mercredi 4 novembre 2009

Le malentendu cosmique de Fermi

par Benoît Lebon

Une évidence cosmique occultée depuis des décennies par le "paradoxe" de Fermi doit être reconnue : il est incontestable que seule une civilisation de prédateurs extraterrestres débarquerait des messagers au milieu d'une humanité moins avancée qu'elle de milliers ou de millions d'années ! Par son prétendu paradoxe, Fermi s'attendait donc à tort à ce que des voyageurs interstellaires infiniment plus avancés nous envahissent, empêchant par là toute formation de conscience et nous condamnant au mieux à devenir leurs robots ! Ce serait là une attitude de prédateurs, à l'image de ceux d'une colonisation terrestre toujours d'actualité.

Contrairement à d'autres crimes contre l'humanité aujourd'hui reconnus (Shoah, Kmers Rouges...), ces crimes ignorés de l'homme blanc et de ses héritiers expliquent sans doute cet aveuglement général. Cette évidence non reconnue ne fait qu'entretenir une fausse interprétation du silence cosmique : Fermi n'aurait en effet dû constater qu'une absence de prédateurs extraterrestres d'une violence de même nature, ce qui n'exclut nullement l'existence de voyageurs pacifiques. Une visite non attendue d'extraterrestres serait en effet un viol de l'humanité pire que celui de la colonisation ! Si le "monde civilisé" maintient ses prédateurs pédophiles loin de ses jardins d'enfants, "un univers civilisé" protègerait également ses espèces les moins avancées contre le viol pendant leur difficile croissance d'une conscience collective. Leurs écosystèmes d'origine resteraient à l'abri d'éventuels prédateurs capables de voyages interstellaires.

La violence terrestre est une maladie, une forme d'addiction, un fléau que les espèces très avancées auraient depuis longtemps vaincu. Tout comme un espace terrestre sans tuberculose, un espace interstellaire sans violence pourrait être assaini plutôt que sans vie comme le voulait Fermi. Des voyageurs interstellaires "vaccinés" contre la violence respecteraient le silence cosmique envers les espèces moins avancées encore enfermées dans leurs écosystèmes. Avant de se présenter, ils prépareraient une reconnaissance mutuelle tacite et préalable basée uniquement sur l'intelligence et le bon sens des moins avancés. Ils ne pourraient dignement arriver sans être attendus !


Le silence cosmique ne laisse que le choix d'une existence (ou d'une absence) de voyageurs interstellaires bienveillants qui observeraient une loi d'éthique cosmique dans leurs relations avec les espèces encore sédentaires. Le "principe du rasoir d'Occam" ne permet pas de dire autre chose : des voyageurs interstellaires ne pourraient en effet prouver leur pacifisme qu'en respectant le silence cosmique en attendant que l'humanité leur prouve qu'elle est à son tour prête à le faire, après avoir renoncé à toute forme de prédation envers les plus faibles !


Contrairement à ce qu'annonçait Fermi, le silence cosmique est donc de bon augure pour l'avenir de l'intelligence dans cet univers : l'homme peut déjà parier sur l'existence d'une Transcendance Cosmique. Mais s'il était malgré tout l'être le plus avancé, il aurait encore la chance de pouvoir faire naître cette transcendance ! Cette radieuse perspective cosmique change tout pour l'humanité ! L'homme fait donc jusqu'ici un mauvais choix en pariant avec Fermi sur la prédation cosmique plutôt que sur la bienveillance.

De quelle bienveillance veut-on parler, pourrait se demander l'homme ? De celle d'une Transcendance Cosmique : de Dieu traduiraient aussitôt les croyants, ceux qui misent gros sur un pari cosmique qu'ils estiment toujours gagnant ! Tous les autres (incroyants, athées, agnostiques...) pour lesquels aucun pari n'est toujours gagnant pourraient quand même miser sur la seule existence d'êtres juste un peu plus avancés que l'homme de quelques milliers d'années et capables de voyages interstellaires, une perspective déjà beaucoup plus accessible. Ce pari cosmique "a minima" serait déjà un acte de foi dans l'avenir de l'humanité, et "une première pierre" de Trancendance Cosmique dans le cas où l'univers (ou les univers) n'aurait pas encore eu le temps d'aller plus loin que l'humanité dans l'édification d'une conscience cosmique par nature jamais achevée.


Ce pari sur la bienveillance cosmique est plus intelligent et fructueux que le pari actuel de l'homme sur la prédation ! Par sa culture quotidienne de l'égoïsme, l'homme prédateur parie en effet de toute façon sur l'existence d'une place de superprédateur qui lui serait réservée dans un univers encore vierge qu'il a déjà commencé par souiller. Un pari sur l'existence ou la naissance possible d'une Transcendance Cosmique maintenant à sa portée ne pourrait pourtant qu'éloigner et contenir un Mal toujours latent !

Des voyageurs interstellaires contraints au silence cosmique auraient déjà fait plus de la moitié d'un chemin de paix terrestre en misant sur un homme assez intelligent pour parier sur leur existence. Seule une humanité guérie de sa violence peut les libérer de leur voeu de silence. Une espèce devenue consciente de la grandeur de ce silence cosmique ne peut que les inviter à la communion !


L'humanité doit se préparer dans l'allégresse à cette communion de transcendance cosmique. Le grand ménage planétaire ne devrait donc pas trop tarder à commencer. Comme pour toute fête ou cérémonie officielle, la maisonnée terrestre doit nettoyer correctement les lieux et apprêter tous les membres de la famille humaine pour une digne réception d'hôtes de marque venus de si loin !

Sans une communion cosmique, cette démence planétaire de l'humanité pourrait rapidement la conduire à une Apocalypse, à travers des crises répétées (écologiques, économiques...) qui ne sont que des métastases de plus en plus nombreuses d'un cancer déjà bien avancé.


Données du problème de survie cosmique de l'humanité, d'après le "paradoxe-malentendu de Fermi" :

  • Considérant la population galactique et stellaire de l'univers, les foyers de vie extraterrestre peuvent être innombrables, même s'il n'est pas exclu que l'humanité puisse être l'espèce la plus avancée, ou la seule espèce intelligente.

  • Des civilisations stellaires prêtes à partager ne peuvent vraiment le faire que si l'une au moins d'entre elles a accédé au voyage interstellaire. Plus que la question de la vie en général dans l'univers, celle de l'existence ou non de voyageurs interstellaires est donc la plus pertinente pour l'humanité.

  • Les durées de voyages conduisant à des niveaux de développement vraiment très différents, des voyageurs interstellaires pacifiques respecteraient le silence cosmique envers les espèces encore sédentaires, n'intervenant dans leur évolution que de façon discrète. Seul ou non dans l'univers, l'homme devrait lui aussi s'engager à faire de même avant d'entreprendre des voyages interstellaires.

  • Le silence cosmique pose seulement la question de l'absence - ou de l'existence de voyageurs interstellaires bienveillants ayant éliminé (ou confiné) toute malveillance cosmique envers les espèces encore sédentaires.

L'homme joue un pile ou face toujours perdant : Son comportement est un pari sans équivoque sur l'absence, celui d'un être qui n'attend rien du Cosmos et n'est pas prêt à partager, ne visant qu'à l'expansion interstellaire de son entreprise terrestre de prédation - BusinessAsUsual.Universe !

  1. S'il a gagné son pari, l'homme s'engage en effet dans la construction d'un enfer : une colonisation d'un univers peut-être déjà peuplé d'espèces primitives qui lui apprendra rapidement mais trop tard qu'il aurait dû faire l'autre pari, même dans la perspective d'une absence de Transcendance !
  2. S'il a perdu son pari, des voyageurs interstellaires bienveillants attendront jusqu'à l'Apocalypse un réel investissement de l'homme dans un pari sur la Transcendance Cosmique. Ces voyageurs interstellaires prêts à partager ne se présenteront en effet jamais sans son invitation à une communion de partage. Toute autre démarche de survie de l'espèce est une forme de rebellion vouée d'avance à l'échec.

En conséquence de son choix cosmique actuel, un enfer attend l'humanité dans les deux cas :

- un enfer édifié par un homme seul (? *) pour un stupide pari gagné

- un enfer imposé par les extraterrestres pour le même pari perdu !

  • (? *) : Un homme seul, ou abandonné par une Transcendance Cosmique lassée de sa protection contre des prédateurs interstellaires qui auraient alors le champ libre. S'il maîtrisait finalement le voyage interstellaire, d'autres prédateurs issus ou non de sa propre lignée ne tarderaient de toute façon pas à apparaître ! Au lieu d'une "première pierre" de Bienveillance, un homme éventuellement seul aurait alors posé sa première pierre de Malveillance Cosmique !

L'homme peut jouer un pile ou face toujours gagnant : Seul ou non dans l'univers, il a en effet tout intérêt à parier sur la grandeur du silence cosmique par un investissement réel dans la non-violence terrestre. S'il a gagné son pari, une bienveillance cosmique est prête à l'accueillir. Mais s'il est malgré tout vraiment seul, il aura eu la chance de pouvoir poser la première pierre d'une Transcendance Cosmique pour une paix universelle !

Ces données et conclusions ont été établies à partir d'un simple constat : seuls des extraterrestres prédateurs semblables à l'homme blanc et ses héritiers privilégiés de la colonisation rompraient le silence cosmique vis à vis d'une humanité qui n'aurait pas renoncé à la prédation. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette simple constatation qui change les perspectives d'avenir de l'humanité n'a jamais été faite depuis des décennies de discussions sur le prétendu paradoxe de Fermi, ce qui en dit long sur le conditionnement idéologique induit par notre modèle de civilisation. Cette vérité est sans doute difficile à entendre dans un monde où une langue de bois internationale veut à tout prix poursuivre cette prédation des privilégiés derrière des paravents de démcratie et de libre entreprise.

Le remplacement de l'homme au centre d'un univers intelligent par d'éventuels voyageurs interstellaires beaucoup plus avancés que lui exige la reconnaissance d'une civilisation terrestre fondée sur une philosophie d'un ego prédateur propagée par une caste de privilégiés qui s'accroche elle aussi au centre. Cette centralisation de l'homme autour de son ego (égoïsme) doit également être dépassée. Par une Double Décentralisation Cosmique inscrite dans le Silence Eternel, l'homme doit sortir du centre de l'univers en sortant de son ego, une Renaissance Cosmique plus révolutionnaire que celle accomplie du temps de Galilée.

Cette Renaissance Cosmique doit refuser toute culpabilisation individuelle qui n'est qu'un transfert négatif d'une responsabilité collective sur son semblable ou sur soi-même. L'individu doit toujours dénoncer la faute et le privilège qui lui est attaché sans chercher seul à instituer l'ordre. S'ils peuvent dans l'urgence être justifiés, le sacrifice individuel et la charité restent toujours des désordres.

L'égoïsme naturel est un bien puisqu'il nourrit un instinct individuel de survie indispensable à l'existence. Seul l'égoïsme de prédation est un mal à combattre puisqu'il se nourrit de biens acquis aux dépens de la survie des plus faibles et du patrimoine commun (ressources, espace vital, production...). Les responsabilités personnelles ou collectives ne peuvent pas être punies par des semblables juges et parties qui n'ont que le droit de se protéger.

Un Tribunal Extraterrestre impartial qui aurait laissé à chacun le temps de s'amender avant de se dévoiler pourrait cependant juger ces responsabilités. Riche et pauvre auraient sans doute autant de renoncements à faire pour accéder ensemble à la Transcendance Cosmique.

L'humanité ne survivra pas en se retranchant derrière un mur planétaire d'assourdissement qui l'empêche d'écouter le silence cosmique.

Si elle refusait de prendre un flambeau de transcendance qui lui est offert, l'univers est sans doute assez peuplé pour que d'autres espèces intelligentes fassent preuve de moins de stupidité !







Voir Suite >> Espace vital et transcendance








jeudi 4 juin 2009

Espace vital et Transcendance Artificielle


par Benoit Lebon ----------------------------Accueil & Index


Une évasion cosmique de l'humanité doit être préparée : Les hommes pullulent et s'empoisonnent mutuellement la vie dans l'espace vital étroit d'un écosystème qui se réchauffe et dont les ressources s'épuisent. L'espèce aurait besoin de cinq ou six planètes de plus pour continuer dans sa folle lancée. Mais elle sait maintenant (A. Lebeau: L’Enfermement planétaire, Gallimard 2008) qu'elle est en tant que telle enfermée dans son système planétaire et stellaire, et que ses surplus naturels de population ne pourront jamais migrer ailleurs, ce qui la condamne à terme à manquer d'espace vital pour déployer l'intelligence qu'elle porte. Comme exposé dans un précédent article (« Vers une métamorphose artificielle de l'homme »), elle ne pourrait continuer de miser sur un « oeuf planétaire » inépuisable.





Pendant qu'il est encore temps, l'homme devrait donc préparer sa mutation artificielle pour se libérer de sa « prison- garderie terrestre» et agrandir son espace vital. Cette expansion de l'humanité se ferait alors dans l'espace interplanétaire dans une première étape, et dans l'espace interstellaire par la suite. Si une évasion préparée dans la hâte pourrait tourner à l'Apocalypse, elle pourrait aussi, si elle était menée raisonnablement et à temps, offrir à l'humanité une chance unique de renaissance et de réinsertion cosmique.

  • Mais l'humanité pourrait alors avoir à partager le Cosmos avec des voyageurs extraterrestres qui auraient avant elle réussi à se libérer et qui maîtriseraient donc mieux ce milieu.

