nombre. La discrétion est toujours une attitude de réserve face à des valeurs différentes chez l'autre. Si la discrétion de l'oligarchie est cohérente avec des valeurs basées sur la force, celle de voyageurs invincibles le seraient sur d'autres valeurs.

Mais malgré ces données et avec une foi de prédateur sûr de lui, l'homme fait ce pari fou qu'il ne ferait jamais dans aucun autre domaine (économie, statistiques, défense, science...) : comme le joueur de tiercé misant sur un cheval non engagé dans la course, il exclue l'hypothèse que des nomades plus avancés de milliers d'années pourraient définitivement échapper à sa science en ne faisant jamais que maintenir cette avance. Ils ne pourraient manifestement se dévoiler que s'ils étaient séduits. Cette foi de l'homme dans sa science n'a donc rien de rationnel.

Une évidence occultée par le Paradoxe de Fermi : seuls des prédateurs débarqueraient au milieu d'une humanité prédatrice. Avec une foi toute religieuse, Fermi s'attendait naïvement à trouver des traces de prédation cosmique dans notre Système Solaire, comme celles laissées par les barbares de la colonisation terrestre. Cette absence de traces n'exclue pas en effet l'existence de voyageurs "civilisés" n'en laissant aucune en restant dans l'ombre face à toute vie moins avancée : un comportement respectueux d'observateurs responsables et bienveillants qu'il faudrait prendre pour modèle. Les données objectives (population stellaire, silence cosmique propice, distances considérables, absence de traces...) sont cohérentes avec l'existence de tels nomades. Une éthique cosmique rationnelle voudrait de plus qu'ils n'auraient pu survivre en tant que prédateurs et qu'ils devraient précisément rester discrets envers les moins avancés, ce qu'aurait déjà dû faire l'homme dans ses contacts avec les moins avancés exterminés ou colonisés. Pourquoi vouloir "retrouver ses clés cosmiques perdues sous le seul lampadaire" éclairé par un homme obstiné dans son comportement suicidaire de prédateur ?

Le Paradoxe de Fermi est donc au mieux un malentendu. Mais à côté d'autres crimes dont la dénonciation conforte l'anticommunisme de l'idéologie dominante (Shoah, Goulag soviétique, Khmers Rouges...), Fermi le conforte aussi en maintenant un homme prédateur au centre de tout, conformément à l'individualisme capitaliste. Une trop longue addiction à la prédation écarte l'humanité de l'hypothèse cosmique la plus probable : l'existence de voyageurs interstellaires bienveillants et respectueux d'un silence cosmique invitant chacun à faire de même pour se prouver une mutuelle bienveillance.

Une stratégie de séduction cosmique est donc toute trouvée pour toute espèce qui voudrait leur plaire : des voyageurs ne pouvant être que bienveillants et discrets, la violence de l'homme est une maladie infantile qu'il doit guérir avant tout contact.


Des hôtes vraiment souhaités ont déjà leur place déjà réservée, nous rappelle le silence cosmique. De tels hôtes resteront par conséquent dans l'ombre tant que l'humanité ne s'apprêtera pas vraiment à les accueillir. Alors qu'un homme prédateur négocierait avec tout prédateur cosmique sur le commerce, la science, la philosophie..., il n'y aurait rien à négocier avec des hôtes bienveillants qui l'invitent à sortir du monde animal avant tout contact ! Le débat sur la présence ou non de voyageurs est aussi inapproprié que celui des chrétiens sur le sexe des anges devant Constantinople assiégée : un débat tout aussi futile, alors que des "assaillants extraterrestres ne seront conquis et prêts à se rendre" que par une bienveillance terrestre indiscutablement démontrée envers la nature et envers nos semblables. Le langage d'un homme diplomate voulant seulement conclure provisoirement ou prolonger une guerre de l'espèce contre la vie (von Clausewitz) est pour eux irrecevable. Rechercherait-on un compromis avec la Mafia sans appartenir soi-même à une autre Mafia ? On la réduit, ou on s'en protège en attendant de mieux faire ! Des voyageurs bienveillants voudraient aussi mieux faire avec une humanité résolument engagée sur le chemin de la conscience cosmique. Mais une espèce restée inconsciente ne peut comme la bête comprendre que le langage des faits : celui d'un silence cosmique sans compromis annonçant qu'elle est sous une protection intelligente qu'elle doit reconnaître.


Le Silence Cosmique annonce une Transcendance au moins potentielle (Etre, civilisation...) naturelle ou non, que l'homme lui-même peut d'ailleurs faire naître s'il est comme il le croit jusqu'ici l'être le plus avancé dans l'univers. De quoi parle-t-on ? D'une Transcendance Cosmique, de Dieu traduiraient aussitôt les croyants, en accord toutefois avec tous les hommes pour un pari cosmique "a minima" de foi dans l'avenir, c'est-à-dire dans l'existence au moins potentielle d'une espèce plus avancée de quelques milliers d'années et capable de voyages interstellaires. Au Casino Cosmique, l'humanité pourrait ainsi miser petit pour s'enrichir au-delà de toute espérance. "Sire, je n'ai pas besoin de l'hypothèse de Dieu" pourrait répéter Laplace à Napoléon ! Et comment dès lors ne pas saluer d'avance la réussite de voyageurs qui auraient déjà fait ce que l'homme devrait raisonnablement faire ? Partant vaincu d'avance, le silence cosmique lui annonce d'ores et déjà que seuls des vainqueurs bienveillants pourraient venir et que la frontière extraterrestre n'a donc pas à être fortifiée, mais sereinement préparée pour leur accueil. Parions donc sur eux et avec eux plutôt que sur un homme superprédateur cosmique !

Des voyageurs interstellaires voués au silence auraient déjà fait plus de la moitié d'un chemin de paix terrestre en misant sur un homme assez intelligent pour parier sur leur existence. Seule une humanité sortie du monde animal et devenue par là séduisante peut les libérer de leur Voeu de Silence. Une espèce devenue consciente de la grandeur de ce Silence ne peut que rechercher la communion, et l'humanité doit se préparer dans l'allégresse et la vigilance pour cette entrée dans un Monde de Paix, un monde sans prédateurs ni proies. Le grand ménage planétaire doit donc commencer, et comme pour tout banquet ou cérémonie officielle, la maisonnée terrestre doit nettoyer les lieux et s'apprêter pour une digne réception d'hôtes de marque alors séduits. Sans cette communion cosmique, la démence de l'espèce la conduira à son autodestruction, à travers des crises répétées (écologiques, sociales, guerrières, économiques...) qui ne sont que des métastases de plus en plus nombreuses d'un cancer déjà bien avancé.


Un saut attendu de l'homme dans un univers transcendantal

Avec un individu potentiellement digitalisable déjà annoncé par la science, une humanité acquise à la sagesse ne serait plus appelée à disparaître : métamorphose artificielle d'un homme allant vers la perfection en vue d'une communion cosmique (mariage de cerveaux). Sorti du Big-Bang, l'espèce ferait ainsi un autre saut de transcendance vers un monde de nomades prêt à l'accueillir ou à édifier par elle-même si elle est la plus avancée : un objectif plus noble que celui d'une oligarchie de perfection dans le Mal qui se prépare à naître. C'est un pari cosmique dont voici des atouts pour gagner :

1 - Un doute cosmique irréductible : La vie peut être répandue dans l'univers, mais notre espèce peut ausi être la plus avancée, ou la seule. Ce doute imposé par un Silence qui l'invite à se dépasser est un cadeau naturel, ou une grâce extraterrestre.

2 - Un modèle de protection cosmique : Sans la frontière du silence cosmique, des prédateurs s'extermineraient mutuellement en accédant au voyage interstellaire : les premiers à s'évader auraient en effet une avance insurmontable sur leurs voisins encore planétairement enfermés si un Silence complice ne les invitait pas à imposer "un impérialisme discret" de sagesse plutôt qu'une colonisation. Sous réserve cependant d'une égale allégeance envers d'éventuels précurseurs invisibles et silencieux qui pourraient malgré tout exister ! Ce doute nourri par les aînés sur leur existence incitera les candidats au voyage à faire eux aussi ce pari intelligent de respect de la vie. Si ce modèle de protection universelle de l'intelligence n'est pas un cadeau naturel, c'est alors une grâce extraterrestre.

3 - Un modèle de respect cosmique : Les sociologues déplorent l'absence d'une approche discrète et réservée de respect des "civilisés" envers des semblables primitifs, ou même envers la faune. Un silence cosmique confirmant ce respect des voyageurs envers des sédentaires appelés à devenir des semblables est cohérent avec leur condamnation de la prédation des déshérités par leurs semblables privilégiés. Si ce respect cosmique n'est pas un cadeau naturel, c'est une grâce extraterrestre.

