La querelle science/religion (darwinisme/dessein intelligent) reprend un vieux débat philosophique inné/acquis, avec l’univers à la place de l’homme. Science et religion pourraient pourtant se retrouver sur un socle commun.
L’œuf et l’oiseau
La science ne ferait d’ailleurs là que remonter le problème d’un étage : comment serait né l’oiseau ? Mais elle ne progresse jamais autrement, n’éclairant que les étages inférieurs de la connaissance avant de s’aventurer dans des escaliers toujours ténébreux. Un univers infini, ou une infinité d’univers, serait déjà moins magique que notre univers fini, l’oiseau pouvant encore être né du hasard dans un univers dont le nôtre ne serait qu’une excroissance.
Ce serait bien là l’ébauche d’un dessein intelligent que des extraterrestres plus avancés pourraient avoir eu le temps de pousser plus loin, sinon d'achever.
Toujours à la recherche de poupées pareillement avancées avec lesquelles il lui faudrait impérativement faire alliance et synthèse pour survivre et sauvegarder toujours mieux l’intelligence universelle, chacune des poupées gigognes pourrait prétendre être la plus grosse dans le ventre de l’oiseau sans jamais vraiment cesser d’en douter. Et la plus grosse elle-même ne cesserait de douter de sa position d’avant-garde qu’après une longue sinon éternelle solitude dans cet univers qu’elle aurait enfin ordonné, devenant par là même un nouvel oiseau capable d’engendrer un nouvel univers.
- Même s’ils s’inscrivent parfois « comme en négatif », certains éléments viennent conforter un tel modèle de survie d'une intelligence universelle, un modèle basé sur un apartheid cosmique hiérarchisé des civilisations et une synthèse des consciences acquises réalisée impérativement à chaque étape de l’évolution :
- Pour survivre, tout nid d’intelligence doit être protégé suffisamment longtemps contre d’éventuels prédateurs capables de voyages interstellaires, et la Terre l’a été.
- L'homme deviendrait un prédateur cosmique pour toute forme d'intelligence s'il devait peupler la galaxie suivant le modèle de colonisation terrestre. L’absence de traces apparentes de prédation cosmique plaide pour un apartheid délibéré d'éventuels extraterrestres plus avancés.
- L’homme pourrait maintenant créer un nouveau nid d’intelligence semblable au sien en hominisant en apartheid cosmique une nouvelle espèce issue de primates terrestres. Ce qu’il peut raisonnablement faire devrait déjà avoir été fait par d’autres êtres plus avancés.
- Une synthèse de l’intelligence terrestre est déjà engagée avec la mondialisation.
- Comme chaque poupée gigogne de notre modèle, l’homme doute et doutera probablement toujours, même s’il s’engageait dans une telle évolution.
La similitude observée dans le monde de la matière entre l’infiniment petit et l’infiniment grand pourrait se retrouver dans le monde de la conscience entre l’homme et l’univers.
Un instinct de survie cosmique
Une allégeance cosmique non négociable :
Science et transcendance se rejoignent dans un même concept, avec des mots différents pour désigner un objectif de perfection situé à un infini par nature inatteignable. L'être ne pourra en effet jamais atteindre un Savoir Absolu grâce à la science, mais seulement en découvrir des bribes en explorant toutes les niches se trouvant
à l'occasion à sa portée. En adoptant une démarche de sagesse scientifique (transcendantale) de recherche de la perfection dans tous les domaines de la vie, l'humanité irait donc à la poursuite de toute forme de vie qui l'aurait dépassé de façon vraiment significative. Elle s'approcherait ainsi toujours du Savoir Absolu (de Dieu diraient les croyants), sous réserve cependant de partir d'un constat évident :
Si des civilisations déjà transcendantales existent, elles sont bien cachées. Elles suivraient donc un modèle de comportement divin ou transcendantal de respect du Silence Cosmique. La Science étant de nature transcendantale, une sagesse scientifique de respect du Silence Cosmique serait la meilleure façon de leur rendre hommage (à Dieu également pour les croyants). Des voyageurs interstellaires plus avancés de milliers d'années seraient déjà pour l'homme de premiers éléments d'un modèle cosmique transcendantal d'évolution.
Des voyageurs interstellaires en avance de milliers ou de millions d'années qui auraient adopté un modèle de développement transcendantal (scientifique !) ne pourraient donc jamais être débusqués scientifiquement. Une hypothèse hautement vraisemblable de leur existence (quasi certitude) ne pourrait être acquise que par une expérience de dialogue muet engagé par une humanité tout entière qui voudrait les séduire en adoptant leurs valeurs déduites a priori d'après les rares éléments dont elle dispose : leur discrétion, leur volonté de paix - des valeurs que l'homme devrait déjà adopter dans ses relations avec les autres. A titre de parallèle terrestre (en négatif), tout pays voulant vraiment rejoindre l'Impérialisme Occidental acceptera déjà d'emblée ses valeurs fondamentales, à savoir, celles de l'économie de marché. Elles ne sont pas négociables, et la paix est autrement impossible, comme l'a déjà démontré la brêve existence d'un camp communiste que l'impérialisme s'est acharné de tous temps à détruire. Pourquoi des voyageurs extraterrestres ayant des milliers d'années d'avance voudraient-ils négocier sur les valeurs fondamentales d'une allégeance cosmique qui leur est due dès le départ en raison d'une avance transcendantale (scientifique) absolument indiscutable ?
Tout contact avec des voyageurs extraterrestres est donc a priori une question de choix pour l'homme : le choix de l'allégeance cosmique d'une humanité acceptant d'avance des valeurs cosmiques fondamentales - un respect du Silence Cosmique impliquant la discrétion et la paix envers la nature, ses semblables, l'univers. Ces valeurs fondamentales ne sont pas négociables et toute autre démarche d'approche (SETI, NASA, GEPAN...) est vouée d'avance à l'échec.
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