Une transcendance artificielle de l'homme

  • L'évasion cosmique de milliards d'hommes faits de chair et de sang ne pourrait être envisagée. Mais une métamorphose artificielle de l'être humain pourrait devenir réalisable à un terme relativement court, à partir de connaissances et de réalisations déjà existantes en médecine, en neurosciences, en génomique, en chirurgie, en robotique...

    Comme précédemment indiqué, tous les organes du corps humain seraient à cette fin remplacés par des composants artificiels au fur et à mesure, ou en prévision de leur défaillance naturelle. Ceci reviendrait :
  • 1) dans une première phase à réaliser une greffe, fonction par fonction, du cerveau sur un corps robotisé,
  • 2) et dans une deuxième phase, à rendre le cerveau lui-même artificiel.




Une mutation artificielle progressive


Les recherches pourraient aussi permettre de mener de front ces deux phases de mutation en procédant avec le cerveau comme avec le reste du corps. Des aires ou des régions particulières de l'organe (mémoire, fonctions motrices, vision, ouïe...) seraient ainsi rendues artificielles au fur et à mesure, ou en prévision de leur dégradation naturelle. Des interfaces cerveau/machine et machine/cerveau rendraient possible une « sous-traitance » des différentes fonctions par une batterie de composants spécialisés, associés en vue d'interactions directes avec l'environnement dans un nombre croissant de situations. Comme pour tout nouvel outil (calculatrice, lunettes progressives, prothèses auditives ou dentaires, etc.), une période d'apprentissage devrait être consacrée à l'utilisation optimale et l'étalonnage précis de ces nouveaux sens artificiels. Mais l'expérience quotidiennement acquise par l'homme n'est-elle pas déjà un "apprentissage naturel" pour l'étalonnage de ses sens en vue d'une optimisation de son instinct de survie ?



Le cerveau biologique cèderait ainsi peu à peu la place à un cerveau artificiel qu'il aurait tout au long "édifié" à son image. Il n'assurerait plus qu'un contrôle de plus en plus spécialisé d'outils intelligents mis à son service, comme ceux mis au service du pilote d'un avion automatisé qui n'aurait finalement jamais à reprendre en mains les commandes pour le décollage, l'atterrissage, la navigation... Il ne s'agirait à chaque fois que de simples outils intelligents, des interfaces interactives mises au service d'un système cognitif central qui resterait en partie longtemps, sinon toujours, irréductible.

Une signature cosmique individuelle : L'homme perdrait-il ainsi sa "vraie" nature ? Ce débat philosophique aurait alors commencé depuis l'invention des premiers outils, en passant par la première machine, la première calculatrice, le premier ordinateur... L'outil n'est qu'un prolongement de la main, du cerveau et des sens, et la mutation artificielle de l'homme aurait donc commencé depuis sa première invention dans la plus haute antiquité ! Hominisé naturellement ou non, le primate a développé au cours des millénaires une conscience transcrite dans son cerveau par des niveaux de bien-être et de mal-être mesurés par ses sens dans le vécu quotidien, un confort et un malaise pouvant aller jusqu'à la jouissance et la douleur la plus extrême. Développés naturellement ou non, les sens eux-mêmes peuvent être vus chez le sujet comme des interfaces dédiées au déplacement d'un contre-poids le long du fléau "d'une balance virtuelle de survie» dont l'équilibre est perturbé en fonction de ces sentiments de bien-être et de mal-être (confort/malaise) concrètement vécus.



Les interactions de l'individu avec son milieu sont autant de tentatives de revitalisation d'un instinct de survie maintenu en alerte par une « balance virtuelle » dont l'équilibrage doit être en permanence optimisé. Elles se traduiraient chez l'homme artificiel par des flux de données générés par des modèles de comportement basés à la fois sur l'expérience individuelle déjà acquise en de semblables circonstances et sur les interactions en provenance de l'environnement local. Ces flux de données viendraient à leur tour activer des interfaces spécialisées en fonction des réactions choisies, complétant par là un cycle d'interactions entre le sujet et son environnement. Des sens artificiels donneraient donc à l'être vivant une sensibilité cosmique croissante, le sujet artificiel ayant à tout moment une "signature cosmique " bien reconnaissable.


Ceci ne serait pas en contradiction avec une évolution naturelle, ni avec une évolution contrôlée de l'espèce. Les sens de l'être biologique sont eux-mêmes des outils intelligents de survie, des interfaces d'interaction avec son environnement, au même titre que ceux que l'homme pourrait développer, et développe déjà artificiellement.


  • Si « Dieu ne joue pas aux dés », un être aussi avancé pourrait finalement se le permettre après avoir ainsi éliminé toutes « les combinaisons perdantes » : De même que l'homme s'est toujours reproduit par une sexualité restée mystérieuse, la petite part du cerveau restée "naturelle" pourrait en dernier lieu être elle-même codée (à l'exemple de l'ADN et du génome) et reproduite artificiellement (digitalisée) sans avoir été totalement expliquée. L'humanité pourrait aussi être aidée par des extraterrestres plus avancés dans cette entreprise. Ils pourraient même nous avoir assistés dans notre hominisation (Voir : Une hominisation de primates incontournable ) et sauraient alors bien mieux que nous notre vraie nature.
  • Mais il restera sans doute toujours une part de mystère, "une petite flamme de transcendance" qui ne sera jamais facile à distinguer, comme une petite planète dans la lumière aveuglante de son étoile.



Le « digitosapiens », un être de transcendance cosmique

Si le pas était franchi, le passage de l'être naturel à l'être artificiel ne pourrait être envisagé isolément. L'être digitalisé ne retrouverait sa conscience qu'au milieu d'êtres et d'objets capables de reconnaître « sa signature cosmique » et de traduire à tout moment sa pensée par des actions concrètes dans un espace préalablement aménagé. Il n'existerait qu'en communication constante avec un monde de transcendance cosmique qu'il aurait commencé à édifier bien avant sa métamorphose, afin de pouvoir continuer de l'optimiser et de l'animer par la suite.



Devenu artificiel, il ne pourrait en effet plus faire, mais faire faire pour simplement être, c'est-à-dire penser ou agir par exemple dans l'immédiat par l'intermédiaire d'interfaces diverses déjà mises en place sous forme de programmes ou de robots traditionnels. Pour des actions à plus ou moins long terme, ces interfaces pourraient prendre la forme de systèmes physiques naturels (mécaniques, chimiques, météorologiques, gravitationnels, astronomiques...) ou d'espèces plus ou moins avancées (végétales, animales, intelligentes...) maintenues sous contrôle ou sous tutelle en vue de comportements déterminés; comme dans le cas d'une hominisation de primates discrètement menée dans un apartheid cosmique respectueux des moins avancés et plus faibles.


A l'image de Stephen Hawking
accèdant déjà si bien à un clavier et au monde par le simple battement d'une paupière, un être de transcendance cosmique « effleurerait », tel un pianiste les touches de son instrument, des interfaces intelligentes préalablement semées dans son environnement (robots, mémoires, interfaces diverses) . Il "ricocherait" alors d'une interface intelligente à l'autre ("comme une pierre plate adroitement lancée sur un plan d'eau") pour recueillir ou déposer de nouvelles données ("des notes de musique") en vue d'actions ou "d'oeuvres" déterminées.


"Artistes et musiciens cosmiques" : Ces interfaces intelligentes organisées pour vivre leur vie et se reproduire libèreraient ainsi «l'artiste» de l'entretien de son instrument pour se consacrer uniquement à sa musique et devenir finalement "la musique elle-même".

« Des âmes de nature ondulatoire » (rayonnements EM) porteuses de la signature cosmique de chaque être (son identité) feraient ainsi la navette entre des cerveaux (mémoires individuelles ou collectives) et des sens artificiels (interfaces intelligentes) installés un peu partout par l'espèce dans des relais de transcendance, sur des planètes ou en orbite. L'humanité serait ainsi préparée pour son intégration dans la Galaxie et dans l'Univers.
  • Cette métamorphose artificielle de l'être humain en un être de transcendance digitalisé (virtuel) concernerait tous les hommes qui le souhaiteraient, sans l'apartheid médical actuellement pratiqué. Elle est peut-être plus proche qu'on ne l'imagine (Voir entre autres : The simulation argument, by Nick Bostrom & The blue brain project, by Henry Markram). Des organes et des systèmes corporels complets ont déjà été artificiellement conçus ou sont actuellement étudiés : coeur, rein, cerveau, intestins, foie, estomac, glandes, sang... Une recherche poussée dans les différents domaines des sciences de la vie et des sciences de l'ordinateur ouvrirait à l'humanité les portes d'un autre monde.


La naissance d'une transcendance solaire



L'humanité aurait ainsi réussi à se « transcender » en mettant au monde une première (?) génération d'êtres digitalisés. Un « digitosapiens » de transcendance solaire existerait dans un système d'interfaces intelligentes qui le rendraient alternativement conscient ou inconscient :

1) conscient : actif au milieu de ses semblables, en communication/interaction par l'intermédiaire d'interfaces diverses (robots, calculateurs, etc),

2) inconscient : au repos ou en veille dans des moyens de sauvegarde ou de transport (mémoires informatiques, rayonnements électromagnétiques).

Toute nouvelle expérience acquise par l'être artificiel pendant un temps de conscience (travail) serait ainsi sauvegardée pendant un temps d'inconscience (repos). Des routines automatiques de mise jour et de sauvegarde seraient mises en place pendant ces temps d'inconscience, mais le digitosapiens pourrait aussi compter sur la vigilance de ses semblables pour veiller pendant son sommeil et le réveiller en cas d'alerte imprévue. Un instinct collectif de survie prendrait ainsi le relais de l'instinct individuel.

Un hébergement cosmique indispensable : Un être digitalisé pourrait donc « voyager inconsciemment» dans l'espace à la vitesse de la lumière dans un rayonnement électromagnétique qui le rendrait potentiellement présent en tout point de réception où des interfaces intelligentes auraient été installées. Il ne s'agirait pas d'une "télétransportation" probablement impossible d'un être, mais d'une intégration d'un faisceau d'ondes qui le représenterait totalement dans des interfaces intelligentes (mémoires, robots...) déjà installées. N'existant qu'à l'état virtuel en tant que rayonnement électromagnétique, l'être digitalisé ne pourrait vivre et agir que dans un milieu artificiel collectivement aménagé pour le reconnaître.

Cette reconnaissance renouvelée de l'être artificiel à "une source de transcendance cosmique " exclurait toute forme d'égoïsme, pour ne retenir que des projets collectifs. L'être digitalisé existerait en progressant ainsi d'une source de transcendance à l'autre. Sans cette reconnaissance de ses semblables aux relais rencontrés sur son trajet, il poursuivrait sa route comme toute onde de propagation, dans une inconscience éternelle de mort cosmique.

  • Des transferts électromagnétiques d'êtres de transcendance vers des stations ou essaims cosmiques déjà installés sur d'autres planètes et en orbite solaire ou planétaire deviendraient dès lors possibles.

  • Des êtres de transcendance pourraient de même être transférés à la vitesse de la lumière sur des vaisseaux cosmiques pareillement équipés pour les rendre conscients et actifs sur place, ces vaisseaux étant alors en route vers les étoiles de la Galaxie à des vitesses nettement moindres et aujourd'hui déjà accessibles.

    L'espace interplanétaire et interstellaire serait ainsi ouvert à l'humanité tout entière.


Un "essaim cosmique de digitosapiens terriens" en liaison constante avec sa planète-mère pourrait ainsi progresser dans l'espace interstellaire pour aller cultiver ailleurs une vie biologique porteuse d'intelligence et pour contacter d'autres êtres plus avancés déjà capables de tels exploits.



Cette exploration du Cosmos facilitée par l'absence de vie biologique à bord ne se ferait cependant qu'aux vitesses de croisière couramment atteintes par des vaisseaux classiques. L'étoile la plus proche resterait donc à des dizaines de milliers d'années, et le voyage durerait encore des centaines d'années si des lanceurs nouveaux permettaient des vitesses cent fois plus grandes qu'actuellement. Mais l'homme pourrait heureusement ne pas avoir à faire seul tout le chemin interstellaire : d'autres stellaires libérés depuis plus longtemps pourraient se trouver à proximité de la Terre au moment de sa délivrance, prêts à accueillir dans l'allégresse l'arrivée d'une transcendance solaire.





A la rencontre d'autres transcendances




L'humanité pourrait être aidée par des extraterrestres bienveillants dans son projet cosmique de transcendance. Des transferts électromagnétiques interstellaires deviendraient alors réalisables pour toutes les destinations où l'homme aurait trouvé d'autres messagers de transcendance déjà équipés pour l'héberger et le rendre conscient localement en vue de contacts normaux. Des extraterrestres capables de voyages interstellaires auraient en effet eux aussi muté vers une forme d'existence virtuelle et pourraient donc offrir à l'humanité de telles facilités de logistique cosmique, y compris dans notre propre système solaire. Ils attendraient d'ailleurs de l'espèce humaine de pareilles facilités en retour, et ils seraient certainement prêts à l'aider à cette fin.