4 - Un appel à la communion cosmique : Face à un capitalisme planétaire prêt à tout en s'acharnant à détruire un communisme même exangue jusqu'à la dernière pierre (Cuba !), des voyageurs seraient aussi prêts à imposer leur modèle de bienveillance dans leur espace maîtrisé : une réserve universelle de transcendance ne serait pas moins préservée qu'un espace de prédation capitaliste ! Un homme artificiel capable de partage de biens spirituels pourrait donc s'y aménager une entrée : à condition de ne pas faire comme " Ali Baba " que la découverte d'un trésor transforme aussitôt en prédateur. Plutôt que quarante voleurs, une version plus morale de ce conte philosophique pourrrait mettre en scène quarante grands sages voulant éprouver la sagesse d'Ali Baba. Voulu ou non, le silence cosmique est un défi à la sagesse et à l'intelligence de l'homme, un trésor d'un patrimoine universel qui serait préservé par des voyageurs intelligents. A la frontière extraterrestre, la formule "Sésame ouvre-toi" devient dans cette hypothèse "Entrée Interdite aux Prédateurs" ! Si ce modèle de monde sans prédateurs ni proies n'est pas un cadeau naturel, c'est une grâce extraterrestre.

Grâces ou cadeaux de la nature, ce choix relève de la conviction de chacun, d'une façon à soi de reconnaître cette transcendance en puissance que représente déjà l'homme. Si tous les hommes ne pensent pas être nés d'une perfection, tous devraient s'accorder pour aller vers elle. Mais ces Biens doivent être cultivés en communion pour sortir d'un monde qui dénature tout par une culture délibérée de l'égoïsme. Face à une présence de traces de prédation terrestre aussi bien qu'à une absence de traces de prédation cosmique pourtant propice à la transcendance, le bûcheron Ali Baba devient voleur prédateur et le savant Fermi grand prédateur-fossoyeur à Hiroshima ! Aucun gardien du silence cosmique ne se laissera séduire en libérant de l'enfermement planétaire des êtres aussi dangereux pour la vie toute entière. L'homme restera en prison tant qu'il n'aura pas renoncé à la prédation, et cette prison elle-même ne sera pas indéfiniment protégée pour une vie durable.

Une "dérive de transcendance"

Ces Dons ou Grâces dessinent un puzzle virtuel de plaques de conscience épousant les contours d'une insertion de l'espèce dans un cosmos intelligent, comme les côtes de l'Afrique épousaient celles de l'Amérique pour "Wegener et la dérive des continents". Ce puzzle révèle une "plaque humaine" larguée d'un continent de conscience cosmique, "une arche de survie" assurant protection et respect à une intelligence semée en vue d'un retour vers une Transcendance ainsi renouvelée. La vie restant un pari, un privilégié intelligent imposerait-il encore à l'espèce son modèle de prédation devant ce dessein cosmique ? Il est appelé à s'investir à sa manière dans ce choix de non-violence où celui qui refuse de choisir se condamne. L'homme doit apprendre par sa transcendance que tout ne peut pas être acheté : Les conditions de sa survie ne sont pas négociables.

(Shakespeare et la transcendance : Une blague entendue récemment annonçait une vérité : tout est contestable. Il s'agissait d'un parfait sosie de Shakespeare né de même nom, même jour, même vie et expérience... qui aurait été le vrai génie ! La transcendance serait-elle (ou habiterait-elle) la face cachée de l'univers, sa masse invisible (~85% du total d'après la science) ? L'iceberg a aussi deux faces, l'une visible par les hommes et l'autre (~90%) par les poissons. "Le Silence Eternel des espaces infinis m'effraie" disait Pascal qui vivait dans une société qui ne pouvait comprendre la grandeur véritablement cosmique de ce Silence, un Pascal qui resterait effrayé devant un Mal que l'homme nourrit avec encore plus d'acharnement actuellement.

Transcendance ou miroir de conscience : L'homme parie sur la solitude d'un être ne visant qu'à l'expansion interstellaire de son entreprise de prédation - BusinessAsUsual.Universe. Son pari gagné ou perdu, un enfer l'attend :

- Pari gagné : un enfer édifié par un homme seul à qui incomberait la gestion d'un univers sans transcendance, peuplé de prédateurs en herbe issus ou non de sa propre lignée. Il apprendrait alors un peu tard qu'il aurait dû miser sur une place de premier grand voyageur respectueux du Silence Cosmique.

- Pari perdu : un enfer dû à une obstination le conduisant à son autodestruction sous les yeux d'une transcendance qu'il n'aura pas reconnue et qui n'interviendra donc jamais.

L'arbuste et l'enfant : Les aînés savaient dire avec tendresse que les chemins qui mènent à l'ordre sont plus difficiles à prendre que ceux du désordre, mais que l'ordre et la beauté du monde révèlaient que le Bien a toujours triomphé d'un Mal prêt à renaître. Avec des images et des mots démodés, une de leurs leçons de morale comparait l'enfant et l'arbuste : ils devaient pousser droit en se laissant guider par la sagesse du planteur plutôt que par la folie du vent afin d'apprendre à ne pas gêner les autres, comme une pièce de puzzle dans une forêt de semblables depuis longtemps plantée. L'école de la vie enseigne aussi de jouer dans sa cour avant d'entrer dans celle des grands !


L'humanité ne trouvera pas sa place en poussant comme le veut le vent de la prédation. Une liberté chèrement payée lui a jusqu'ici permis de commencer un puzzle terrestre destiné à s'inscrire dans un autre plus grand. Mais les contours du premier doivent être précisément taillés et ajustés pour s'intégrer dans l'autre. La partie serait autrement perdue alors que loin de la menacer, le silence cosmique l'invite dans la cour des grands: Un Cosmos vivant qui veut faire pousser une "forêt d'hommes-dieux" en communion cosmique, prêts à s'enrichir d'une intelligence qui se multiplie par le don et le partage, en vue de "l'accouchement d'une transcendance terrestre". Vivre seulement d'amour et d'eau fraiche dans une existence purement virtuelle ? Non, ...d'amour et de la découverte d'un Cosmos vivant conduisant à une perfection. Cette invitation à la transcendance est la prière d'un Planteur Extraterrestre pour lequel l'échec de l'humanité (l'avortement cosmique de sa transcendance) serait aussi le sien.

Pile je gagne, face nous gagnons : L'homme peut faire un pari cosmique gagnant. Seul ou non, il a en effet intérêt à parier sur la Grandeur du silence cosmique par un investissement réel dans la non-violence. S'il est seul, il aura la chance de pouvoir poser la première pierre d'un monde sans prédateurs ni proies en devenant Premier Grand Voyageur. Sinon, ce Monde de Transcendance Cosmique est déjà prêt à l'accueillir.

Une évidence cosmique s'impose : seuls des prédateurs rompraient le silence cosmique face à une humanité prédatrice et sans charme. Cette évidence jusqu'ici ignorée en dit long sur le conditionnement idéologique de notre civilisation. "Les vessies deviennent il est vrai des lanternes" (11/09/01, ADM de Saddam, assassinat de Kennedy, Golfe du Tonkin, Baie des Cochons...), et la vérité sur le silence cosmique est inaudible dans un monde qui poursuit une prédation assourdissante derrière des paravents de démocratie et de liberté, les déshérités ne rêvant à rien d'autre qu'à devenir les plus forts. C'est un lavage de cerveau planétaire, une production de propagande auprès de laquelle l'ex-production communiste fait figure d'artisanat préhistorique. Les bribes de vérités jetées parfois en pâture ne sont elles-mêmes que l'expression d'une vieille ruse de guerre qui prêche un peu le vrai pour mieux tromper, comme en témoignent les traditionnelles moqueries sur la théorie du complot. Y a-t-il complot ou non ? Selon la formule du capital, tout marché dans un domaine quelconque (économie, guerre, mafia...) existe dès et tant qu'il y a une demande pour le soutenir. Si le complot n'existe pas déjà malgré un marché évident, c'est un miracle qu'il faudrait honorer. Pourquoi alors s'attendre à un autre miracle en tournant en dérision ceux qui le croient déjà là ? Sauf s'il est lui-même marchand de mauvaises graines, le paysan ne sauve pas son champ en refusant de voir les mauvaises herbes en progression tout autour ! Une musique qui parle déjà mieux que leurs mots ne peut dire à tout homme intelligent qu'une chose : toute dérision entretenue sur la "théorie du complot" est une ruse vieille comme le monde dans une stratégie d'embuscades et de complots nés ou à naître menée par de grands prédateurs bien présents dans l'ombre.

La décentralisation cosmique de l'homme exige son renoncement à une philosophie de l'égoïsme entretenue dans l'espèce par les plus forts. L'homme doit sortir du centre de l'univers en sortant de son ego, un Saut de Transcendance révolutionnaire qui doit refuser toute culpabilisation individuelle, y compris celle des grands privilégiés qui sont eux aussi victimes d'une commune inconscience. Les responsabilités ne peuvent être punies par des semblables juges et parties qui n'ont que le droit de se protéger, et la peine de mort qui existe encore dans de nombreux pays est à ce titre une honte pour l'homme. Un Tribunal Extraterrestre impartial qui aurait laissé à chacun le temps de renoncer consciemment à la prédation devrait pouvoir juger ces responsabilités. Privilégiés et déshérités auraient alors beaucoup à partager pour accéder ensemble à la Transcendance.