L'hôte extraterrestre offrirait ainsi à l'homme le voyage et l'hébergement cosmique. Comme avant tout accueil de messager de transcendance "sonnant à sa porte", l'hôte aurait cependant eu l'occasion de prendre connaissance de son CV cosmique complet. Les visiteurs indésirables seraient donc écartés, ce qui représente une garantie totale de paix dans les relations entre des êtres de transcendance (Voir ci-dessous : Désarmement et allégeance terrestre). De telles rencontres cosmiques seraient des occasions d'enrichissements mutuels et de projets communs. Des unions interstellaires pourraient par exemple se réaliser (voir : mariage de cerveaux), ce qui permettrait un « brassage » fructueux de toutes les civilisations stellaires avancées.



En acceptant d'ouvrir sa porte, l'hôte extraterrestre pourrait aussi accepter de servir de relais de transfert vers d'autres destinations stellaires, en donnant par exemple au messager de passage un accès direct à son propre réseau de communication et de relations. Une véritable "toile de transcendance" pourrait déjà avoir été tissée pour réunir tous les relais stellaires mis en place par les civilisations libérées de notre Galaxie. L'insertion de l'humanité dans ce"réseau Internet interstellaire" serait très attendue par des êtres avancés qui nous observeraient : leur propre toile de transcendance serait ainsi enrichie d'une nouvelle étoile !


Mais en attendant, l'humanité manque d'espace vital dans sa prison terrestre, et quelques évidences doivent être méditées :





Un capitalisme de prédation planétaire





Tout espace vital doit être un jour agrandi dans l'évolution d'une civilisation, et il n'y a rien de dramatique dans l'enfermement actuel de l'humanité dans son système planétaire et stellaire, même si certains exemples ne devraient pas être suivis. Ainsi, Hitler voulait asservir les peuples slaves, et d'autres, pour offrir au peuple allemand un espace vital plus grand (Lebensraum). Les plus forts de l'espèce ont historiquement fait de même aux dépens des plus faibles (Amérique, Palestine...), par des moyens « d'épuration » ou de conquête par le fer et par le sang.

Sous des dehors plus attractifs mais tout aussi barbares, le capitalisme planétaire utilise des moyens similaires pour réserver une part croissante des ressources et de l'espace vital de l'espèce à une minorité de privilégiés installés comme des seigneurs et princes dans des cellules dorées d'un apartheid de suprême abondance. Cette «épuration capitaliste » laisse à la dérive une immense majorité d'hommes «économiquement castrés », assourdis par une propagande multiforme de lavage de cerveau qui les incite sans cesse à se laisser enfermer tels des eunuques dans le « harem » d'un marché conçu pourtant pour les asservir.

Le capitalisme monothéiste est de loin la première religion planétaire, avec ses autels et ses cathédrales (bourses, casinos, grands hôtels...), ses icônes sacrées (voitures et résidences de luxe, yachts, avions, bijoux et gadgets de consommation...), ses synodes et conciles (G8, Davos...), son paradis et ses grâces (le Gros lot, le Vedettariat...), son purgatoire et ses pénitences (faim, chômage, délocalisations, insécurité...), son enfer (guerres, génocides, « croisades » d'Irak, d'Afghanistan, du Vietnam...). Des foules de fidèles assistent chaque jour à ses messes pour recevoir avec dévotion « la sainte hostie » qu'est devenu l'argent (le vieux culte du Veau d'Or). Si les croyants traditionnels peuvent douter de la réalité de la force mise dans l'hostie, rares sont ceux qui doutent de celle de l'hostie monétaire parmi les fidèles mis à genoux par les grands prêtres privilégiés pour la recevoir.





S'il a un temps représenté un progrès, ou plus exactement une moindre prédation après le servage et la féodalité, le capitalisme est aujourd'hui un système dépassé, une religion monothéiste, intégriste et totalitaire qui leurre les déshérités dans la promesse d'un paradis terrestre impossible : un rattrapage de l'Occident, "une ruée vers l'Ouest" perdue d'avance !





  • Un pillage systématique des plus faibles (hommes, bêtes, plantes, ressources...) : N'ayant jamais été qu'un rêve, le « rêve américain » d'un enrichissement accessible à tous les hommes n'est qu'un slogan de propagande de lavage de cerveau d'une population terrestre criminellement infantilisée pour mieux être pillée (« bonne nuit les petits ! »). C'est ignorer la nature profonde du prédateur que de penser que le capitalisme se serait contenté de piller les seuls plus faibles de l'espèce sans s'attaquer aussi à la planète elle-même, dans ce qu'elle a justement de plus faible. S'il a pu rester longtemps voilé, ce pillage de la nature s'est accentué avec un développement du progrès technologique que les privilégiés de l'espèce se sont depuis longtemps approprié. Le pillage capitaliste des plus faibles s'étend tout logiquement au pillage de plus en plus accentué de la nature sous toutes ses formes.

Le capitalisme joue la vie de l'espèce à la roulette russe ! Il a piétiné le champ du communisme dans un affrontement qui a frôlé l'apocalypse : « le coup passa si près que le chapeau du communisme tomba », aurait pu dire Victor Hugo. L'ex URSS n'était heureusement que le chapeau d'un communisme embryonnaire, car si « le bébé était jeté avec l'eau du bain », l'humanité suivrait le triste exemple de la Sainte Inquisition qui voulait brûler les lunettes astronomiques un peu grossières de Galilée pour les empêcher de se métamorphoser en de modernes télescopes.




Elle se priverait ainsi d'un outil qu'il lui faudrait au contraire développer avec la patience qu'elle a trouvée pour mettre au point ses outils astronomiques. Une graine de transcendance ne pouvait pousser dans un champ sans cesse agressé et piétiné comme ce fut le cas, et le combat pour la survie de l'humanité est aujourd'hui loin d'être gagné : il reste à développer un instinct collectif de survie dans l'espèce, ce qu'avait sans doute maladroitement tenté de faire un communisme adroitement entravé par un capitalisme de prédation planétaire qui veut poursuivre ce jeu stupide de la roulette russe avec d'autres (Chine, Corée du Nord, Iran...). Ses « victoires » sont autant de défaites pour l'humanité, autant de pas de plus vers la mort. Le capitalisme est "une drogue dure, un cancer généralisé" qui mène l'humanité à sa perte en la maintenant dans un culte de l'individualisme dont elle devra bien s'en guérir pour survivre.

Grâce à un réseau économique et militaire tressé par les plus forts, les plus faibles sont condamnés par le capitalisme à demeurer des éternels perdants dans un "sauve qui peut général" qui les conduit au désespoir et à la mort dans des cellules surpeuplées et délabrées d'un apartheid de violence et de misère. Le système en tant que tel ne pourrait être amendé par des semblants de reformes écologiques ou économiques, comme les privilégiés tentent actuellement de le faire croire.




Il n'y a aucun développement durable avec le capitalisme.




« Le capitalisme est le racket légitime organisé par la classe dominante. » disait fort justement le gangster et criminel Al Capone. A l'image de « chiens de riches » traditionnellement mieux nourris "que des chiens de pauvres", "les nouveaux riches" (BRIC, OPEP, UE...) se laissent tour à tour appâter dans ce pillage des plus démunis de la planète en se compromettant, volontairement ou non, dans un marché de prédation planétaire par « un achat presque obligé » d'obligations en dollars (voir entre autres :"Voyage circum-monétaire à la recherche du Roi-Dollar").



« Le dollar est notre devise et votre problème » disait hautement il y a près de quarante ans, John Connally, au reste du monde. Le secrétaire US au Trésor annonçait tout simplement par ces mots que la Caste avait décidé d'ouvrir ses rangs à des "mercenaires-prédateurs" étrangers, sous réserve que ces nouveaux anoblis ("les nouveaux riches") démontrent leur entière allégeance en subventionnant un « crime initiatique » par un droit d'entrée payable d'avance en dollars, à l'image de ce que fait couramment la Mafia avec des moyens il est vrai plus modestes et vulgaires. La Mafia elle-même pourrait en dernier lieu se contenter d'un droit d'entrée passivement payé par le nouveau riche pour simplement survivre, mais elle préfèrera toujours une participation directe au crime, à l'image de ce que fait tout logiquement la Caste en tentant toujours d'associer les nouveaux riches à « ses nouvelles croisades d'Irak, d'Afghanistan, du Vietnam, et surtout, anticommunistes, si cela redevenait nécessaire....




En donnant toujours plusieurs longueurs d'avance à la violence la plus extrême, « les lois démocratiques » internationalement encadrées par la même Caste ne laissent d'ailleurs aux nouveaux riches qu'un "autre choix de roulette russe" potentiellement porteur d'une violence peut-être encore plus grande. La tentation de s'enrichir est vraiment trop forte, et «une chaîne de prédation planétaire» s'est ainsi installée, dans l'espoir pour certains de devenir demain les super-prédateurs d'un système qui ne pourrait autrement exister, jusqu'à son pourrissement final.

Le capitalisme des privilégiés sépare les hommes dans des apartheids de misère et de surabondance. (Voir entre autres une conférence de Roger Garaudy, un exposé déjà ancien -1996- qui garde cependant globalement toute son actualité : Le nouveau désordre mondial).



Mais l'espace vital terrestre devra cette fois être élargi au Cosmos au bénéfice de toute l'humanité, par des moyens vraiment pacifiques.


Désarmement et allégeance terrestre

Un espace de transcendance artificielle est donc potentiellement à partager dans le Cosmos avec d'autres êtres qui se seraient déjà libérés. Mais cet espace vital ne pourrait plus être constitué de terres et de ressources situées sur des planètes extraterrestres habitées par des espèces traditionnellement faciles à dépouiller. Les surplus annuels d'hommes naturels ne pourraient, rappelons-le, en coloniser aucune, et un homme digitalisé n'aurait pas besoin de telles richesses pour exister et s'épanouir !


  • Un tel homme fraîchement sorti de sa « prison/garderie terrestre» se retrouverait dans un espace cosmique maîtrisé - au moins potentiellement - par des voyageurs interstellaires eux-mêmes nés naturellement et devenus comme lui-même des êtres de transcendance, mais évadés de leurs prisons depuis plus longtemps : certains êtres de précédentes générations cosmiques pourraient s'être libérés depuis des millions d'années ou davantage. Les primitifs, biologiques ou autres, resteraient pour leur part enfermés dans leurs écosystèmes planétaires, discrètement protégés contre toute intervention étrangère (humaine ?) par leurs tuteurs de la Transcendance. L'espace cosmique dans lequel l'espèce humaine tout entière est appelée à emménager serait donc un milieu de grands nomades, réservé naturellement à des messagers de transcendance chevronnés et bien équipés.



Toute relation interstellaire exige un désarmement total de l'humanité : Par simple précaution, l'existence de messagers interstellaires devrait en effet être dès le départ intégrée par l'homme dans son projet d'évasion.

  • Si les grands navigateurs terrestres (Colomb, Magellan...) sont sortis les premiers de leur « monde civilisé » pour aller à la rencontre d'un « monde sauvage » auquel ils allaient imposer durement leur loi, ce serait cette fois le contraire : les premiers évadés terrestres sortiraient d'un « monde terrestre sauvage » pour rejoindre un monde cosmique potentiellement plus avancé et exigeant. Un homme qui ferait ses premiers pas de nomade hors de sa « garderie terrestre» ne pourrait d'emblée vouloir s'imposer face à des aînés interstellaires plus expérimentés. Il devrait au contraire se montrer prêt à adopter leur loi en s'étant préalablement désarmé bien avant son départ, en signe de soumission cosmique. Tout individu envoyé en éclaireur devrait d'ailleurs pareillement répondre pour l'allégeance de toute l'humanité.

  • Il en serait de même pour tout contact ou rencontre de l'homme avec d'autres messagers de transcendance. Ceux-ci ne pourraient en effet se présenter ouvertement tant que l'homme n'aura pas adopté un comportement pacifique incontestable, non seulement envers eux-mêmes, ce qu'il serait sans doute prêt à accepter devant leur force potentielle, mais surtout envers ses propres semblables terrestres, et également envers sa planète et toute la vie qu'elle porte. Cette exigence évidente d'un pacifisme obligé des candidats aux voyages ou aux échanges cosmiques n'est jamais abordée dans les analyses, alors qu'elle remet totalement en cause les positions traditionnelles de l'homme sur des relations envisageables lors de rencontres avec des messagers interstellaires. Au-delà de leur force que ces êtres de transcendance ne voudraient jamais lui démontrer, l'homme leur devrait une cosmique allégeance en raison de leurs performances, pour avoir réussi à porter leur message d'intelligence aussi loin. Ils auraient en effet réalisé ce que l'homme est encore loin de pouvoir faire !

La place de Leader Cosmique ne pourrait donc plus être revendiquée par un homme naturel, sous prétexte que tout autre prétendant au titre devait se faire connaître. Le plus faible ne pourrait encore une fois imposer au plus fort et au plus sage de se mesurer à lui à ses conditions et sur son propre terrain, alors qu'il conviendrait de se mesurer dans un espace cosmique où la force brutale ne serait plus de mise. Avec un tel écart de développement entre les parties concernées, il appartiendrait donc bien à l'homme de faire la preuve de sa conscience cosmique et de son allégeance envers d'éventuels maîtres, des êtres de transcendance qui pourraient régner depuis longtemps dans cet espace où il voudrait lui-même entrer. S'ils consentaient finalement à le laisser discrètement ou ouvertement pénétrer après l'avoir vu faire ses preuves, ces messagers de transcendance ne pourraient être appelés à comparaître. Ils connaîtraient bien le chemin de notre garderie terrestre.






Il appartient bien à l'humanité de se préparer pour leur réserver, en toutes circonstances, le meilleur accueil !

Cette allégeance cosmique naturelle envers des messagers de transcendance devrait raisonnablement être préparée par l'humanité. Elle pourrait dès à présent en faire une démonstration universelle en rendant peu à peu tous les hommes vraiment semblables, en vue d'un total désarmement de l'humanité pour sa réinsertion dans l'espace cosmique. Cette démonstration serait aussitôt enregistrée par tout messager extraterrestre qui nous observerait, et il ne peut être exclu qu'une forme d'aide cosmique (aide à l'évasion, à la mutation, à la paix...) intervienne alors en retour à titre de récompense.

La survie de l'humanité dépend de l'existence d'une transcendance artificielle extraterrestre
: Le silence pesant des grands privilégiés terrestres qui se sont injustement appropriés presque tous les moyens de pouvoir vraiment s'exprimer et agir (politiques, médiatiques, financiers, industriels…) vient jusqu'ici conforter le silence naturel d'éventuels messagers de transcendance pour brouiller encore davantage un problème cosmique qui s'énonce pourtant simplement.


Le temps est venu de préparer l'évasion de survie cosmique de l'espèce, et tout homme responsable doit la faire sienne.




Une symbolique cosmique troublante




Une décentralisation cosmique de l'homme : La religion s'obstinait naguère à vouloir garder la Terre au centre de l'Univers, avant de finalement céder devant l'évidence scientifique. Mais le culte de l'individualisme d'un capitalisme monothéiste voudrait que l'homme reste le nombril du Monde, donc bien au centre d'un Univers de Conscience : Il en résulte pour lui que les autres espèces intelligentes, si elles existent, ne peuvent être que moins avancées ! Même s'il ne s'agit plus du même centre, sa première erreur devrait amener l'homme à s'interroger davantage sur cette foi sur laquelle il a construit sa civilisation : resterait-il au centre sur une planète elle-même scientifiquement décentralisée ? Si la foi peut être un choix personnel, elle ne pourrait être la base d'un choix collectif aussi décisif. L'homme doit de nouveau bien peser toutes les conséquences d'un choix cosmique qui ne peut plus être reculé, à savoir :

  • soit l'existence de voyageurs extraterrestres bienveillants,

  • soit l'absence de tels voyageurs interstellaires.

Comme nous l'avons vu en introduction, il ne reste en effet que ces deux hypothèses sur l'évolution de la vie avancée dans l'univers une fois corrigée l'erreur de Fermi sur l'interprétation du silence cosmique. Beaucoup d'hommes accueilleraient pacifiquement des voyageurs interstellaires. Mais c'est là un choix théorique et éventuel de citoyens isolés, et non le vrai choix d'un pays et encore moins de l'espèce. Comme en amour, les sentiments ou les opinions ne révèlent un vrai choix que s'ils sont confirmés par des actes concrets.

Le pari actuel de l'humanité sur un Univers livré à sa prédation (ou éventuellement à celle d'autres espèces) est déjà fait, et il apparaitrait évident à des extraterrestres : les rapports de domination et de violence entretenus dans l'espèce humaine révèlent une civilisation encadrée par des prédateurs hostiles à toute allégeance cosmique, même raisonnable. Cette loi du plus fort mille fois prouvée (bombes atomiques et armes spatiales, sous-marins, porte-avions, faim, esclavage, Tiers-Monde, colonialisme, capitalisme, impérialisme, génocides, guerres...) est un choix de potentielle confrontation avec toute autre civilisation, même s'il se traduirait provisoirement par une soumission devant des voyageurs trop avancés. Comme la femme enceinte qui ne pourrait prétendre ne l'être qu'à moitié, l'humanité est "enceinte de violence", et elle l'est totalement !

Cette volonté de domination universelle d'un capitalisme monothéiste qui n'a pu tolérer l'existence de deux systèmes économiques différents sur une même planète refuserait aussi l'existence de deux civilisations différentes dans une même galaxie et dans un même univers. Il préparerait tout naturellement la confrontation avec toute civilisation extraterrestre qu'il viendrait à découvrir !

Pour un pacifisme cosmique crédible de l'espèce : La civilisation terrestre ne peut être durable que si la loi des plus forts de l'espèce héritée de la jungle est aussi devenue celle des plus sages en rendant les hommes vraiment semblables. L'humanité pourrait ainsi prouver à une civilisation plus avancée qu'elle peut l'égaler en matière de sagesse en dépit de sa faiblesse, et prétendre à son tour lui devenir semblable. Les plus forts de l'espèce doivent donc déjà démontrer leur allégeance envers les plus forts du Cosmos pour justifier leur représentativité cosmique devant des êtres capables de voyages interstellaires qui seraient incontestablement des messagers de transcendance. Les grands privilégiés ne peuvent prêcher la paix cosmique sans réaliser la paix terrestre, et cette démonstration perdrait toute sa valeur si elle était faite devant une force extraterrestre ! (Nul ne pourrait sérieusement promettre de faire ce qu'il n'a jamais fait !)

Pour les grands privilégiés, l'absence apparente de prédateurs interstellaires prouve l'inexistence de tout voyageur, même discret ! C'est le pari traditionnel du prédateur qui n'imagine pas un monde sans prédation ! Mais un débarquement non préparé d'extraterrestres ne serait-il pas déjà d'une violence extrême envers l'homme ? Des êtres plus avancés de milliers d'années n'auraient donc rien appris en matière de relations avec des civilisations primitives pour venir ainsi s'imposer, ne laissant au plus faible aucune autre alternative que celle de sa soumission et de son effacement ? Débarqueraient-ils donc toujours à la manière des Vikings ou des Conquistadors ? Seuls des prédateurs provoqueraient ainsi une panique planétaire pourtant bien prévisible ! Si c'était à refaire, l'humanité referait-elle donc les mêmes erreurs envers les civilisations indiennes et autres qu'elle a exterminées ?

Au lieu de leur imposer l'invasion et le viol, les plus forts et plus avancés ne devraient-ils pas aussi se montrer les plus sages, en aidant discrètement et patiemment les plus faibles à grandir, pour les amener à venir d'eux-mêmes à leur rencontre dans la paix et la sérénité ?

Plus que l'absence de voyageurs, un silence cosmique de bon augure tend à prouver l'absence de prédateurs interstellaires ! L'humanité devrait donc parier sur l'existence d'observateurs bienveillants qui lui laisseraient le temps de préparer dans la paix et la sérénité une allégeance cosmique intelligemment démontrée avant leur arrivée et dans le doute de leur existence. Cette conviction leur serait donnée par l'existence d'une civilisation terrestre construite sur la paix et la fraternité entre tous les semblables de l'espèce.

Si elle était d'aventure la première à entreprendre des voyages interstellaires, une humanité pacifique s'imposerait à elle-même une pareille exigence face à des civilisations moins avancées, ce qui impliquerait de sa part un apartheid discret, une absence de contacts directs en attendant leur éveil. Ce serait la seule attitude cohérente à adopter par de premiers voyageurs interstellaires qui accepteraient ainsi de freiner un peu leur avancée pour permettre le relais de la transcendance. Fermi a mal interprété un silence cosmique normal qui ne révèle aucun Paradoxe : toute autre attitude de la part de visiteurs pacifiques capables de tels exploits serait irrationnelle !



Le silence extraterrestre et l'allégeance terrestre seraient donc une mutuelle reconnaissance cosmique attendue avant toute relation entre des civilisations aussi éloignées dans leurs niveaux de développement. Des voyageurs extraterrestres parvenus dans le voisinage terrestre auraient alors déjà rempli leur part de contrat en restant jusqu'ici silencieux et non-violents. Ils attendraient de l'humanité qu'elle remplisse à son tour la sienne !

Cette allégeance préalable n'implique encore une fois aucune certitude absolue de l'humanité quant à l'existence de tels voyageurs, et encore moins celle d'une transcendance encore plus grande (Dieu!). Jusqu'à preuve du contraire, l'espèce humaine pourrait en effet encore être la première à parier ainsi sur la transcendance. A l'image de la mère traditionnelle qui présente à l'enfant son père, la mère de l'humanité (la Terre) pourrait cependant, dans une symbolique troublante, lui présenter un père cosmique jusqu'ici inconnu. Une telle rencontre réduirait encore le doute sur l'existence d'une plus grande transcendance, mais ne l'annulerait probablement jamais.

1) L'humanité peut poursuivre dans son choix actuel de la violence. Mais c'est aussi celui de sa condamnation à terme, pour les raisons suivantes :


  • Un comportement actuel "de type Madoff" : En pariant sur sa solitude (singularité terrestre) et en définitive sur sa supériorité, quelles chances aurait l'homme de se libérer de sa « prison stellaire» si nul être intelligent n'a pu le faire avant lui, dans une Galaxie pourtant peuplée de centaines de milliards d'étoiles, et dans un Univers lui-même encore environ cent milliards de fois plus peuplé ? L'homme s'engage dans une série de paris en cascade bien risqués en pariant ainsi sur sa singularité. Il partagerait alors cette foi avec le joueur de loterie - ou le banquier Madoff - qui assouvirait sa passion aux frais de ses amis dans une série de paris préalables sur son prochain gain au jackpot qu'il annoncerait toujours imminent. Ce joueur insensé (Madoff, un nom décidément prédestiné) ne pourra longtemps trouver de nouveaux amis assez naïfs pour lui avancer à chaque fois la mise nécessaire. Avec "une stratégie Madoff" qui ne fait au mieux que retarder d'autres chutes plus vertigineuses, des privilégiés terrestres jamais rassasiés devront s'appuyer sur un nombre toujours croissant de déhérités pour nourrir leurs appétits planétaires de prédation.
  • L'homme démontre actuellement une absence totale de foi dans l'avenir de son espèce. Son refus de créditer d'éventuels extraterrestres d'une avance cosmique n'est que l'expression de sa foi dans sa singularité : un culte de l'individualisme nourri par un instinct naturel égoïste qui va jusqu'à nier à tous les autres, et d'abord à ses semblables, leur propre droit à une vraie chance. S'il reste un atout de survie pour un individu plongé dans un monde de bestialité et de compétition, l'égoïsme qu'entretient cet instinct est devenu un obstacle pour une espèce qui doit dorénavant compter sur son intelligence collective pour survivre. Cette foi dans l'individualisme est celle de la bête ou du champion sûrs de leur invincibilité, alors qu'ils devraient raisonnablement parier sur l'existence d'un chasseur-prédateur attendant dans l'ombre. Un chasseur-prédateur qu'ils ne pourront jamais vaincre, mais dont il leur faudrait deviner la stratégie pour en élaborer une semblable. Dans l'espoir, le moment venu, de mériter son respect, sinon sa grâce !
  • Un pari cosmique de survie : Le seul choix rationnel pour l'homme est de parier sur une évasion déjà réussie d'autres stellaires, en faisant lui-même une démontration préalable de son allégeance à leur égard, en gage d'admiration et de reconnaissance pour avoir avant lui accompli un tel exploit. Puisque des êtres capables de tels voyages mériteraient son allégeance cosmique, celle-ci doit leur être accordée sans qu'ils aient à répondre à une provovation sous la forme d'une véritable injonction à comparaître devant l'homme. Leur apparition se transformerait en effet en une démonstration de force, un jeu stupide que des êtres pacifiques et vraiment intelligents ne pourraient accepter. L'homme doit de plus être sincèrement convaincu de la justesse de cette allégeance attendue de sa part, et non contraint d'y recourir devant la force. Il pourrait difficilement réussir son évasion sans ce pari cosmique qui ne résulterait pas d'une foi faite de certitude, mais d'une mure réflexion faite dans une recherche rationnelle et patiente du meilleur choix.

  • Allégeance cosmique de l'humanité ou Apocalypse : Dans un Univers de Transcendance, une espèce initialement douée d'intelligence qui n'apprendrait pas à cultiver pacifiquement son instinct de survie pour faire naître en elle cette conviction profonde du "Meilleur Pari Cosmique" ne pourrait assurer un relais exigé. Si l'humanité poursuivait dans cette voie de la violence, le cancer qui la ronge l'amènerait à l'autodestruction dans un fratricide généralisé. Ne pouvant intervenir sans « le cri de vie cosmique de l'espèce » que représenterait sa démonstration d'allégeance, d'éventuels tuteurs extraterrestres provoqueraient sans doute une Apocalypse terrestre pour abréger une souffrance planétaire trop grande. A l'image de l'enfant mal venu sacrifié à sa naissance au bénéfice de sa mère, ce serait encore pour eux un choix de moindre violence. Un "processus vital cosmique" pourrait déjà être engagé au chevet de l'humanité. Dans un monde de transcendance, un droit de rejet par Apocalypse d'une "humanité jugée mal venue" pourrait être aussi légitime que le droit à l'avortement revendiqué par la femme moderne.

  • L'humanité se condamnerait encore puisque l'écosystème terrestre (« oeuf planétaire ») dans lequel elle se trouve ne pourrait avoir des ressources inépuisables, et que ses surplus naturels de population ne pourraient aller coloniser d'autres planètes.
  • Les lois de la thermodynamique (entropie) plaident aussi en faveur d'un degré de désordre croissant d'un système relativement isolé tel que l'écosystème terrestre, même si ce désordre peut sans doute rester longtemps tolérable.