L'humanité ne survivra pas derrière un mur d'assourdissement qui l'empêche d'écouter le silence cosmique. Si elle refusait de prendre un flambeau de transcendance qui lui est tendu, l'univers est sans doute assez peuplé pour que d'autres espèces fassent preuve de moins de stupidité pour perpétuer l'Intelligence Cosmique. Le choix qui s'offre aujourd'hui à elle est un choix de Bienveillance ou de Malveillance Cosmique. Si elle persiste comme jusqu'ici à choisir la Malveillance, elle n'aura alors aucune Bienveillance à attendre ! Comme la frivole Marquise de la chanson de Brassens, elle peut bien sûr chanter : "...Peut-être que je serai vieille, répond Marquise. Cependant, j'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille. Et je t'emmerde en attendant ! "


L'humanité n'aura pas le dernier mot. Une culture de l'égoïsme la porte à croire à une invulnérabilité cosmique où tout lui est dû. Mais elle n'a plus l'âge de croire au Père Noël. Si "la nature a horreur du vide", elle a surtout horreur de la laideur et du désordre si on en juge par la beauté et l'ordre qui règnent dans un univers où la science nous dit plutôt que le vide n'existe pas vraiment. La nature (ou toute forme de transcendance qu'elle aura pu prendre dans son évolution) n'accueillera pas "une transcendance humaine" qui ne voudra pas naître dans la paix.


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jeudi 4 juin 2009

Espace vital et Transcendance Artificielle

Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici

Une évasion cosmique de l'humanité doit être préparée : Les hommes pullulent et s'empoisonnent mutuellement la vie dans un écosystème étroit qui s'épuise. L'espèce aurait déjà besoin de plusieurs planètes pour survivre. Mais elle est planétairement enfermée et condamnée à manquer bientôt d'espace vital. Elle ne pourrait miser sur "cet oeuf planétaire" sans se préparer à temps à une expansion dans l'espace interplanétaire dans une première étape, et l'espace interstellaire par la suite. Si une évasion dans la hâte pourrait alors tourner à l'autodestruction, elle pourrait aussi, 
si elle intervenait à temps, lui offrir une chance unique d'insertion cosmique.

Mais une humanité jusqu'ici infréquentable devrait dans ce cas s'attendre à devoir partager le Cosmos avec des civilisations de nomades interstellaires plus avancées. L'espèce doit donc devenir séduisante pour être accueillie par un monde extraterrestre qui lui aurait alors déjà prouvé depuis longtemps sa bienveillance en ne la perturbant pas dans son évolution.

L'évasion de milliards d'hommes biologiques n'est pas envisageable. Mais une métamorphose artificielle de l'homme est sans doute réalisable à terme, à partir de connaissances déjà acquises en médecine, en neurosciences, en robotique... "L'étalonnage naturel des sens" est un modèle à reprendre pour des sens artificiels à développer. Tous les organes seraient à cette fin remplacés par des composants artificiels (comme c'est déjà parfois le cas), au fur et à mesure ou en prévision de leur défaillance naturelle. Ceci reviendrait à greffer l'organe sur un corps de plus en plus robotisé, avant de rendre le cerveau lui-même artificiel. L'homme deviendrait alors transcendant, comme sans doute tous les voyageurs interstellaires déjà.


Nos sens sont déjà des outils intelligents, des interfaces naturelles d'interaction de l'homme avec son environnement, et des sens artificiels donneraient alors à l'individu une sensibilité croissante. Des aires du cerveau (mémoire, fonctions motrices, vision, ouïe...) seraient ainsi rendues artificielles et perfectibles avant leur dégradation. Des interfaces cerveau/machine et machine/cerveau permettraient une « sous-traitance » des différentes fonctions par une batterie de composants associés en vue d'interactions directes avec l'environnement.


Avec les machines modernes précisément programmables (electroménager, informatique, etc.), l'homme agit déjà beaucoup par le moyen d'interfaces qui lui permettent de plus en plus de faire faire plutôt que de faire lui-même, et cette évolution vers l'homme artificiel ne ferait donc qu'accentuer une tendance déjà existante. Comme pour tout outil (calculatrice, lunettes, prothèses...), une période d'apprentissage serait consacrée à l'utilisation optimale et l'étalonnage précis de ces sens artificiels. Le cerveau naturel cèderait peu à peu la place à un organe artificiel conçu à son image, n'assurant plus lui-même qu'un contrôle d'outils intelligents, comme ceux du pilote d'un avion automatisé qui, une fois la mission choisie, n'aurait plus à prendre les commandes qu'en cas exceptionnel. Il ne s'agirait à chaque fois que de simples outils intelligents, des interfaces interactives au service d'un système cognitif central qui resterait en partie longtemps irréductible.

Une signature cosmique individuelle : L'homme perdrait-il ainsi sa "vraie" nature ? Ce débat philosophique aurait alors commencé depuis l'invention des premiers outils, en passant par le marteau, le bâton, la première machine, le premier ordinateur... L'outil n'est qu'un maillon de plus dans une chaîne symbolisée finalement par la main, le cerveau et les sens... Hominisé naturellement ou non, le primate a développé une conscience transcrite dans son cerveau par des niveaux de bien-être et de mal-être perçus dans le vécu quotidien, des sentiments pouvant aller de la jouissance à la douleur la plus extrême. Les sens peuvent être symbolisés par des interfaces dédiées à des réactions du sujet sur les deux plateaux d'une balance, l'un pour des réactions immédiatement possibles commandées par l'instinct (ou le savoir et l'expérience), l'autre pour des réactions souhaitables et souhaitées commandées par la conscience (ou l'éthique). Le sujet cherchera toujours à agir sur les objets qui l'entourent en vue de réactions susceptibles d'optimiser l'équilibre de cette balance virtuelle. Ses actions sur son environnement peuvent alors être déclenchées par ses sens naturels ou non, ou par son intelligence devenue un sens de plus.


L'indécision demeurerait. Mais si « Dieu ne joue pas aux dés (?)», un être artificialisé pourrait se le permettre en éliminant « les combinaisons perdantes » : De même qu'il s'est toujours reproduit par une sexualité restée mystérieuse, la part "naturelle" du cerveau pourrait en dernier lieu être codée (à l'exemple de l'ADN et du génome) et reproduite (digitalisée) sans avoir été totalement déchiffrée. 

L'humanité pourrait aussi être aidée par des extraterrestres qui pourraient même nous avoir assistés dans notre hominisation et sauraient alors bien mieux que nous notre vraie nature. Mais il restera sans doute toujours une part de mystère, "une petite flamme de transcendance" difficile à distinguer, comme celle d'une petite planète éblouie par son étoile.

Un « digithomme » de transcendance

L'être artificiel qui devrait bientôt venir ne pourrait vivre isolément et ni même exister vraiment qu'en communication, n'étant autrement que potentiellement vivant dans des interfaces (mémoires, robots...). Il ne retrouverait sa conscience qu'au milieu de semblables et d'objets capables de reconnaître « sa signature cosmique » en traduisant sa pensée dans des actions immédiates ou à terme. Il n'existerait que par des reflets dans un monde d'interfaces ("miroirs"), un monde qu'il aurait préalablement édifié en vue de l'animer et de le perfectionner sans cesse. Il n'interviendrait qu'en faisant faire à la manière de l'ingénieur, pensant et agissant seulement par ces interfaces-miroirs (programmes, mémoires, robots, ...) déjà préparées à l'avance. Pour des actions intervenant seulement à terme, ces interfaces supports de son existence pourraient prendre la forme de systèmes physiques naturels (mécaniques, chimiques, météorologiques, gravitationnels, astronomiques...) ou d'espèces plus ou moins avancées (végétales, animales, intelligentes...) maintenues sous contrôle ou en évolution sous tutelle en vue d'un comportement à terme déterminé : comme dans le cas d'une hominisation de primates discrètement menée en apartheid cosmique.


A l'image de Stephen Hawking accèdant si bien à un clavier et au monde par le simple battement d'une paupière, un être de transcendance « effleurerait », tel un pianiste, les touches de son instrument : des interfaces préalablement semées dans son environnement (robots, mémoires, systèmes divers). Comme une pierre plate lancée sur un plan d'eau, il ricocherait d'une interface à l'autre pour recueillir ou déposer des données ("des notes de musique") en vue d'actions ou "d'oeuvres de création" déterminées. Des interfaces intelligentes organisées pour vivre leur vie et se reproduire libèreraient ainsi «l'artiste» de l'entretien de son instrument pour se consacrer uniquement à sa musique et devenir "la musique elle-même". « Des âmes de nature ondulatoire » (rayonnements EM) porteuses de la signature cosmique de chaque être (son identité ou son ADN cosmique) feraient ainsi la navette entre des cerveaux (mémoires individuelles ou collectives) et des sens artificiels (interfaces intelligentes) installés un peu partout dans des relais de transcendance, sur des planètes ou en orbite. L'humanité serait ainsi préparée pour son intégration dans un Cosmos de plus en plus conscient (s'il ne l'était déjà).

Cette métamorphose de l'être humain en un être virtuel concernerait le moment venu tous ceux qui le souhaiteraient, sans l'apartheid médical actuellement pratiqué au profit des seuls privilégiés. Elle est peut-être plus proche qu'on ne l'imagine (The simulation argument, glandes, sang... Une recherche poussée dans les différents domaines des sciences de la vie et des sciences by Nick Bostrom & The blue brain project, by Henry Markram). Des organes et des systèmes corporels complets ont été conçus ou sont étudiés : coeur, rein, cerveau, intestins, foie, estomac... La science ouvrirait à l'humanité les portes d'un autre monde.