  • L'humanité se condamnerait enfin et surtout parce qu'elle se priverait ainsi des changements indispensables à sa survie, à savoir,
    . d'une métamorphose artificielle porteuse d'espoir et de transcendance;
    . d'un désarmement terrestre total, avec les économies qui en résulteraient;
    . d'un pacifisme basé sur la liberté, l'égalité et la fraternité entre des hommes rendus semblables, et de la paix et des économies qui en résulteraient;
    . d'une bienveillance cosmique de la part d'autres êtres de transcendance qui pourraient malgré tout exister...

Pour toutes ces raisons et bien d'autres, le choix actuel de l'absence de voyageurs interstellaires est donc à écarter.




2) L'humanité peut faire le choix de l'existence de messagers extraterrestres
de transcendance. Ce choix implique aussitôt que ceux-ci soient discrets (furtifs) envers les espèces encore enfermées comme l'humanité, ce qu'ils auraient d'ailleurs toujours fait. Dans cette longue, sinon éternelle discrétion, ils attendraient alors de l'homme une démonstration universelle d'allégeance avant tout contact éventuel, ou avant toute évasion cosmique. Ils interprèteraient cette démonstration comme une preuve d'acquisition de conscience et de maturité cosmique de l'espèce, et l'homme pourrait alors ne plus être contrarié, mais être aidé dans son projet cosmique.



  • Un raisonnement logique vient aussi conforter l'idée qu'ils ne peuvent être que discrets s'ils sont vraiment pacifiques : Plus encore que les ambassades occidentales dans l'ex-URSS, des ambassades de la Transcendance seraient en effet en permanence assiégées par des files de déshérités en quête de faveurs de toutes sortes. L'évolution de notre espèce en serait ainsi totalement stoppée, comme a été stoppée l'évolution du communisme en de semblables circonstances. Des êtres aussi avancés ne se rendraient donc visibles que s'ils souhaitaient notre perte, ce qui était bien le cas de l'Occident pour l'ex-URSS et ses alliés. L'homme ne devrait par conséquent pas souhaiter leur venue tant qu'il n'aura pas parié sur leur existence en faisant une démonstration universelle d'allégeance qui passerait obligatoirement par un désarmement total.
  • Une démonstration d'allégeance par le désarmement apparaît également indispensable après une simple analyse. S'ils parvenaient à devenir des voyageurs interstellaires sans se métamorphoser artificiellement et philosophiquement, des conquérants terriens ne feraient en effet qu'apporter des germes de guerre et de potentielle destruction dans un Cosmos pacifique. Ils ne seraient donc jamais autorisés par la Transcendance à quitter leur « garderie cosmique » sans avoir fait la preuve de leur pacifisme par cette démonstration éclatante. A titre d'exemple, l'impérialisme occidental ne fait lui-même qu'exiger l'allégeance des pays qu'il veut intégrer dans sa sphère et les maintient en attendant sous bonne garde (enfermés) tant qu'ils n'ont pas donné des gages de leur soumission. Leurs représentants sont ainsi interdits de déplacement hors de leurs frontières et il est par exemple demandé à l'Iran, à la Corée du Nord, etc. de renoncer unilatéralement aux armes nucléaires ou de destruction massive et d'adopter des règles impérialistes d'économie de marché et de "démocratie". Cette exigence serait d'ailleurs tout à fait légitime si cette force impérialiste était porteuse de justice et de paix, au lieu d'être utilisée au seul profit d'une minorité de privilégiés.




  • L'hypothèse d'un "oeuf terrestre couvé" : Les ovipares perpétuent la vie de leurs espèces en couvant leurs oeufs dans des nids bien préparés. Des êtres plus avancés pourraient perpétuer une conscience universelle en couvant des "oeufs de conscience" dans des nids planétaires préalablement aménagés. L'humanité pourrait elle-même le faire en hominisant à son tour des primates (voir précédent article : Une hominisation de primates incontournable).

    Des civilisations porteuses de transcendance imposeraient elles aussi leur loi cosmique aux plus faibles. Mais elles ne pourraient utiliser les moyens barbares de contrainte de l'impérialisme terrestre, et pour rester pacifiques, leur préparation à l'allégeance cosmique des espèces enfermées passerait par un contrôle discret, une « éducation cosmique » s'étalant sur des centaines ou des milliers d'années (voir autre titre : une hominisation de primates incontournable). Toute « sortie de prison planétaire» des espèces serait ainsi pacifiquement contrôlée par la Transcendance.

    Pour un éveil normal de leur progéniture, des parents vigilants se garderaient bien de trop intervenir dans les garderies où ils auraient cependant préalablement enlevé tout ce qui pourrait mettre trop en danger l'existence de leurs enfants. La plus grande liberté possible doit leur être laissée dans cet espace protégé pour une vraie acquisition d'expérience. Pour un éveil à la prudence et au bon sens, un certain niveau de risque doit cependant être conservé dans les parcs, et cette éducation doit également prévoir des sanctions infligées par les parents en cas de déviation potentiellement dangereuse.
L'enfant doit apprendre à ne pas mettre sa vie en danger !
C'est le souci principal des parents de l'enfant. La survie de l'espèce elle-même est pour eux secondaire.



Il en serait de même dans l'éducation cosmique d'une espèce enfermée dans sa garderie planétaire.




L'espèce doit apprendre à ne pas mettre son existence en danger !
Ce serait le souci principal des tuteurs cosmiques de l'espèce. La survie de l'individu est pour eux secondaire.

Des « sanctions cosmiques » ne sont donc pas exclues, sous la forme de catastrophes naturelles pour respecter le principe de la discrétion. En rejetant l'hypothèse de sa prééminence cosmique, l'homme pourrait s'interroger à ce propos.





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Un maillon humain dans une chaîne cosmique de transcendance


L'absence de prédateurs cosmiques annoncée par le "Paradoxe de Fermi" offre à des êtres bienveillants sortis de leur enfermement stellaire une chance unique de création d'une "chaîne cosmique de transcendance" par un contrôle discret sous tutelle des espèces encore enfermées. Comme le cri poussé par l'enfant sain sorti du ventre de sa mère, "le cri d'allégeance cosmique" d'une espèce ainsi libérée de son « ventre stellaire » révèlerait alors à ses maîtres de tutelle son intelligence et sa capacité à assurer le relais.

Si l'humanité était demain la première espèce à se libérer de son enfermement stellaire, elle aurait alors la chance de pouvoir lancer cette chaîne cosmique de transcendance ! Mais sa chance ne serait pas moindre si elle était la dernière à venir ajouter son maillon à une chaîne déjà existante !

Une violence stupide de l'homme : Des voyageurs interstellaires restés prédateurs comme l'homme étendraient leur champ d'affrontement à la Galaxie. Ce choix délibéré de la violence ne respecte pas un silence cosmique révélateur d'une absence de prédateurs ! Seule une extraction des racines mêmes de la prédation par une métamorphose de l'espèce avant son évasion interstellaire respecterait ce silence. Tout pari sur l'absence d'autres voyageurs interstellaires plus sages que l'homme est donc stupide puisque leur espèce avancée devrait justement rester silencieuse pour garder les espèces encore prédatrices enfermées. Assourdies par le vacarme de leur violence, le silence cosmique ne peut en effet que leur être démontré pour qu'elles s'interrogent et l'observent finalement à leur tour si elles parviennent à devenir vraiment intelligentes. Il a force de loi universelle pour toute espèce de voyageurs interstellaires, et l'humanité ne pourra se libérer tant qu'elle n'aura pas donné des gages sur sa capacité à le respecter. Son pari actuel de la violence ne démontre qu'une chose : une immaturité cosmique incompatible avec toute insertion dans "le Monde de la Pensée".


Privilégiés et déshérités devraient sans trop tarder faire ensemble le choix de la non violence. L'ecosystème qui contient l'espèce n'est pas un oeuf inépuisable, et sur la route de la transcendance, l'humanité est parvenue à « un rond-point » sur lequel elle ne pourrait longtemps rester. Dans un monde de nomades, chacun devrait se préparer à poursuivre la route vers d'autres « ronds-points ».


  • Un enchantement de l'Univers : Pour des changements aussi radicaux auxquels elle doit faire face, l'humanité doit être animée d'une conviction profonde qu'elle ne pourrait trouver dans la futilité et la violence de notre civilisation actuelle. L'ouverture prochaine aux hommes de l'espace solaire dans une première étape, et de l'espace galactique dans une seconde étape, leur offre dès à présent une perspective bien plus grandiose.

  • La responsabilité des grands privilégiés terrestres est engagée dans le "pari cosmique de survie" attendu de l'espèce. Ils ne pourraient rationnellement abandonner leurs semblables déshérités sur une planète épuisée pour maintenir des privilèges qui ne les mèneraient eux-mêmes qu'à l'Apocalypse. Pour réaliser son projet de transcendance dans la paix, l'espèce a d'ailleurs besoin de leurs compétences qui sont quant à elles bien réelles, mais le temps leur est désormais compté. A l'image des Bourgeois de Calais, ils pourraient en donnant les premiers l'exemple de leur allégeance bénéficier de la grâce d'une Transcendance qui ignorerait la revanche et la haine dans sa culture de la perfection. Comme l'épouse du roi d'Angleterre intervenant en faveur des Bourgeois, les déshérités terrestres seraient conduits à faire de même en leur faveur. Une entrée pacifique de l'homme dans le Monde de la Pensée l'exigerait. Une aube nouvelle pourrait attendre une humanité enfin réunie.


Mais "la roulette russe de l'Apocalypse" est chaque jour relancée, laissant les rangs des déshérités toujours plus encombrés !




Un créneau cosmique difficile doit être réussi par l'espèce réunie sur un chemin peuplé d'ornières. L'humanité pourrait être aidée par des extraterrestres plus avancés. Mais leur voix lointaine est aussi difficile à entendre que celle des déshérités terrestres, et Dieu lui-même resterait inaudible si l'homme osait encore parier sur son existence. La non-violence ne peut naturellement s'exprimer que par le murmure des plus faibles et déshérités.
Seul un murmure né des rangs privilégiés rejoignant celui des déshérités atténuerait le vacarme des prédateurs pour permettre à l'humanité de se mettre à l'écoute du silence cosmique.


Pour les grands privilégiés, l'écosystème terrestre est un bateau qui prendrait l'eau, mais qu'ils pourraient indéfiniment occuper en repoussant par-dessus bord de nouveaux déshérités. Mais en dépit d'une violence toujours plus grande d'un équipage reconverti en police, ces naufragés s'accrocheront à la coque. Les barrières dressées par les privilégiés n'empècheront pas le "Titanic de l'humanité" de sombrer si l'équipage ne fait pas remonter à temps tous les naufragés pour écoper et colmater les brèches.

Le capitalisme est incompatible avec une survie de l'humanité !


Face à un épuisement bien prévisible des ressources terrestres, un capitalisme totalitaire pourrait être tenté de préparer un sauvetage d'une seule élite conduite à éliminer à terme une grande partie de l'humanité. Cette folle hypothèse n'est pas à exclure après une expérience contemporaine qui démontre que des racines de nazisme pourraient avoir bourgeonné dans un impérialisme multiforme devenu global. A la faveur des crises répétées du système, "des monstres planétaires" pourraient demain être engendrés. Les faits sont hélas plus parlants que des opinions formatées par des "médias sous perfusion capitaliste", et un "holocauste planétaire" devenu possible ne pourrait être écarté : de grands privilégiés devenus apatrides se retrouvent en effet aujourd'hui à la tête de véritables empires qui les affranchissent de toute contrainte démocratique, face à des états affaiblis et par ailleurs noyautés. Ils détiennent les moyens économiques, médiatiques et autres pour les rendre capables de soumettre l'espèce à un lavage de cerveaux propice à toute exploitation, y compris à une élimination des plus faibles par les moyens les plus modernes aujourd'hui banalisés. Des pièces d'un "holocauste potentiel" sont en place aux frontières des cellules d'apartheid de privilégiés auxquels on ne pourrait faire confiance, surtout après leur refus de vrai dialogue sur tous les sujets qui les dérangent (11 septembre, ADM en Irak, capitalisme et écologie, impérialisme et démocratie, capitalisme et survie de l'humanité, nature du silence cosmique...) !
  • Pour maintenir jusqu'au bout des privilèges extorqués, les grands privilégiés ne peuvent avancer que masqués face à des déshérités qui ont l'avantage de n'avoir rien à cacher, et qui peuvent d'ores et déjà leur annoncer que leur prédation les conduit eux-mêmes à l'autodestruction. Et que cette Apocalypse pourrait encore intervenir plus tôt s'ils perdaient leur pari cosmique sur une solitude de l'homme dans l'Univers : pour leur propre salut, des voyageurs extraterrestres réfugiés dans le silence cosmique pourraient-ils passivement observer un Holocauste terrestre qu'ils prépareraient en toute conscience ?
  • L'humanité devra surtout compter sur ses propres forces pour sortir de l'impasse dans laquelle elle s'est seule engagée. Une certaine conscience collective commence peut-être à naître, même si elle est souvent encore déviée vers d'autres impasses à venir (néocapitalisme, biocarburants, "développement durable"...).
  • Il est toutefois encourageant d'entendre aujourd'hui s'élever quelques voix raisonnables qui pourraient faire naître le murmure tant attendu :

1) L'avenir : Mode d'emploi, par Roger Garaudy, Edition Vent du Large 1998 (Publication également sur Internet). Voir aussi sa conférence : Le nouveau désordre mondial , 1996.

2) Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, par Hervé Kempf, Seuil 2009

3) L'enfermement planétaire, par André Lebeau, Gallimard 2008

4) Le syndrome du Titanic, de Nicolas Hulot, Editions Calmann-Lévy 2009. Egalement en film, octobre 2009




































































mercredi 12 novembre 2008

Vers une métamorphose artificielle de l'homme

par Benoît Lebon -----------------------------------------------Accueil & Index.

Une humanité piégée ?

Aurions-nous été visités par des extraterrestres ? Les media placeraient l’étoile la plus proche près de Saturne alors qu’elle est des dizaines de milliers de fois plus éloignée. Un automate terrien n'y parviendrait qu'au bout de dizaines de milliers d’années, et un vaisseau habité n'est même pas envisageable. Nos surplus annuels de population ne peuvent aller coloniser d'autres planètes et nous manquerons donc de plus en plus de ressources et d'espace. Cet enfermement stellaire semble condamner l'espèce (A. Lebeau: L’Enfermement planétaire, Gallimard 2008). La Terre serait donc un œuf planétaire portant une humanité en voie de pourrissement? Tout œuf peut finir ainsi, mais un poussin peut aussi sortir d'un oeuf bien couvé. Un être nouveau ne pourrait-il naître de même d'une coquille terrestre épuisée ?

L'éclosion cosmique du "digitosapiens"

Si le poussin doit sortir à temps de sa coquille, l'homme pourrait-il rester dans un oeuf planétaire inépuisable ? L'entropie croissante (degré de désordre) d'un système isolé lui commande de se consacrer, toutes affaires cessantes, à une éclosion cosmique de la flamme d'intelligence qu'il porte. Il doit se donner les moyens de "casser sa coquille" en se métamorphosant en un être capable de transcendance ("le digitosapiens").

Une métamorphose artificielle : Après de récents succès enregistrés, la science pourrait rendre artificiels tous les organes, donnant peu à peu à l'homme une performance surhumaine : vue, ouie, odorat, goût, tact... et de nouveaux sens. Une association optimale de composants pour la maîtrise d'un corps de moins en moins naturel conduirait finalement à une élimination des organes eux-mêmes. Des systèmes (digestif, respiratoire, urinaire, etc.) artificiellement optimisés autoriseraient sans doute un passage direct des nutriments dans le sang (alimentation électrique?). Un sang peu à peu réduit à la seule irrigation d'un cerveau naturel greffé sur un corps artificiel.

Un cerveau artificiel serait lui-même plus complexe à réaliser. Mais ses données sont déjà largement artificielles (culturelles) et une hominisation de primates donnerait à l'homme l'expérience requise pour rendre artificiel son propre cerveau ! Des chercheurs sans doute trop optimistes parlent d’une simulation de l'organe dans une cinquantaine d’années. L'avenir pourrait toutefois permettre d'enregistrer les données individuelles sur un support artificiel, l'homme devenant peu à peu un assemblage de pièces détachées gardant sa personnalité.

Ces mémoires individuelles de moins en moins volumineuses et massives s'intègreraient dans des "digitosapiens" (sapiens "digitalisés") capables de vivre sur une Terre épuisée, sur d'autres corps célestes hostiles à la vie biologique, ou dans l'espace cosmique. Une civilisation de digitosapiens réunie en un essaim cosmique deviendrait ainsi de plus en plus virtuelle dans une existence collective indispensable à la survie.

Un être gigogne de synthèse

Ces données individuelles stockées dans des mémoires collectives pourraient alors permettre de réduire la population par une association des êtres suivant un modèle de construction puzzle et gigogne d'existence (poupées russes). Si l'homme s’est jusqu'ici multiplié, on assisterait alors à une tendance inverse grâce à une union/synthèse des êtres artificiels (digitosapiens), à la manière des organismes unicellulaires qui s'étaient associés au début de la vie terrestre pour former des organismes plus complexes.

Le commandement biblique : "croissez et multipliez !" pourrait devenir "Communiez et décroissez !", l’accouplement gigogne allègeant l'essaim en réduisant sa population. En s'associant suivant des choix traditionnels (amour, goûts communs...), le couple disparaîtrait dans cette synthèse (mariage) pour faire place à un être gigogne plus complexe. Initialement pourvus de patrimoines de données distincts, les partenaires réaliseraient ainsi la construction d'un nouvel être naissant au terme d'une longue métamorphose fusionnelle ! Des recherches sur la formation du cerveau du fœtus humain permettraient d’élaborer un modèle de fusion artificielle d'après le modèle naturel.

Mariages interstellaires : Pour plus d'épanouissement et de performance, cette synthèse des couples terriens artificiels pourrait se poursuivre par une association de partenaires de plus en plus nombreux dans chaque entité gigogne. Des êtres gigognes plus ou moins complexes pourraient ainsi coexister dans l'essaim terrestre. Mais les voyages interstellaires pourraient également permettre de tels mariages artificiels entre terriens et extraterrestres pareillement mutés. Intégrés dans des faisceaux d'ondes, des êtres gigognes seraient en effet potentiellement présents partout où ce rayonnement serait reçu ! Ce dernier pourrait lui-même venir "moduler un rayonnement fossile d'intelligence" laissé par d'autres générations cosmiques dans des couches successives d'une mémoire universelle.

Une conscience gigogne universelle : Cette mutation gigogne tendrait vers un "emboîtement de type lego" de tous les êtres artificiels dans des "Lego interstellaires". Mais le modèle conduit à l'infini à une Conscience Gigogne Universelle constituée de "Lego interstellaires" semblablement emboîtés.

Des gigognes interstellaires comprendraient mieux l'univers et pourraient ainsi aller à la recherche de semblables galactiques issus d'une pareille mutation. Ils formeraient ensemble une civilisation cosmique capable de nouvelles synthèses et de la découverte d’autres mondes plus lointains et complexes.

Matrice artificielle d'une évolution naturelle : L'existence possible de voyageurs interstellaires ayant acquis une forme de vie gigogne ouvrirait à l'homme d'autres perspectives. Cette métamorphose artificielle ne serait d'ailleurs pas en contradiction avec une évolution darwinienne. De même qu'elle a pu montrer après Wegener que les côtes de l'Amérique du Sud et de l'Afrique s'emboîtaient dans un puzzle initial, la science pourrait découvrir que la conscience humaine "s'emboîte" bien dans la matrice gigogne d'un puzzle universel dont la construction est déjà commencée, sinon achevée. Une construction à laquelle l'homme serait naturellement invité à participer.

Un apartheid de sauvegarde

L'homme écarte toute intervention extraterrestre dans son évolution. Pourtant, les hypothèses généralement avancées pour expliquer sa solitude apparente se ramènent finalement à deux seules, dont une doit être vraie :

1) Evasion interstellaire impossible : les espèces intelligentes naissent et meurent enfermées dans leur écosystème.

2) Evasion de voyageurs interstellaires : l'espace interstellaire est accessible aux civilisations très avancées.

Un impérialisme cosmique discret serait aussitôt exercé par les premiers évadés d'un système stellaire dans leur nouvel espace maîtrisé. Comme de bons cultivateurs face à des champs voisins laissés en friches ou mal entretenus, ils ne feraient ainsi que se protéger devant une potentielle invasion d'autres espèces jugées par eux-mêmes barbares. Ces dernières devraient être préparées à l'allégeance cosmique avant d'être accueillies dans le club des voyageurs interstellaires. Dès son entrée dans ce club, un contrôle extraterrestre effectif serait donc institué par l'homme lui-même, avec ou sans l'assistance des autres membres éventuels auxquels il devrait allégeance, mais qui pourraient encore demeurer discrets. Pour la survie de l'intelligence universelle, il devrait en toutes circonstances contrôler l'évolution des espèces enfermées qu'il serait amené à découvrir. Ce veto d'un impérialisme cosmique imposé aux futures élites serait fondé sur la force de l'intelligence, et non sur celle née de la violence (militaire, économique, etc.), comme c'est largement le cas chez les élites terrestres.

Notre sommation aux extraterrestres avancés de prouver leur existence est irrecevable. Manquent-ils de visibilité, ou nous de claivoyance ? Nous les imaginons avec des performances quasi humaines, mais si l’intelligence est uniformément répartie, sa part terrestre sur la part universelle est la masse du système solaire sur celle de l’univers, soit une intelligence presque totalement extraterrestre ! Les êtres les plus avancés auraient une avance de millions ou de milliards d’années, et comme les virus longtemps ignorés en raison de leur petitesse, ils échapperaient à notre observation en raison de leur grandeur.

Une transcendance artificielle de l'humanité : L'observation a permis de dévoiler les secrets de l’univers. L’homme a ainsi déterminé que la mort d’une étoile intervient après une certaine durée de vie, que la formation d’un système planétaire apparaît lorsque certaines conditions sont remplies, etc. Bref, qu’il existe des étapes majeures dans l’évolution, chaque étape (naissance ou mort d’une étoile, d’une planète, etc.) n’intervenant qu’après la réalisation de certaines conditions. Chaque étape dans l’évolution de l’univers peut être vue comme un test cosmique passé par la nature dans son cycle, un échec à ce test résultant par exemple dans l’absence de formation stellaire ou planétaire, etc. Il pourrait en avoir été de même dans l’évolution d’une conscience universelle après un Big-Bang initial, et l’intelligence de l’homme pourrait alors servir de mesure dans l’exploration d’un univers de conscience qui resterait à découvrir, comme ce fut le cas pour l’univers matériel.

Chaque pas vers la conscience a sans doute exigé une condition spécifique à remplir par l’espèce. Une des conditions aurait été l'invention des premiers outils, une autre la découverte de l’agriculture, conduisant à la vie sédentaire, l’organisation sociale... La récente conquête de l’espace aurait représenté une autre condition spécifique, aucune exploration du système solaire n’étant imaginable sans elle. Mais ce dernier pas est insuffisant pour une exploration de la galaxie. Les voyages interstellaires resteraient inaccessibles à des êtres biologiques en raison des technologies et des énergies requises pour le maintien de la vie à bord.
Un être artificiel de nature gigogne doit libérer l'intelligence de son enfermement stellaire.

Une assurance cosmique :
Le silence cosmique pourrait cacher une couverture extraterresre de protection et de surveillance des espèces jugées barbares ("oeuf planétaire couvé") . Une avance de millions ou de milliards d’années des plus avancés exclurait compétition et échanges dans le contrôle d'une évolution. L'enfermement stellaire serait alors une "garderie cosmique" des espèces moins avancées dans leur marche vers une transcendance qui vise à une protection éternelle de l'intelligence. S'il devrait plus que jamais ménager ses ressources pour la métamorphose artificielle qui l'attend, l'homme pourrait donc quelque peu s'apaiser devant leur épuisement actuel, l'oeuf terrestre étant finalement destiné à devenir un cadavre cosmique comme d'autres (Mercure, Mars, etc.). En devenant voyageur interstellaire, l'homme aurait fait un pas décisif vers la découverte d'un principe anthropique fort qui exclut que l'évolution puisse être le fruit du seul hasard.


Une prééminence cosmique irrationnelle

L'homme se dit prêt à accepter l'existence d'êtres plus avancés, mais son comportement dit tout le contraire. Ce pari sur sa prééminence cosmique le porte jusqu'ici à la violence envers ses propres semblables et à la destruction de la vie. Il aurait tout à gagner, et rien à perdre, à faire l'autre pari (un pari de Pascal actualisé) qui représente une forme d'assurance-vie. Même si l'assurance peut sembler inutile avant sinistre !

Un capitalisme exterminateur et castrateur : Devant des juges impartiaux (extraterrestres !), l'Occident impérialiste répondrait pour ses propres crimes (Indochine, Irak, …), et pour ceux des autres (Cambodge, Chine, Russie, etc.) qui n'ont été que des seconds couteaux dans sa razzia planétaire. Le plus fort aurait dû se montrer le plus sage en construisant la paix. Mais il n'a édifié qu'un impérialisme d'oligarchies (media, économie, etc.) qui s'octroient la quasi totalité des moyens de réelle intervention dans la construction de la société, laissant des citoyens castrés, comme des eunuques dans le harem. Un impérialisme armé d'un capitalisme exterminateur qui leurre l'espèce sur un mirage de rattrapage de l'Ouest qui exigerait déjà la colonisation de 3 à 6 planètes comme la Terre ! "Enrichissez-vous avec nous dans le marché !" scandent les privilégiés aux déshérités !

Un piège cosmique planétaire se refermerait sur une humanité gaspillant son énergie pour les caprices sans cesse croissants de privilégiés ! Même si elle n'était pas la seule cause du réchauffement climatique, elle épuise en tous cas les ressources mesurées d'une garderie cosmique qui ne pourrait éternellement la prendre en charge. Un réchauffement climatique incontournable semble engagé. Mais s'il doit être freiné, il pourrait aussi relever d'une évolution normale, comme le confirmeront peut-être d'autres cadavres cosmiques de planètes solaires. L'humanité n'aurait pas à épargner son énergie "pour sauver la planète", mais pour se donner le temps de préparer sa transcendance artificielle et sa sortie interstellaire. Après plus de 50 ans, la recherche sur la vie dans l'univers est dans l'impasse, mais le problème qu'elle doit résoudre est le même que celui qu'auraient déjà résolu d'éventuels voyageurs interstellaires : Comment perpétuer l'intelligence ?

Gaza et l'enfermement planétaire : Gaza est une des cellules planétaires d’apartheid (économique, ethnique, ...) instituées par les plus forts pour préserver des trésors de guerre soutiens de leur impérialisme. La survie dans la région commande de réaliser une comm(union) passant par un renoncement à tous les trésors de guerre. La libération de Gaza donnerait à l’humanité plus de chances de sortir de son enfermement.