La naissance d'une transcendance solaire

L'humanité se serait transcendée en mettant au monde une génération de transcendance solaire. Le « digithomme » serait tour à tour conscient ou inconscient :

1) conscient ou actif, en liaison avec ses semblables et le monde par des interfaces (robots, calculateurs, etc),

2) inconscient ou mort comme le chat de Schröninger, mais potentiellement vivant, en veille dans des moyens de sauvegarde ou de transport (mémoires, rayonnements EM ou autres).

Toute nouvelle expérience acquise pendant un temps de conscience (travail) serait ainsi sauvegardée pendant un temps d'inconscience (repos). Des routines automatiques de mise jour et de sauvegarde seraient activées pendant ces temps d'inconscience, mais le digithomme pourrait aussi compter sur la vigilance de ses semblables pour veiller pendant son sommeil et le réveiller en cas d'alerte. Un instinct collectif de survie prendrait ainsi le relais de l'instinct individuel.

Un hébergement cosmique requis : Un être digitalisé pourrait donc voyager à la vitesse de la lumière dans un rayonnement électromagnétique qui le rendrait potentiellement présent en tout point où des interfaces auraient été installées par l'homme ou par d'autres êtres pour le recevoir. Il ne s'agirait pas d'une "télétransportation" inutile et coûteuse d'un homme devenu artificiel, mais de son intégration par un faisceau d'ondes qui le représenterait totalement dans des interfaces locales qui l'attendraient (mémoires, robots...). N'existant qu'à l'état virtuel en tant que rayonnement EM, il ne pourrait vivre et agir qu'après avoir été reconnu. Cette reconnaissance renouvelée à "une source de transcendance " exclurait toute forme d'égoïsme, pour ne retenir que des projets collectifs en totale communion et confiance dans une bienveillance mutuelle. L'être digitalisé existerait en progressant ainsi d'une source de transcendance à l'autre. Sans cette reconnaissance de ses semblables aux relais rencontrés sur son trajet, il poursuivrait sa route comme toute onde de propagation, dans une inconscience éternelle de mort cosmique.

1) Des transferts électromagnétiques d'êtres de transcendance vers des stations ou essaims cosmiques déjà installés par l'homme sur d'autres planètes ou en orbite deviendraient dès lors possibles.

2) Des digithommes pourraient de même être transférés à la vitesse de la lumière sur des vaisseaux en route vers les étoiles à des vitesses nettement moindres et aujourd'hui déjà accessibles. Le Cosmos serait ainsi ouvert à l'humanité. Un "essaim cosmique de digithommes" en liaison constante avec sa planète-mère pourrait dès lors progresser dans l'espace interstellaire pour aller cultiver ailleurs l'intelligence ou aller à la rencontre d'autres voyageurs. Cette exploration du Cosmos facilitée par l'absence de vie biologique à bord se ferait alors à des vitesses couramment atteintes par des vaisseaux classiques, et sans aucun risque pour l'intelligence elle-même. L'étoile la plus proche resterait donc à des dizaines de milliers d'années, et le voyage prendrait encore des centaines d'années même avec des lanceurs nouveaux permettant des vitesses cent fois plus grandes qu'actuellement. Mais l'homme pourrait heureusement ne pas avoir à faire seul tout cet interminable chemin interstellaire : d'autres nomades libérés depuis plus longtemps pourraient déjà se trouver à proximité de la Terre au moment de son évasion, prêts à accueillir dans l'allégresse l'arrivée d'une nouvelle transcendance solaire.


L'humanité pourrait ainsi être aidée par des extraterrestres bienveillants. Des transferts électro-magnétiques interstellaires de digithommes deviendraient alors réalisables pour toutes les destinations où l'homme aurait trouvé d'autres messagers de transcendance déjà équipés localement pour l'héberger (robots, centres d'accueil) en vue de contacts normaux. Ces voyageurs auraient en effet eux aussi muté vers une forme d'existence virtuelle et pourraient donc offrir à l'humanité de telles facilités de logistique cosmique, y compris déjà dans notre propre système. Ils attendraient d'ailleurs de l'espèce humaine de pareilles facilités en retour et seraient certainement prêts à l'aider à cette fin.

Au vu de son CV (porteur éventuellement de son ADN retraçant son passé biologique), l'hôte extraterrestre pourrait ainsi offrir à l'homme le voyage et l'hébergement cosmique une fois le contact établi.

De telles rencontres seraient des occasions d'enrichissement mutuel et de projets de communion. Des unions interstellaires pourraient se réaliser (mariage de cerveaux) pour un « brassage » plus fructueux de toutes les civilisations avancées. En ouvrant sa porte à l'homme, l'hôte pourrait aussi accepter de servir de relais vers d'autres destinations stellaires en lui donnant par exemple accès à son propre réseau de communication et de relations. Une véritable toile de transcendance pourrait déjà avoir été tissée entre des relais stellaires déjà en place. L'insertion de l'humanité dans ce "réseau internet interstellaire" serait attendue, la toile de transcendance étant ainsi enrichie d'une nouvelle étoile.

Tout espace vital planétaire ou cosmique doit être agrandi et une ouverture interstellaire serait donc une grâce pour l'humanité. Mais cette expansion est incompatible avec une espèce où les plus forts ont toujours voulu agrandir leur espace vital aux dépens des autres (Lebensraum, Amérique, Palestine...). Un espace de transcendance est donc à partager dans le Cosmos avec d'autres êtres déjà libérés. Il ne pourrait cependant plus être constitué de terres et de ressources situées sur des planètes habitées par des espèces faciles à dépouiller. Les surplus annuels d'hommes naturels ne pourraient, rappelons-le, en coloniser traditionnellement aucune, et un homme digitalisé n'aurait pas besoin de telles richesses pour exister et s'épanouir. L'humanité devrait donc cohabiter avec d'autres extraterrestres plus avancés qui la trouveraient suffisamment séduisante, mais elle devra vraiment changer pour devenir capable de séduction.

Un maillon humain dans une chaîne de transcendance

Le Silence Cosmique offre à des voyageurs bienveillants une chance unique de créer cette chaîne de transcendance. Le cri d'allégeance d'une espèce libérée de son ventre stellaire révèlerait alors sa capacité de renaissance. Si l'humanité était la première espèce à se libérer en s'évadant, elle pourrait alors lancer elle-même cette chaîne. Mais sa chance ne serait pas moindre si elle était la dernière !

Le comportement de l'homme trahit cependant jusqu'ici une volonté obstinée de prédation des plus faibles, sans respect pour un silence cosmique de paix. Tout pari sur l'absence de voyageurs plus sages est irrationnel, de tels voyageurs devant justement se taire pour apprendre aux espèces planétairement enfermées le respect de la vie. Les attendre sans vouloir changer de comportement est aussi improbable que d'attendre l'arrivée d'une colonne de manchots antarctiques en plein milieu du Sahara. Seule cette discrétion transcendantale permettra aux espèces moins avancées de découvrir la grandeur de ce Silence.

Ce silence cosmique a force de loi, et l'humanité ne se libérera pas sans donner des gages, sa violence ne montrant au contraire que son inconscience. La responsabilité d'une oligarchie qui ne pourrait abandonner ses semblables en épuisant la planète est particulièrement engagée dans le salut de l'espèce. A l'image des Bourgeois de Calais, elle pourrait en donnant l'exemple de sa sagesse bénéficier de la grâce d'une transcendance ignorant la revanche et la haine, et les déshérités terrestres ne pourraient alors que plaider en sa faveur.

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mercredi 12 novembre 2008

Une métamorphose artificielle de l'homme



Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici

L'homme parie jusqu'ici sur le triomphe universel de la force en excluant le surnaturel, mais aussi toute première génération de voyageurs interstellaires préservant la vie en apartheid cosmique derrière un Mur de Silence infranchissable.  Pour fonder toute génération suivante, des nouveaux venus au voyage exigeraient alors de lui avant tout contact un pari cosmique déjà fait par eux-mêmes : une allégeance démontrée envers toute ascendance éventuelle par son respect envers toute vie locale.

Une humanité piégée ?

Aurions-nous déjà été visités par des extraterrestres ? Les media placent souvent l’étoile la plus proche près de Saturne alors qu’elle est des dizaines de milliers de fois plus éloignée. Un automate actuel n'y parviendrait qu'au bout de dizaines de milliers d’années et un vaisseau habité classique n'est même pas encore envisageable. Mais la science et la technologie n'ont certainement pas dit leur dernier mot.

Nos surplus annuels de population ne pourront jamais aller coloniser d'autres planètes avec des hommes faits de chair et de sang, et face à un enfermement planétaire qui semble la condamner d'avance (Interview d'André Lebeau, ex-Président du CNES), l'espèce ne survivra que par une expansion dans le Cosmos sous une autre forme d'existence, comme nous le rappelle aussi Stephen Hawking. La Terre est donc un œuf planétaire en voie de pourrissement et la sortie de l'humanité doit alors être préparée avant qu'il ne soit trop tard. Tout œuf peut en effet finir ainsi, mais un poussin peut aussi sortir d'un oeuf bien couvé. Un être nouveau ne pourrait-il également naître de même d'une coquille terrestre épuisée ?