Une hominisation de primates incontournable

par Benoît Lebon


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L’espèce est enfermée sur une planète qui s'épuise et qu’elle ne pourrait quitter en tant que telle (A. Lebeau : L'Enfermement Planétaire. Le débat, Gallimard, 2008).


Face à la mort, l'individu se reproduit (sexuellement) pour perpétuer l'espèce. Devant un sort semblable qui l'attend, l'espèce aurait-elle un autre choix que la reproduction ? Pour perpétuer la vie intelligente, il semble bien qu'elle doive se reproduire, cette fois artificiellement, en hominisant une nouvelle espèce intelligente à partir de primates. Comme elle en a aujourd'hui les moyens, y renoncer serait irresponsable :


- Si elle a été hominisée par des êtres plus avancés, elle doit à son tour transmettre l’intelligence qu'elle a reçue.


- Si elle est seule ou si elle est la plus avancée dans l'univers, cette hominisation s'impose encore davantage.


Procréation cosmique (cosmoprocréation)

Cette découverte de son enfermement dans une coquille d’œuf planétaire devrait amener l'homme à s'interroger. S’il était vraiment le nombril de l’univers comme il le prétend, cette place de leader devrait être effectivement occupée avant qu’elle ne lui échappe. Mais le seul fait d’être devenu scientifiquement et technologiquement capable de préparer un œuf planétaire semblable à celui qui le contient conforte plutôt l’hypothèse d’une cosmoprocréation de l'humanité tout entière. Des parents ou des tuteurs cosmiques s'attendraient alors à ce que l'espèce perpétue à son tour l'intelligence, que l’univers soit par ailleurs né du hasard ou pas ! Il s'agirait pour l'humanité et l'univers d'un véritable projet d'union cosmique en vue de la procréation d'une nouvelle espèce, à l'image du couple qui s'engage dans une union matrimoniale en vue de la mise au monde d'une nouvelle descendance.



Des engagements intelligents et des moyens appropriés devraient être réunis pour ce "projet de transcendance cosmique".



Un apartheid terrestre pour les primates

Pour cette hominisation, les réserves naturelles existant sur notre planète devraient être transformées, et de nouvelles créées. Les primates ne pourraient en effet évoluer vers la conscience s'ils étaient agressés par notre société de consommation (urbanisation, trafic, chasse, déforestation…). De larges zones périphériques devraient encore être libérées de toute activité intensive (agriculture, tourisme…). Au moins une réserve naturelle serait aménagée par continent, à des latitudes convenant aux primates. Pour des raisons de climat et de peuplement, l’Europe en serait exclue.


Ces réserves seraient encore agrandies par étapes pour permettre une longue évolution de la nouvelle espèce vers la conscience. L’homme devrait donc libérer d'autres espaces pour permettre aux primates la “conquête” de nouveaux territoires sur lesquels toute trace humaine (bâtiments, monuments, routes, etc.) aurait été effacée. Il serait ainsi conduit à coloniser d’autres espaces inhabités (zones froides et déserts, îles artificielles, archipels, milieux marins, souterrains, stations orbitales…). L'Afrique serait en particulier transformée en une grande réserve, à l'exception des zones les plus densément peuplées et exploitées (côtes, hauts plateaux...). Une fraction importante de la population de la planète serait un peu partout amenée à migrer vers le nord pour laisser de vastes régions tropicales à la vie animale, à l’exception de zones protégées ("déserts", souterrains, îles…) aménagées près des réserves pour les personnels de formation.

Le monde de nos descendants cosmiques serait ainsi protégé contre les perturbations apportées par le monde civilisé (avions, routes et rails, bruits citadins, pollution, tourisme…).


Une invisibilité humaine

Cette évolution contrôlée des primates serait de longue haleine. L’acquisition d'incréments de conscience nécessaires à une hominisation devrait s'inscrire dans des projets de recherches spécifiques menés par des équipes multidisciplinaires. Une meilleure connaissance du cerveau humain serait en particulier requise. Ces recherches auraient pour but de faciliter l’évolution des primates grâce à l’acquisition du langage, à des manipulations génétiques, etc. Tolérable au début, toute cohabitation hommes/primates serait rapidement exclue : il n’existe en effet pas de place pour deux espèces intelligentes dans un même espace.


Les primates devraient peu à peu en venir jusqu’à oublier l’existence même de l’humanité. Ils ne pourraient en effet évoluer vers la conscience avec une présence humaine à leurs côtés, une présence qui ne conduirait qu’à une formation de singes-robots sans doute adroits et performants, mais pas à des êtres vraiment conscients. L’homme devrait par conséquent se rendre invisible dans ses interventions, tant en ce qui concerne son apparence physique que ses réalisations. Tous les outils, machines, constructions, … devraient ainsi être éliminés des réserves, les objets laissés sur place devant garder une apparence naturelle.


De stricts protocoles devraient être suivis dans les relations entre maîtres et élèves pour des contacts très étroits qui resteraient toujours nécessaires (opérations sanitaires ou autres). Mais tel le chasseur à l’affût, l’homme devrait se rendre de plus en plus invisible, la bête ne devant jamais parvenir à le démasquer. Les réserves seraient en fait discrètement équipées comme de véritables laboratoires, avec des postes d’observation permettant le suivi des primates dans leurs déplacements. Leurs voies d'accès seraient cachées par des obstacles naturels (chutes ou surfaces d’eau, souterrains…), les maîtres se donnant les moyens d’observer et d’intervenir à tout moment. Des systèmes de télédétection/surveillance seraient installés un peu partout, ainsi que sur les primates eux-mêmes. Des robots d'un aspect naturel (pierres, troncs d’arbres, …) seraient largement utilisés à cette fin. Pour éviter toute rencontre fortuite, les frontières elles-mêmes seraient rendues inaccessibles aux primates par des moyens de dissuasion indétectables pour des yeux de primitifs (champs magnétiques répulsifs, bruits mystérieux…).


L’homme devrait devenir de plus en plus discret, sa présence pouvant arrêter toute évolution. Appelé à ressembler un jour à l’homme, le primate ne devrait jamais le voir sous son vrai jour, ni même avoir une totale certitude de son existence. Fréquentes tout au long de cette hominisation contrôlée, les interventions devraient donc toujours se faire sous une forme masquée ou par le moyen de ruses et d’artifices. Comme avec les petits enfants, de simples masques ou ruses pourraient aux premiers temps faire l’affaire (masques d’animaux, mises en scène de situations ou d’évènements, anesthésie générale, médicine…), mais ce “théâtre” devrait par la suite trouver des formes plus complexes d’expression, les primates déjà un peu évolués devenant moins candides. Cette science de l’invisibilité devrait devenir de plus en plus sophistiquée avec des sujets parvenus au niveau des hommes préhistoriques, et encore davantage lorsqu’ils auraient atteint celui de l’homme moderne.


L'hypothèse d'un apartheid humain

On contestera sans doute que l’homme lui-même ne puisse découvrir une présence ET sur sa planète avec les moyens modernes dont il dispose. Mais avec une avance de milliers ou de millions d’années, l’art du “cache-cache cosmique” deviendrait très sophistiqué s’il faisait partie de la stratégie des ET envers les espèces les moins avancées, comme ce serait le cas pour nous envers nos primates. L’écart d’intelligence entre les parties ne serait jamais réduit (nos primates pourraient-ils nous découvrir si nous ne le voulions pas?). Des observateurs ET de l’homme disposeraient de même de moyens de contrôle et de surveillance dont nous n’aurions aucune idée. Ils ne nous laisseraient les découvrir que si cela entrait à un moment dans leur stratégie, et il serait vain d'envisager une compétition quelconque avec eux. Nos programmes actuels (SETI…) ne pourraient en aucun cas aboutir, sauf si eux-mêmes le souhaitaient, ce qui serait actuellement peu probable.

Camouflage en apartheid

Les enfants et les naïfs sont facilement émerveillés devant les jeux de cirque. Mais un public mieux informé amène les artistes à inventer des tours de plus en plus complexes. L'homme serait conduit à faire de même dans cette éducation en apartheid où il deviendrait avec le temps de plus en plus difficile de tromper le primate en évolution. Une science du camouflage faisant appel à des techniques de surveillance et de contrôle de plus en plus complexes serait développée pour détecter des réactions très intimes et pour les traduire en dernier lieu en langage binaire. Ces systèmes seraient finalement remplacés par des manipulations génétiques et des implants intégrés dans la boîte cranienne ou dans d’autres parties du corps, les progrès étant facilités par une meilleure connaissance du cerveau allant de pair avec cette hominisation. L’homme serait en fin de compte capable de “lire dans le cerveau du primate”, devenant “l’oeil mystérieux” dans la conscience de son élève.

Nos progrès scientifiques et technologiques permettraient de suivre cette évolution jusqu’à la conscience grâce à des moyens de plus en plus sophistiqués. Des programmes spécifiques de recherche pourraient y être consacrés.

Un homme éclaireur cosmique

L’apartheid étant établi, l’homme pourrait encore se présenter aux primates en tant qu'éclaireur cosmique. Il serait vu comme un être mystérieux doué de pouvoirs magiques. Destinées à des primates déjà un peu conscients, ces brèves apparitions ne devraient laisser aucun doute sur la nature magique de l’intervenant (extraterrestre, ange, créature venue du ciel?), et elles pourraient être préalablement annoncées dans les réserves sous une forme symbolique (totems, figurines…). Des acteurs tantôt éblouissants et tantôt menaçants seraient utilisés en fonction des messages à faire passer. Associées à des simulations de phénomènes naturels (grondements d’orages, éclairs, etc.), ces interventions auraient pour but de susciter des comportements de respect ou d’adoration, de crainte, etc. D’autres comportements souhaités pourraient ainsi être enseignés.

Ces apparitions s’adresseraient à des populations entières, mais aussi à des groupes restreints ou à des individus isolés. Différents thèmes de formation pourraient ainsi être programmés en vue de créer des liens sociaux entre les individus et de faire naître des légendes ou des mythes au sein de la nouvelle espèce, tout en nourrissant toujours le doute sur la réalité même de ces apparitions. Cette culture du doute serait en effet indispensable pour maintenir un apartheid cosmique sans lequel les élèves primates ne pourraient que devenir des robots en chair et en os, sans aucune conscience réelle.

Conscientisation des primates

Des incréments de conscience (ou de savoir) pourraient être apportés aux élèves par de nouvelles conditions de vie ou des épreuves imposées, et des techniques traditionnelles de mise en scène seraient utilisées à cette fin. Ainsi, avec les moyens rendus possibles par la science et la technologie, des acteurs déguisés en primates (ou des robots primates) pourraient faire des démonstrations sur des thèmes précis de formation. La naïveté du singe serait une aide en cette occasion, mais l'imagination de l'homme serait de plus en plus sollicitée au fur et à mesure que le primate cheminerait vers la conscience.


La diversité des thèmes serait presque illimitée : vie sociale, chasse et défence, hygiène… Des démonstrations pourraient ainsi être mises en scène pour l’usage d’un outil ou pour divers enseignements : bâton/arme, pierre/marteau, silex/couteau, arbre/pont, pierre creuse/bol, et plus tard, pour la découverte du feu, du langage, la domestication des animaux, l’agriculture, l’habillement, la construction d’une hutte… Des démonstrations de plus en plus complexes deviendraient possibles lorsque la conscience aurait grandi, et l’acquisition de nouveaux outils ou savoirs ouvrirait ensuite la porte à d’autres possibilités. L’évolution vers la conscience pourrait ainsi progresser pas à pas.

Des cellules d'apartheid

Chaque réserve naturelle serait divisée en classes ou cellules d'apartheid (8-20 primates?) elles-mêmes formées à partir de familles naturelles ou de tribus. Avec une ou plusieurs centaines d’élèves par réserve, les maîtres éclaireurs seraient plus nombreux que les élèves, chaque maître étant chargé de l’éveil d’une sensibilité particulière. Exemples de sensibilités à faire naître dans les cellules : notions de vie sociale, de respect, de faute, de bonne action, d’hygiène… Des programmes d’enseignement pourraient être élaborés et gérés comme dans un établissement scolaire : matières, examens et contrôles…

Les petits primates seraient dès leur naissance équipés et intégrés dans les cellules. Seule l’expérience pourra dire si les primates en cellules pourraient continuer à cotoyer les autres laissés à l’état sauvage, mais une séparation serait probablement requise rapidement. Des moyens artificiels pourraient être utilisés à cette fin : systèmes répulsifs, changements de couleur de peau, sanctions télécommandées...

Télésuivi des primates en apartheid

Des dispositifs de télécommande discrets seraient montés sur les primates. Initialement simples de conception (type Argos, GPS…) et plus complexes par la suite (implants ?), ils assureraient un échange permanent de données entre le maître éclaireur (ange gardien) et l'élève. Ces équipements seraient sans doute finalement remplacés par de véritables organes (glandes de sécrétion, circuits neuronaux…) intégrés au corps comme les autres, grâce à des manipulations génétiques ou autres.

Cet équipement permettrait un suivi permanent des données individuelles. Certaines de ces données pourraient déjà être gérées : température corporelle, pression sanguine et urinaire, rythme cardiaque… D’autres le deviendraient rapidement, tels que : émotivité, troubles et stress, état maladif, sommeil, attention, mort… D’autres encore plus subtiles acquises grâce à une sensibilité accrue (goûts, sentiments, connaissances, qualités/défauts, habitudes, tempérament….) devraient pouvoir être prises en compte avec les progrès de la science, en particulier dans la connaissance du cerveau. Une transmission digitale de sentiments intimes (humains ?) devrait à terme devenir possible. La sensibilité de l’élève croîtrait ainsi avec son potentiel de conscience ou son instinct de survie (le savoir, génétique ou autre, c’est la survie!). Doué de savoirs intuitifs ou réels grâce à de nouvelles habitudes, son mode de vie évoluerait.

D’autres enseignements en apartheid deviendraient possibles avec un potentiel de conscience croissant du primate. Les systèmes de transfert de données entre l’élève et son maître éclaireur progresseraient avec la science et la technologie et devraient par conséquent être périodiquement remplacés. Le maître lui-même évoluerait vers une forme d’être artificiel (être bionique, ...) pourvu de nouveaux moyens de supervision qui pourraient alors être intégrés dans le cerveau même du primate. Les élèves et leur descendance devraient être suivis et contrôlés tout au long de leur existence.

Enseignement en apartheid du Bien et du Mal

En plus de ces possibilités de suivi des élèves primates (localisation, etc.), les implants de contrôle qui leur seraient greffés pourraient également être programmés en vue d’assurer des fonctions particulières de formation. Des systèmes capables de créer chez le primate des sentiments de malaise (fièvre, oppression…) ou au contraire de bien-être (calme, confort, sécurité…) permettraient l’acquisition de différentes notions de conduite. Cet enseignement en apartheid total pourrait être communiqué de la manière suivante :

- Impulsions ou pics de sanction infligés à l’élève pour toute mauvaise conduite : relations incestueuses ou avec des sauvages, franchissement de frontières interdites, mauvaises habitudes… Surpris en flagrant délit de mauvaise conduite par son maître gardien par des moyens d’observation directs ou automatiques, le sujet serait aussitôt sanctionné par des impulsions qui le rendraient mal à l’aise plus ou moins longtemps. Il associerait naturellement ce malaise à sa conduite du moment, et à force de sanctions répétées, il apprendrait peu à peu à ne plus adopter ce mauvais comportement face à des situations semblables, tout comme l’animal ou l’enfant puni pour mauvaise conduite.

- Impulsions ou pics de récompense accordés à l’élève pour toute bonne conduite : respect des semblables, des anciens, des symboles divins, noble attitude… Surpris dans une attitude de bonne conduite par son maître gardien, le sujet serait aussitôt récompensé par des impulsions qui lui apporteraient un bien-être plus ou moins intense et plus ou moins long. Il associerait ce sentiment de bien-être au choix de comportement qu’il viendrait d’adopter, et à force de récompenses répétées, il en viendrait à renouveler ce choix dans toutes les situations similaires, tout comme l’animal ou l’enfant récompensé pour bonne conduite.

Constitution d'un CV digital individuel
: Ces impulsions ou pics de sanction et de récompense permettraient de développer et de mesurer de façon précise « des indices particuliers d'empathie », c'est-à-dire des potentiels de réaction du sujet face à des évènements ou objets de son environnement. Ces indices particuliers d'empathie s'intègreraient par la suite dans un CV digitalisé représentatif de l'individu en tant qu'être.

L’oeil invisible de la conscience

Des règles générales de conduite pourraient ainsi être enseignées aux primates en apartheid total. Ces pics (sanction, récompense) pourraient être programmés pour nombre de situations rencontrées, et le niveau de malaise ou de bien-être dépendrait du nombre d’impulsions et de leur intensité. Discrètement équipés de tels implants et surveillés en permanence par des systèmes audiovisuels, les pensionnaires seraient ainsi sanctionnés ou récompensés selon leur attitude concrète face aux évènements (rencontres, dangers, phénomènes météo, …) qui pourraient eux aussi être programmés tout au long de leurs itinéraires, ou rencontrés de façon fortuite. Ces sanctions et récompenses accroîtraient le pouvoir des “dieux”, les primates devenant peu à peu conscients de la présence d’un oeil mystérieux qui les juge en permanence selon leur comportement (“l’oeil invisible de la conscience”).

Ces savoirs intuitifs seraient inculqués et finalement intégrés au patrimoine génétique des nouveaux êtres après des générations de formation en apartheid cosmique. Si le langage binaire permet d’écrire les plus beaux poèmes et les équations les plus complexes avec deux seuls symboles (0, 1), des programmes complexes de comportement devraient également pouvoir être écrits dans le cerveau du primate avec deux impulsions codées (1 : bien-être; 2 : malaise). Une conscience réelle serait sans doute encore plus difficile à acquérir par les primates que la maîtrise de la lecture et de l’écriture par les enfants, et des répétitions quotidiennes seraient également nécessaires dans cet enseignement. Des examens de contrôle devraient être passés. Mais cet enseignement en apartheid devrait être possible.


Plus encore que l'enseignant traditionnel, le maître gardien devrait faire appel à son imagination pour délivrer son message “incognito”. Mais l’élève serait sans aucun doute capable d’acquérir un savoir intuitif considérable pendant une formation qui s’étendrait sur plusieurs générations grâce à un transfert de données à la descendance par l’éducation parentale.

La philosophie d'une cosmogonie gigogne

L'hypothèse d’une semblable hominisation contrôlée de notre espèce par des ET plus avancés pourrait s'inscrire dans le cadre d'une construction gigogne de l'intelligence cosmique. Mais malgré un silence cosmique qui perdure, l'humanité pourrait déjà s'engager dans la construction d'un univers de conscience gigogne en hominisant une nouvelle espèce, tout en prétendant demeurer l'espèce la plus avancée d'un univers matériel né de façon aléatoire. Et cet univers matériel pourrait encore être né par hasard après une rupture éventuelle du silence cosmique, et la découverte de notre propre hominisation par d'autres êtres plus avancés. Des problèmes philosophiques d'un nouvel ordre se poseraient sans doute :

Puisqu’il n’aurait pas vraiment tout découvert par lui-même à partir de zéro, l’homme ne serait-il pas une sorte de robot, pourraient se demander les pessimistes ? Mais les optimistes auraient une autre réponse : en quoi cette éducation contrôlée serait-elle différente de celle de parents ou d’enseignants traditionnels ? Mozart ou Einstein seraient-ils moins méritants pour avoir dû comme les autres apprendre le B.A-BA de leur art et l’expérience de leurs prédécesseurs avant de pouvoir ouvrir de nouvelles portes ? L’apprenti peut aller aussi loin que le maître, et il ne lui est pas non plus interdit de le dépasser !

L’éducation d’une descendance cosmique de l’homme pourrait en tous cas être programmée par des maîtres gardiens bien humains. Les pics de sanction et de récompense transmis au primate accroîtraient son potentiel de conscience et se traduiraient finalement par de nouvelles attitudes dans son comportement quotidien. Ces nouvelles habitudes conduiraient à leur tour à de nouvelles conditions de vie, ouvrant ainsi la porte à de nouveaux enseignements. Un nouveau domaine de sciences cognitives est à explorer dans cette direction.



jeudi 28 février 2008

Retour dans la jungle !

par Benoît Lebon


Des réfugiés heureux !

Les réfugiés actuels pourraient envier ceux de l’ex URSS accueillis comme des héros lorsqu'ils parvenaient à franchir les mailles du fameux Rideau de Fer, quelles qu'aient été par ailleurs les raisons profondes de leur départ. La propagande anticommuniste faisant feu de tout bois ne pouvait voir en eux que des persécutés. Reçus avec des fleurs, des facilités d’installation leur étaient offertes, et la presse avait à chaque fois l’occasion de faire des choux gras sur des évènements qui ne pouvaient que confirmer la justesse d’un anticommunisme qu’il était de bon ton d’applaudir. Heureuse époque où des réfugiés étaient bien traités !

Un marché international de rideaux de fer.

Les pays socialistes ont vainement tenté de se protéger d’un capitalisme de prédation planétaire derrière un Rideau de Fer peu recommandable. Mais après avoir gagné, le monde des privilégiés a finalement convenu que ce rideau n’était après tout pas une si mauvaise idée. Il se barricade en tous cas derrière des rideaux bien plus meurtriers que le fameux Rideau de Fer, et un marché inépuisable semble désormais ouvert. Les rideaux de fer se vendent déjà bien sur les marchés nationaux où les plus riches s’enferment de plus en plus dans des ghettos dorés afin de tenir les pauvres éloignés. Mais le marché international offre des perspectives bien plus prometteuses encore.

Du Caucase à la Norvège via la Palestine, Gibraltar, l’Asie et l’Amérique, les privilégiés s'abritent derrière des rideaux de fer. Mais les malheureux réfugiés qui veulent les franchir pour survivre sont moins assurés que naguère d’être accueillis en héros. Plus de fleurs à leur arrivée, plus de récits exaltants de leurs exploits, de leurs longues traversées de tunnels vers des bras prêts à les accueillir ! Exit ces envahisseurs qui sont à pourchasser et à reconduire dans des avions blindés au plus profond de la jungle de misère qu'ils ont voulu quitter. Il ne faut pas rêver : le monde des privilégiés ne pourrait pas recueillir toute la misère qu’il sème !

Propagande capitaliste.

Ces nouveaux rideaux pourraient-ils cacher que le Mur de Berlin n’aura fait que 294 morts en 28 ans (!), alors que le Grand Mur séparant le Mexique des USA en fait plus de trois fois autant par an ; que les multiples rideaux de fer israéliens de Palestine font beaucoup plus de morts palestiniens sans que la bonne conscience capitaliste en soit vraiment troublée; que l’interminable rideau de fer établi tout au long de la Méditerranée engloutit des milliers de victimes africaines; que le rideau de fer de la faim et de la misère entretenu par le même capital dans le monde entier fait des milliers, sinon des millions de victimes; que le devoir de mémoire demandé aux écoliers sur le sort épouvantable d’anciens enfants déportés ne pourrait masquer le manque de fleurs et de cœur de la France et du monde pour tous les déportés actuels, etc. ?

Des bêtes échappées de la jungle !

Mais ce ne sont là que des chuchotements dans le vacarme d’un capitalisme triomphant clamant haut et fort depuis la fin du communisme que le réfugié ne peut être qu’une bête échappée qui doit être ramenée dans sa jungle !


samedi 23 février 2008

Communion cosmique : Accueil & Index.



Index des articles présentés :

- Le malentendu cosmique de Fermi

UNE VALEUR-PHARE DE SURVIE.

par Benoît Lebon


Des rouages bien huilés !
Une espèce avancée pourrait être amenée à orienter l’essentiel de ses forces vers la préservation d’une valeur-phare jugée à tort ou à raison fondamentale pour sa survie. Tous les rouages de la civilisation seraient finalement conçus en fonction de cette exigence.

L'espèce ne pourrait alors survivre que si cette valeur-phare est réellement porteuse de paix. Tous les rouages devraient être bien huilés, ne laissant en définitive aucune place pour des affrontements fratricides. Chacun devrait démontrer en permanence son allégeance au système de valeurs adopté par l'espèce dans sa politique globale.

Cette communion autour d’une valeur-phare relève-t-elle de la fiction ou d'une forme de totalitarisme ? L'homme a pourtant fait ce choix. Mais sa valeur-phare n'étant pas porteuse de paix, elle pourrait lui être fatale.

Une communion avec le capital.

Comme le drogué dépendant de sa drogue, l'homme est devenu dépendant du capital ! Traditionnellement porteur de guerre, le capitalisme devenu planétaire et totalitaire réalise en effet une communion de l’espèce pour le pire. Par le contrôle des moindres rouages de notre civilisation, ce système lie le sort de l’humanité au sien, devenant de facto la principale valeur-phare et le moteur de l’espèce. Comme l’échec du socialisme l’a montré, aucun pays ne pourrait échapper à son emprise et une démonstration d’allégeance au marché est aujourd’hui exigée de toutes les forces de la planète et des individus. Les rouages du capital l'exigent : les récalcitrants doivent se laisser entraîner ou être broyés.

Les derniers soubresauts de Cuba ou d’autres îlots de résistance montrent qu’un refus d’allégeance au capitalisme n’est presque plus envisageable. Les trafiquants de drogue ne pourraient laisser des marchés inexploités !

L’homme aurait-il donc décidé de vivre ou de mourir pour le capital ? Le drogué le plus intoxiqué peut pourtant se libérer s’il le veut vraiment !

L’argent acquis par presque tous les moyens devient cependant plus que jamais la principale valeur-phare de l’homme, la mesure des autres valeurs classées comme des exigences démesurées pour la majorité des hommes. L’essentiel des énergies de la planète est consacré à l’enrichissement personnel d’une minorité de privilégiés insatiables.

Une autre allégeance.

Des êtres capables de voyages cosmiques intègreraient notre planète à leur écosystème interstellaire et exigeraient légitimement une allégeance de l’homme à leur propre valeur-phare. Serait-elle meilleure que la nôtre ? Elle leur aurait en tous cas permis de survivre jusqu’à un stade plus avancé de milliers ou de millions d’années !

Un capitalisme prédateur.

Selon toute vraisemblance, un capitalisme porteur de violence ne permettra pas cette performance. L’homme devrait donc se préparer à accepter une allégeance cosmique, en se donnant par exemple une valeur-phare de survie qui lui permettrait de porter sa flamme de transcendance le plus loin possible dans l’univers.