Un reflet virtuel de l'homme et sa métamorphose


Comment une humanité de plus en plus nombreuse et vorace pourrait-elle éternellement exister dans un oeuf planétaire qui s'épuise, comme on fait mine de le croire jusqu'ici ? L'entropie croissante (degré de désordre) d'un système isolé lui commande de se consacrer, toutes affaires cessantes, à la préparation d'une métamorphose lui permettant de poursuivre durablement sa vie. Elle doit se donner les moyens de "casser sa coquille" en se métamorphosant en une espèce composée d'êtres capables de transcendance, un concept qui n'a rien de magique : c'est ce qu'on appelle en science et technologie l'optimisation constante d'un système quel qu'il soit (de ses composants et de leur synergie), et le système dont il s'agit ici est la planète avec toute la vie qu'elle porte, dont l'espèce n'est d'ailleurs qu'une composante. Elle en a encore potentiellement les moyens.

Après de récents succès (robotique, médecine...), la science pourra à terme rendre artificiels tous les organes pour donner à l'homme une performance surhumaine (surnaturelle !) : vue, ouie, odorat, goût, tact... et de nouveaux sens (électromagnétiques, optiques, etc.). Une association optimale de composants conduira finalement à une élimination des organes eux-mêmes. Des systèmes (digestif, respiratoire, etc.) optimisés autoriseront sans doute un passage direct des nutriments dans le sang (alimentation électrique?) : un sang réduit à l'irrigation d'un cerveau toujours naturel demeurant greffé en attendant son tour sur un corps devenant quant à lui totalement artificiel.

La réalisation d'un cerveau artificiel sera beaucoup facilitée par un savoir lui-même déjà culturel, et une hominisation contrôlée de primates donnerait à l'homme l'expérience requise pour avancer vers l'artificialisation intégrale de l'individu. Des chercheurs parlent d’une simulation du cerveau dans cinquante ans, mais après l'étape intermédiaire apparemment inéluctable de l'homme bionique, la science finira par intégrer les données de l'individu en un être virtuel et nomade évoluant dans un monde de "miroirs artificiels". Tous les sentiments humains, et jusqu'aux plus intimes (confort/malaise), ressentis plus ou moins intensément à l'occasion d'une expérience particulière traduisent l'entrée en résonance du cerveau de l'individu avec "une petite musique plus ou moins semblable" déjà entendue en d'autres circonstances. Avec un cerveau génétiquement déjà bien doué encore enrichi et "étalonné" par la vie courante, chaque nouvelle expérience aussitôt traduite par "sa propre petite musique" sera donc mieux gérée artificiellement dans des archives individuelles ou collectives accessibles à distance par un être digitalisé (digithomme). L'enrichissement de ces archives elles-mêmes dépendra donc toujours de l'expérience réellement vécue, là encore, individuellement ou collectivement.

Un être digitalisé ("digitosapiens ou digithomme") "fera donc entendre sa petite musique de vie " par sa résonance cosmique relayée dans un environnement préalablement aménagé : des "clins d'oeil" intelligents échangés d'un "miroir" à l'autre, tantôt dans des archives de gestion et d'analyse, tantôt dans des trains d'ondes ou des réseaux (ex. Internet) en communion avec d'autres semblables ou des robots en intervention : en milieu hostile, sur Terre, sur des corps célestes, en orbite... Une civilisation de digithommes rassemblée dans des essaims cosmiques pourrait ainsi devenir de plus en plus virtuelle, dans une existence collective alors indispensable à la survie même d'une humanité transcendée. Avec Internet, un "brouillon d'être virtuel" préalablement réalisé par l'individu pourrait d'ailleurs déjà le représenter après sa mort biologique. Ce représentant potentiellement immortel resterait toutefois "inachevé" sans une ascendance cosmique seule en mesure de détenir toutes les données d'origine de l'espèce depuis sa naissance : une grâce dont l'humanité ne pourrait donc bénéficier si elle est vraiment la plus avancée de l'univers, mais qu'elle pourrait accorder à des primates qu'elle hominiserait. En transmettant ainsi généreusement l'intelligence à ces derniers sans être elle-même certaine de l'avoir reçue d'une espèce mère précédente, elle grandirait encore son mérite auprès de toute Transcendance Cosmique malgré tout existante, mais naturellement tenue à la discrétion la plus absolue envers elle.


Une métamorphose artificielle permettrait une réduction constante de la population terrestre par communion virtuelle de conjoints suivant un modèle lego de poupées russes, les partenaires disparaissant alors pour faire place à un homme transcendantal. Fruit de la synthèse des cerveaux de deux individus virtuels (digithommes) "mariés" suivant des critères de choix traditionnels (amour, goûts communs...), le transcendantal serait plus optimal que deux conjoints existant séparément. Cette transcendance serait un peu à l'image des organismes unicellulaires qui s'étaient associés au début de la vie terrestre pour former des organismes plus complexes, et le commandement biblique : "croissez et multipliez !" s'inverserait alors pour devenir "Communiez et décroissez en population !" : une décroissance associant des partenaires de plus en plus nombreux dans des transcendantaux vivant dans des essaims humains installés sur terre ou dans l'espace. Cette communion serait potentiellement ouverte à des semblables extraterrestres pareillement mutés. Intégrables dans des faisceaux d'ondes, des "Sapiens Transcendantaux" seraient en effet potentiellement présents partout. Mais le respect du silence cosmique exige déjà de répondre aux critères de bienveillance requis pour de tels rendez-vous de communion interstellaire avant un accès de l'homme au Monde Transcendantal.

Cette mutation de la pensée mènerait à l'infini à une Conscience Gigogne Universelle (Dieu pour les croyants) constituée de lego stellaires, interstellaires, galactiques... semblablement emboîtés. Des sauts transcendantaux conduiraient ces êtres de synthèse à la recherche de semblables en vue d'une communion dans des mondes toujours plus complexes.

L'existence de nomades ayant acquis une forme de vie gigogne et virtuelle ouvrirait à l'homme d'autres perspectives. Cette métamorphose intervenant après une évolution naturelle n'est pas en contradiction avec une évolution darwinienne de la vie. L'artificiel pourrait n'être qu'un outil d'une transcendance née de la nature, ou le contraire : pourquoi vouloir trancher ? De même qu'elle a pu montrer après Wegener que les côtes de l'Amérique du Sud et de l'Afrique s'emboîtaient dans un puzzle terrestre initial, la conscience humaine pourrait aussi "s'emboîter" dans la matrice gigogne d'un puzzle de conscience universelle dont la construction serait déjà depuis longtemps, sinon depuis toujours, commencée. Une construction à laquelle l'homme serait naturellement invité à participer en se transcendant.

Cette vision de l'homme et du Cosmos sera sans doute qualifiée de transcendantale, mais l'homme doit effectivement se transcender, c'est-à-dire se dépasser, pour vivre durablement. Il doit le faire en investissant dans une communion de l'espèce dans la paix au lieu d'une prédation (la guerre, la consommation...) qui le mène à sa perte.



L'homme se dit prêt à accepter l'existence d'êtres plus avancés, mais son comportement parie sur sa prééminence cosmique en elle-même porteuse de violence. Il aurait tout à gagner, et rien à perdre, à faire l'autre pari (pari de Pascal) qui représente déjà une forme d'assurance-vie qui peut bien sûr sembler inutile tant qu'il n'y a pas eu sinistre. L'Occident impérialiste n'a édifié qu'une mafia d'oligarchies (media, économie, etc.) détenant la quasi totalité des moyens d'intervention, laissant des citoyens castrés comme des eunuques, leurrés par un mirage de rattrapage de l'Ouest qui exigerait déjà la colonisation de 3 à 6 planètes. Un piège cosmique se referme sur une espèce qui gaspille son énergie pour des caprices d'enfants gâtés : une oligarchie planétaire qui épuise les ressources mesurées de l'écosystème.

Face au Silence, l'homme prédateur écarte toute intervention extraterrestre dans son évolution, se disant en sortant de plus belle ses griffes que des prédateurs plus forts seraient déjà là s'ils existaient. Mais qu'en serait-il avec des êtres bienveillants attendant de sa part un comportement réciproque ? Leur conscience ne leur laisserait pas d'autre choix que de rester dans l'ombre en attendant un comportement bienveillant ou non de la bête que serait pour eux un homme moins avancé de milliers ou de millions d'années. Ils auraient en effet prévu que leur seule présence le rendrait agressif ou hypocritement soumis, une attitude dans les deux cas bien éloignée de celle attendue de leur côté.

En l'absence de traces de voyageurs, deux seules hypothèses, dont une vraie :

1) Evasion interstellaire impossible : Les espèces naissent donc, vivent et meurent dans leurs écosystèmes. "Les vivres venant à manquer, l'équipage du petit navire planétaire" se réduira donc toujours aux plus forts amenés à manger, comme le dit naïvement la chansonnette, des lots d'exclus attendant "un choix truqué de courtes pailles hypocritement institué". Ce scénario est celui du capitalisme : un génocide alimentaire et sanitaire des plus faibles planétairement entretenu. La décadence actuelle (climat, ressources, guerre et désordre, etc.) annonce donc une mort programmée de l'espèce... jusqu'au dernier grand privilégié, un fier capitaine sombrant le dernier avec son navire et son pavillon.


2) Evasion interstellaire possible : Un homme économe s'évadera donc. D'autres espèces l'auraient déjà fait, et il n'a lui-même pas d'autre choix. Fermi s'est alors trompé : le Silence annonce l'existence d'un impérialisme bienveillant de nomades protégeant les espèces enfermées contre des colonialistes cosmiques qui ne manqueraient pas pour notre malheur de "redécouvrir un jour l'Amérique". Ils n'auraient que ce voeu de silence pour alerter les plus faibles capables de conscience. Pour une évolution de progrès, le "maître" aidera "l'apprenti" à acquérir sa sagesse en restant à une distance proportionnelle à son avance, jusqu'à une totale invisibilité (Dieu, le voyageur, etc.). L'humanité renaîtra alors en tant qu'entité transcendantale, toute oligarchie ou élite la menant autrement à sa perte.

Ethologie et discrétion cosmique : Cette noblesse de discrétion est d'ailleurs cohérente avec un Silence Providentiel que de premiers voyageurs éthologues ne pourraient vouloir rompre, et encore moins laisser inexploité. Tout en restant prudemment discrets en franchissant la frontière interstellaire, ils ne pourraient rester passifs face à des espèces potentiellement menaçantes comme l'humanité lors d'une prochaine évasion. Le Mur du Silence se révèlera une protection providentielle toute trouvée contre les invasions barbares, car contrairement à d'autres murs et rideaux de fer difficiles à construire et à garder (murs d'Hadrien, d'Israël et de Berlin, Muraille de Chine, Ligne Maginot, Rideaux de fer européens et américains de l'impérialisme actuel, etc.), "cette fortification universelle" de protection transcendantale existe déjà. Premiers ou derniers à la découvrir, des voyageurs conscients et bienveillants se garderont donc bien de la détruire en rompant prématurément le Silence.

La frontière interstellaire restera donc infranchissable tant que l''homme n'aura pas démontré sa bienveillance (envers ses semblables, la faune, la nature...) à des gardiens d'un Mur de Silence d'autant plus exigeants qu'ils resteront dans l'ombre. Tout doute sur leur existence ne l'épargnera pas d'un choix d'allégeance : s'ils existent, elle leur est dûe sous peine de mort par autodestruction sans qu'ils interviennent ouvertement; s'ils n'existent pas encore, il faut vite se retrancher derrière ce Mur Providentiel pour exiger l'allégeance de tous les futurs candidats au voyage et ne pas permettre la création d'un enfer universel. La responsabilité des candidats au voyage est engagée et tout débat sur l'existence ou non de ces gardiens est aussi futile que celui tenu jadis à Constantinople sur le sexe des anges : De même qu'un Père Noël mythique apprend à l'enfant à grandir sagement, l'homme doit apprendre à se transcender par une allégeance préalable à des gardiens existants déjà ou non. Pour la survie de l'espèce et de l'intelligence universelle, il se préparera à devenir à son tour gardien du Mur, comme tout père ravi d'endosser l'uniforme du Père Noël : son franchissement de la frontière est la reconnaissance d'une Transcendance attendant un respect sans faille de Lois Cosmiques fondées sur la conscience, et non sur la violence et la force (militaire, économique, etc.), comme jusqu'ici avec les élites terrestres.


Si les désirs des enfants gâtés conduisent trop souvent leurs parents à une malveillance certaine envers autrui, les désirs des privilégiés conduisent aussi l'humanité à une grande malveillance envers les besoins les plus vitaux de ses enfants déshérités et envers la planète (la faune, la flore, l'écosystème). L'homme montre ainsi au Cosmos un visage de prédateur que seuls des voyageurs malveillants pourraient vouloir fréquenter. Des voyageurs anoblis ne se laisseraient pas tromper par un prédateur, et il faudrait s'en inquiéter s'il nous parvenait une réponse à nos faux appels à la paix adressés tous les jours au Cosmos (NASA/SETI, CNES/Gepan, etc.). Une réponse à nos messages qui ne sont jusqu'ici que des leurres annoncerait plutôt que la frontière terrestre est ouverte à des superprédateurs cosmiques (tels que l'homme) que des vrais messagers de paix auraient jusqu'ici tenus planétairement enfermés par pure bienveillance envers nous. L'espèce abandonnée par la transcendance devrait alors se préparer à disparaître, ce qui éliminerait d'un seul coup toute menace de malveillance envers la conscience cosmique. Les prédateurs s'élimineraient ainsi mutuellement sans que les bienveillants interviennent pour autant directement dans leurs affaires, ce qui est déjà cas dans notre prison planétaire actuelle.

Notre recensement cosmique appelant tous les voyageurs à venir prouver leur existence devant l'homme en se dévoilant est irrecevable, tout aussi injustifié que celui de l'impérialisme romain en Israel au début de l'ère chrétienne.

Pourquoi une éventuelle population extraterrestre devrait-elle venir pointer auprès d'un homme qui ne cache pas son extrême violence, y compris dans le cosmos ? Cette prétention face à d'éventuels visiteurs de passage beaucoup plus avancés que lui-même est un comble d'arrogance cosmique !

Manqueraient-ils de visibilité, ou lui de clairvoyance ? Il les imagine toujours avec des moeurs quasi humaines, des vaisseaux et des gadgets un peu plus performants que les siens... Mais si la conscience est uniformément répartie, sa part terrestre sur la part universelle est égale à la masse du système solaire sur celle de l’univers, soit une conscience presque totalement extraterrestre. Des visiteurs de passage seraient en cette occasion des messagers d'une transcendance cosmique porteuse de paix universelle : la seule prétention de l'homme à une singularité est donc en elle-même déjà dérisoire. Si les derniers venus au voyage pourraient communier avec un homme anobli, les voyageurs interstellaires les plus avancés auraient sur l'homme une avance considérable de millions ou de milliards d'années, et à l'image des virus longtemps ignorés en raison de leur petitesse, ils échapperaient cette fois à son observation en raison de leur grandeur. Des êtres aussi avancés se seraient affranchis des contraintes matérielles, et une éthique cosmique d'éveil des sédentaires encore barbares les porterait à ne pas laisser des traces provocatrices de leur existence.

L'homme ne pourra jamais demander à leurs messagers de se dévoiler tant qu'il ne se sera pas lui-même anobli en leur démontrant concrètement sa volonté de paix !

Une transcendance artificielle de l'humanité : L'observation a dévoilé des secrets de l’univers. L’homme a ainsi déterminé que la mort d’une étoile est programmée, la formation d’un système planétaire de même, etc. Bref, qu’il existe des étapes majeures dans l’évolution d'un système, chaque étape (naissance ou mort, etc.) n’intervenant qu’après la réalisation de certaines conditions. Il pourrait en avoir été de même dans l’évolution d’une conscience universelle, et l’intelligence de l’homme pourrait alors servir de mesure dans l’exploration d’un univers de conscience à découvrir. Chaque pas vers la conscience a sans doute exigé une condition spécifique à remplir par l’espèce : l'invention des premiers outils, la découverte de l’agriculture... La récente conquête de l’espace représenterait une autre condition spécifique, l'exploration du système solaire étant impossible sans elle. Mais ce dernier pas est insuffisant pour une exploration galactique, les voyages restant inaccessibles à des êtres biologiques en raison des conditions requises pour le maintien de la vie à bord. Le silence  cosmique cache sans doute une assurance, une couverture extraterresre de protection de la vie contre les barbares ("oeuf planétaire couvé"). Avec une évolution contrôlée, les planètes habitées seraient des "garderies cosmiques" pour des espèces moins avancées. Seule une existence virtuelle libèrera l'humanité de son enfermement planétaire et stellaire.


Tout en économisant ses ressources pour sa métamorphose, l'homme pourrait s'apaiser devant leur épuisement, l'oeuf terrestre étant sans doute destiné à devenir un cadavre cosmique comme d'autres planètes (Mercure, Mars, etc.). En devenant nomade cosmique, il ferait un pas décisif vers la découverte d'un principe anthropique fort. Les lois de survie révélées par le Mur du Silence sont en effet trop propices à l'éclosion et à la protection d'une conscience cosmique pour être dues au seul hasard.


Une hominisation contrôlée de primates

Ariste : Un homme-enfant rêve de battre le plus fort alors que
le seul choix rationnel est celui de Pascal : Article le + récent de l'auteur  sur ce thème ici 

(E. Morin : "Tout ce qui ne se régénère pas dégénère")

L’espèce est enfermée sur une planète qui s'épuise et qu'elle doit se préparer à quitter après une transcendance inéluctable. Mais elle ne pourrait s'en aller dans l'espace interstellaire sans se préparer à semer la vie. Elle devra se reproduire en hominisant une nouvelle espèce intelligente à partir de primates terrestres. Comme elle en a aujourd'hui les moyens, y renoncer serait de sa part irresponsable dans les deux cas envisageables :

- Si elle a été hominisée par des êtres plus avancés, elle doit à son tour transmettre l’intelligence qu'elle a reçue.

- Si elle est seule ou si elle est la plus avancée, cette hominisation contrôlée s'impose encore davantage : elle doit en effet protéger cette intelligence déjà acquise.

Une Procréation Cosmique

Son enfermement dans une coquille d’œuf planétaire devrait amener l'homme à s'interroger. S’il est le nombril de l’univers comme il le prétend, cette place de leader doit être occupée avant qu’elle ne lui échappe. Mais le seul fait d’être devenu scientifiquement et technologiquement capable de préparer un œuf planétaire semblable à celui qui le contient conforte l’hypothèse d’une cosmoprocréation de l'humanité tout entière. Si l'homme a des parents ou des tuteurs cosmiques qui l'observent en silence, ceux-ci s'attendent alors à ce qu'il perpétue à son tour l'intelligence, que l’univers soit né du hasard ou non. Il s'agirait pour l'humanité et l'univers d'un véritable projet d'union cosmique en vue de la procréation d'une nouvelle espèce, à l'image du couple qui s'engage dans une union matrimoniale en vue de la mise au monde d'une descendance. Des engagements intelligents et des moyens appropriés doivent être réunis pour ce projet de transcendance cosmique qui doit passer par "une métamorphose de l'homme lui-même".

Un apartheid terrestre pour les primates

Pour cette hominisation d'une nouvelle espèce, les réserves naturelles de notre planète doivent déjà être agrandies, et de nouvelles créées. Les primates ne pourraient en effet évoluer vers la conscience s'ils étaient agressés par notre société de consommation (urbanisation, trafic, chasse, déforestation…). De larges zones périphériques devraient être libérées de toute activité intensive (agriculture, tourisme…) autour d'une réserve naturelle au moins par continent, à des latitudes convenant naturellement aux primates. Pour des raisons de climat et de peuplement, l’Europe en serait exclue.

Ces réserves seraient encore agrandies par étapes pour une longue évolution des primates. L’homme devra donc peu à peu libérer d'autres espaces pour leur permettre la “conquête” de nouveaux territoires sur lesquels toute trace humaine (bâtiments, monuments, routes, etc.) aurait été effacée. Il sera ainsi conduit à coloniser pour lui-même d’autres espaces inhabités (zones froides et déserts, îles artificielles, archipels, milieux marins, souterrains, stations orbitales…). L'Afrique serait ainsi transformée en une grande réserve, à l'exception des zones les plus densément peuplées et exploitées (côtes, hauts plateaux...). Une fraction importante de la population de la planète serait un peu partout amenée à migrer vers le nord pour laisser de vastes régions tropicales à la vie animale, à l’exception de zones protégées ("déserts", souterrains, îles…) aménagées près des réserves pour les personnels de formation. Le monde de nos descendants cosmiques serait ainsi protégé contre les perturbations apportées par le monde civilisé (avions, routes et rails, bruits citadins, pollution, tourisme…).

Une invisibilité humaine

Cette évolution contrôlée serait de longue haleine. L’acquisition d'incréments de conscience s'inscrirait dans des projets spécifiques menés par des équipes multidisciplinaires. Une meilleure connaissance du cerveau serait requise. Ces recherches auraient pour but de faciliter l’évolution grâce à l’acquisition du langage, à des manipulations génétiques, etc. Tolérable au début, toute cohabitation hommes/primates serait rapidement exclue : il n’existe pas de place pour deux espèces intelligentes dans un même espace. La présence de l'homme ne conduirait qu’à une formation de singes-robots adroits et performants, mais pas à celle d'êtres conscients. L’homme se rendrait donc invisible dans ses interventions et ses réalisations. Tous les outils, machines, constructions, … devraient être éliminés des réserves, les objets laissés sur place gardant une apparence naturelle.

De stricts protocoles seraient suivis dans les relations maîtres/élèves pour des contacts très étroits toujours nécessaires (opérations sanitaires ou autres). La bête ne devrait jamais pouvoir démasquer l'homme dans l'ombre. Les réserves seraient en fait discrètement équipées comme des laboratoires, avec des postes d’observation permettant le suivi des primates dans leurs déplacements. Toutes les voies d'accès seraient cachées par des obstacles naturels (chutes ou surfaces d’eau, souterrains…), les maîtres se donnant les moyens d’observer et d’intervenir à tout moment sans être débusqués. Des systèmes de télédétection/surveillance seraient installés un peu partout sur le terrain, ainsi que sur les primates eux-mêmes. Des robots d'un aspect naturel (pierres, troncs d’arbres …) seraient utilisés à cette fin. Pour éviter toute rencontre, les frontières elles-mêmes seraient rendues inaccessibles aux primates par des moyens de dissuasion indétectables pour des yeux de primitifs (champs magnétiques répulsifs, bruits mystérieux…).

L’homme devrait devenir de plus en plus discret, sa présence pouvant arrêter toute évolution. Appelé à ressembler à l’homme, le primate ne devrait jamais le voir sous son vrai jour, ni même avoir une certitude de son existence. Fréquentes tout au long de cette hominisation, les interventions devraient donc se faire sous une forme masquée ou par le moyen de ruses et d’artifices. Comme avec les petits enfants, de simples masques ou ruses pourraient aux premiers temps faire l’affaire (masques d’animaux, mises en scène, anesthésie générale, médecine…), mais ce “théâtre” devrait par la suite trouver des formes plus complexes d’expression, les primates déjà un peu évolués devenant moins candides que leurs ancêtres. Cette science de l’invisibilité de l'homme devrait devenir de plus en plus sophistiquée avec des sujets parvenus au niveau des hommes préhistoriques, et bien sûr encore davantage lorsqu’ils auraient atteint celui de l’homme moderne.

L'hypothèse d'un homme lui-même suivi en apartheid : Cette impossible découverte de visiteurs extraterrestres malgré tous les moyens actuels est généralement contestée. Pourtant, une stratégie extraterrestre de dissimulation resterait indéfiniment indétectable par un homme qui ne pourrait jamais combler un retard de milliers ou de millions d'années, de même que des primates même rendus intelligents par nous ne pourraient le faire. Au lieu d'entretenir par son silence l'illusion d'une possibilité de contacts, la science devrait formellement reconnaître son impuissance face à un apartheid rationnellement entretenu par des civilisations très avancées, un apartheid d'une éthique scientifique qu'elle devrait d'ailleurs elle-même prôner dans ses analyses sur la vie dans l'univers. Elle pourrait scientifiquement annoncer que des voyageurs interstellaires ne se laisseraient découvrir que si cela entrait dans leur stratégie cosmique, et qu'il est par conséquent vain d'envisager une compétition quelconque avec eux pour leur arracher leur voile comme beaucoup le proposent. Nos programmes actuels (SETI, GEPAN…) ne pourraient aboutir que s'ils le souhaitaient vraiment, séduits par exemple par notre comportement. Le problème du contact extraterrestre relève donc d'un choix de comportement cosmique différent de l'homme et non de la science.



Science du camouflage en apartheid : Les enfants et les naïfs sont facilement émerveillés devant les jeux de cirque, mais un public mieux informé amène les artistes à inventer des tours plus complexes. L'homme serait conduit à faire de même dans cette éducation en apartheid où il deviendrait de plus en plus difficile de tromper un primate en évolution. Une science du camouflage serait appelée à détecter des réactions très intimes pour les traduire en dernier lieu en langage binaire. Ces systèmes seraient finalement remplacés par des manipulations génétiques associées à des implants intégrés dans la boîte cranienne ou dans d’autres parties du corps, les progrès étant facilités par une meilleure connaissance du cerveau allant de pair avec cette hominisation. L’homme en viendrait à placer "un oeil mystérieux pouvant lire dans le cerveau du primate”, assumant ainsi une fonction de transcendance dans la conscience de son élève. Nos progrès scientifiques et technologiques permettraient de suivre l'évolution de la conscience grâce à des moyens de plus en plus sophistiqués. Des programmes de recherche pourraient y être consacrés.
Un homme éclaireur cosmique : L’apartheid étant établi, l’homme pourrait encore se présenter aux primates comme un être mystérieux doué de pouvoirs magiques. Destinées à des primates déjà un peu conscients, ces brèves apparitions ne devraient laisser aucun doute sur sa nature magique (extraterrestre, ange, créature venue du ciel?). Des acteurs tantôt éblouissants et tantôt menaçants interviendraient en fonction des messages à faire passer. Associées à des simulations ou de vrais phénomènes (grondements d’orages, éclairs, etc.), ces interventions auraient pour but de susciter des comportements de respect ou d’adoration, de crainte, etc. D’autres comportements souhaités pourraient ainsi être enseignés par des apparitions s’adressant à des populations entières d'élèves, mais aussi à des groupes restreints ou à des individus isolés. Différents thèmes de formation pourraient ainsi être prévus en vue de créer des liens sociaux entre les individus et de faire naître des légendes ou des mythes au sein de la nouvelle espèce, tout en nourrissant le doute sur la réalité de ces apparitions. Un doute sans lequel les primates resteraient des robots.


Conscientisation des primates: Des incréments de conscience (de savoir) pourraient être apportés par de nouvelles conditions de vie ou des épreuves, et des techniques traditionnelles de mise en scène seraient utilisées à cette fin. Ainsi, des acteurs déguisés en primates (ou des robots primates) pourraient faire des démonstrations sur des thèmes précis de formation. La naïveté du singe serait une aide en cette occasion, mais l'imagination de l'homme serait de plus en plus sollicitée au fur et à mesure que le primate cheminerait vers la conscience. La diversité des thèmes serait presque illimitée : vie sociale, chasse et défence, hygiène… Le singe voudrait toujours imiter des semblables (hommes déguisés ou robots). Des démonstrations pourraient ainsi être mises en scène pour l’usage d’un outil ou pour divers enseignements : bâton/arme, pierre/marteau, silex/couteau, arbre/pont/bateau, pierre creuse/bol, et plus tard, pour la découverte du feu, du langage, la domestication des animaux, l’agriculture, l’habillement, la construction d’une hutte… Des démonstrations de plus en plus complexes deviendraient possibles lorsque la conscience aurait grandi, de nouveaux outils ou savoirs ouvrant ensuite la porte à d’autres possibilités. L’évolution vers la conscience pourrait ainsi progresser.

Chaque réserve naturelle serait divisée en classes ou cellules (8-20 primates?) formées à partir de familles naturelles ou de tribus. Avec une ou plusieurs centaines d’élèves par réserve, les maîtres éclaireurs seraient plus nombreux que les élèves, chaque maître étant chargé de l’éveil d’une sensibilité particulière chez le primate. Exemples de sensibilités à faire naître : notions de vie sociale, de respect, de faute, de bonne action, d’hygiène… Des programmes d’enseignement pourraient être élaborés et gérés comme dans un établissement scolaire : matières, examens et contrôles… Les jeunes seraient dès leur naissance équipés et intégrés dans les cellules. Seule l’expérience pourra dire si les primates en cellules pourraient continuer à cotoyer les autres laissés à l’état sauvage, mais une séparation probablement requise ferait appel à des moyens artificiels : systèmes répulsifs, sanctions télécommandées...


Télésuivi des primates en apartheid : Des dispositifs discrets seraient montés sur les primates. Initialement simples (type Argos, GPS…) et plus complexes par la suite (implants ?), ils assureraient l'échange de données entre le maître éclaireur (ange gardien) et l'élève avant d'être remplacés par de véritables organes (glandes de sécrétion, circuits neuronaux…) intégrés au corps grâce à des manipulations génétiques ou autres. Cet équipement permettrait un suivi permanent des données individuelles dont certaines pourraient déjà être gérées : température corporelle, pression sanguine et urinaire, rythme cardiaque… D’autres le deviendraient plus tard, tels que : émotivité, troubles et stress, état maladif, sommeil, attention, mort… D’autres plus subtiles acquises grâce à une sensibilité accrue (goûts, sentiments, connaissances, qualités/défauts, habitudes, tempérament….) devraient pouvoir l'être avec les progrès de la science, en particulier dans la connaissance du cerveau. Une transmission digitale de sentiments intimes (humains ?) devrait à terme devenir possible, et la sensibilité de l’élève croîtrait ainsi avec son potentiel de conscience ou son instinct de survie (le savoir, génétique ou autre, c’est la survie). Doué de savoirs intuitifs ou réels grâce à de nouvelles habitudes, son mode de vie évoluerait et d’autres enseignements deviendraient alors possibles avec un potentiel de conscience croissant du primate. Les systèmes de transfert de données entre le primate et son maître éclaireur progresseraient avec la science et la technologie et devraient en conséquence être périodiquement remplacés. Le maître lui-même évoluerait vers une forme d’être artificiel (être bionique...) pourvu de moyens de supervision qui pourraient alors être intégrés dans le cerveau même du primate. Les élèves et leur descendance seraient suivis et contrôlés tout au long de leur existence.


Enseignement en apartheid du Bien et du Mal : En plus de ce suivi des primates (localisation, etc.), des implants de contrôle pourraient être programmés pour des fonctions particulières de formation. Des systèmes capables de créer chez le primate des sentiments de malaise (fièvre, oppression…) ou de bien-être (calme, confort, sécurité…) permettraient l’acquisition de différentes notions de conduite. Cet enseignement en apartheid pourrait être fait de la manière suivante :

- Impulsions ou pics de sanction infligés à l’élève pour tout mauvais comportement : relations incestueuses ou sauvages, franchissement de frontières interdites, mauvaises habitudes… Surpris en flagrant délit de mauvaise conduite par son maître gardien par observation directe ou automatique, le sujet serait aussitôt sanctionné par des impulsions qui le rendraient mal à l’aise plus ou moins longtemps. Il associerait ce malaise à sa conduite du moment, et à force de sanctions répétées, il apprendrait peu à peu à rejeter ce comportement face à des situations semblables, tout comme l’animal ou l’enfant puni pour mauvaise conduite.

- Impulsions ou pics de récompense accordés à l’élève pour tout bon comportement : respect des semblables, des anciens, des symboles divins, noblesse… Surpris en bonne conduite par son maître gardien, le sujet serait aussitôt récompensé par des impulsions qui lui apporteraient un bien-être plus ou moins intense et plus ou moins long. Il associerait ce sentiment au choix de comportement qu’il viendrait juste d’adopter, et à force de récompenses, il en viendrait à faire volontiers ce choix dans toutes les situations similaires, tout comme un animal ou un enfant récompensé pour bonne conduite.
Ces pics de sanction et de récompense permettraient de développer et de mesurer « des indices d'empathie" : des potentiels de réaction du sujet face à des évènements ou objets. Ces indices s'intègreraient par la suite dans un CV digitalisé représentatif de l'individu en tant qu'être.

L’oeil invisible de la conscience : Des règles générales de conduite seraient ainsi enseignées aux primates en apartheid total. Ces pics (sanctions, récompenses) pourraient être programmés pour nombre de situations rencontrées, le niveau de malaise ou de bien-être dépendant du nombre d’impulsions et de leur intensité. Discrètement équipés d'implants et surveillés par des systèmes audiovisuels, les pensionnaires seraient sanctionnés ou récompensés selon leur attitude face aux évènements (rencontres, dangers, …) programmés tout au long de leurs itinéraires ou rencontrés de façon fortuite. Ces sanctions et récompenses accroîtraient le pouvoir des dieux, les primates devenant peu à peu conscients de la présence d’un oeil mystérieux qui les juge en permanence selon leur comportement (l’oeil invisible de la conscience). Ces savoirs intuitifs seraient inculqués et intégrés au patrimoine génétique des nouveaux êtres après des générations de formation en apartheid cosmique. Si le langage binaire permet d’écrire les plus beaux poèmes et les équations les plus complexes avec deux seuls symboles (0, 1), des programmes complexes de comportement devraient également pouvoir être écrits dans le cerveau du primate avec deux impulsions codées (1 : bien-être; 2 : malaise). Une conscience réelle serait sans doute encore plus difficile à acquérir par les primates que la maîtrise de la lecture et de l’écriture par les enfants, et des répétitions quotidiennes seraient également nécessaires dans cet enseignement. Des examens de contrôle devraient aussi être passés, mais cet enseignement en apartheid devrait être possible.

Une mémoire collective de l'espèce : Cette hominisation des primates en apartheid cosmique permettrait à un homme procréateur d'élaborer un miroir virtuel d'une conscience collective de la nouvelle espèce. Des doubles virtuels (informatiques) intégrant les données du vécu de chaque primate évolueraient en effet dès le départ comme leurs contreparties biologogiques, donnant ainsi à l'homme une image globale de la conscience et de la mémoire de l'espèce en formation, en vue de nouveaux enseignements pour la poursuite de son évolution. Si l'homme a été hominisé, des extraterrestres détiennent une mémoire de la vie de notre espèce.

La philosophie d'une cosmogonie gigogne

L'hypothèse d’une semblable hominisation contrôlée de notre espèce pourrait s'inscrire dans le cadre d'une construction gigogne de l'intelligence cosmique. Malgré un silence cosmique qui perdure, l'humanité pourrait déjà s'engager dans la construction d'un univers de conscience gigogne en hominisant une nouvelle espèce. Des problèmes philosophiques d'un nouvel ordre se poseraient sans doute : Puisqu’il n’aurait pas vraiment tout découvert par lui-même à partir de zéro, l’homme ne serait-il pas une sorte de robot, pourraient se demander les pessimistes ? Mais les optimistes auraient une autre réponse : en quoi cette éducation contrôlée serait-elle différente de celle de parents ou d’enseignants traditionnels ? Mozart ou Einstein seraient-ils moins méritants pour avoir dû comme les autres apprendre le B.A-BA de leur art et l’expérience de leurs prédécesseurs avant de pouvoir ouvrir de nouvelles portes ? L’apprenti peut aller aussi loin que le maître, et il ne lui est pas non plus interdit de le dépasser ! Cette éducation d’une descendance cosmique pourrait en tous cas être programmée par des maîtres gardiens bien humains : un nouveau domaine scientifique ?

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