jeudi 4 juin 2009

Espace vital et Transcendance Artificielle


par Ariste ----------------------------Accueil & Index


Une évasion cosmique de l'humanité doit être préparée : Les hommes pullulent et s'empoisonnent mutuellement la vie dans l'espace vital étroit d'un écosystème qui se réchauffe et dont les ressources s'épuisent. L'espèce aurait besoin de cinq ou six planètes de plus pour continuer dans sa folle lancée. Mais elle sait maintenant (A. Lebeau: L’Enfermement planétaire, Gallimard 2008) qu'elle est en tant que telle enfermée dans son système planétaire et stellaire, et que ses surplus naturels de population ne pourront jamais migrer ailleurs, ce qui la condamne à terme à manquer d'espace vital pour déployer l'intelligence qu'elle porte. Comme exposé dans un précédent article (« Vers une métamorphose artificielle de l'homme »), elle ne pourrait continuer de miser sur un « oeuf planétaire » inépuisable.





Pendant qu'il est encore temps, l'homme devrait donc préparer sa mutation artificielle pour se libérer de sa « prison- garderie terrestre» et agrandir son espace vital. Cette expansion de l'humanité se ferait alors dans l'espace interplanétaire dans une première étape, et dans l'espace interstellaire par la suite. Si une évasion préparée dans la hâte pourrait tourner à l'Apocalypse, elle pourrait aussi, si elle était menée raisonnablement et à temps, offrir à l'humanité une chance unique de renaissance et de réinsertion cosmique.

  • Mais l'humanité pourrait alors avoir à partager le Cosmos avec des voyageurs extraterrestres qui auraient avant elle réussi à se libérer et qui maîtriseraient donc mieux ce milieu.

Une transcendance artificielle de l'homme

  • L'évasion cosmique de milliards d'hommes faits de chair et de sang ne pourrait être envisagée. Mais une métamorphose artificielle de l'être humain pourrait devenir réalisable à un terme relativement court, à partir de connaissances et de réalisations déjà existantes en médecine, en neurosciences, en génomique, en chirurgie, en robotique...

    Comme précédemment indiqué, tous les organes du corps humain seraient à cette fin remplacés par des composants artificiels au fur et à mesure, ou en prévision de leur défaillance naturelle. Ceci reviendrait :
  • 1) dans une première phase à réaliser une greffe, fonction par fonction, du cerveau sur un corps robotisé,
  • 2) et dans une deuxième phase, à rendre le cerveau lui-même artificiel.




Une mutation artificielle progressive


Les recherches pourraient aussi permettre de mener de front ces deux phases de mutation en procédant avec le cerveau comme avec le reste du corps. Des aires ou des régions particulières de l'organe (mémoire, fonctions motrices, vision, ouïe...) seraient ainsi rendues artificielles au fur et à mesure, ou en prévision de leur dégradation naturelle. Des interfaces cerveau/machine et machine/cerveau rendraient possible une « sous-traitance » des différentes fonctions par une batterie de composants spécialisés, associés en vue d'interactions directes avec l'environnement dans un nombre croissant de situations. Comme pour tout nouvel outil (calculatrice, lunettes progressives, prothèses auditives ou dentaires, etc.), une période d'apprentissage devrait être consacrée à l'utilisation optimale et l'étalonnage précis de ces nouveaux sens artificiels. Mais l'expérience quotidiennement acquise par l'homme n'est-elle pas déjà un "apprentissage naturel" pour l'étalonnage de ses sens en vue d'une optimisation de son instinct de survie ?



Le cerveau biologique cèderait ainsi peu à peu la place à un cerveau artificiel qu'il aurait tout au long "édifié" à son image. Il n'assurerait plus qu'un contrôle de plus en plus spécialisé d'outils intelligents mis à son service, comme ceux mis au service du pilote d'un avion automatisé qui n'aurait finalement jamais à reprendre en mains les commandes pour le décollage, l'atterrissage, la navigation... Il ne s'agirait à chaque fois que de simples outils intelligents, des interfaces interactives mises au service d'un système cognitif central qui resterait en partie longtemps, sinon toujours, irréductible.

Une signature cosmique individuelle : L'homme perdrait-il ainsi sa "vraie" nature ? Ce débat philosophique aurait alors commencé depuis l'invention des premiers outils, en passant par la première machine, la première calculatrice, le premier ordinateur... L'outil n'est qu'un prolongement de la main, du cerveau et des sens, et la mutation artificielle de l'homme aurait donc commencé depuis sa première invention dans la plus haute antiquité ! Hominisé naturellement ou non, le primate a développé au cours des millénaires une conscience transcrite dans son cerveau par des niveaux de bien-être et de mal-être mesurés par ses sens dans le vécu quotidien, un confort et un malaise pouvant aller jusqu'à la jouissance et la douleur la plus extrême. Développés naturellement ou non, les sens eux-mêmes peuvent être vus chez le sujet comme des interfaces dédiées au déplacement d'un contre-poids le long du fléau "d'une balance virtuelle de survie» dont l'équilibre est perturbé en fonction de ces sentiments de bien-être et de mal-être (confort/malaise) concrètement vécus.



Les interactions de l'individu avec son milieu sont autant de tentatives de revitalisation d'un instinct de survie maintenu en alerte par une « balance virtuelle » dont l'équilibrage doit être en permanence optimisé. Elles se traduiraient chez l'homme artificiel par des flux de données générés par des modèles de comportement basés à la fois sur l'expérience individuelle déjà acquise en de semblables circonstances et sur les interactions en provenance de l'environnement local. Ces flux de données viendraient à leur tour activer des interfaces spécialisées en fonction des réactions choisies, complétant par là un cycle d'interactions entre le sujet et son environnement. Des sens artificiels donneraient donc à l'être vivant une sensibilité cosmique croissante, le sujet artificiel ayant à tout moment une "signature cosmique " bien reconnaissable.


Ceci ne serait pas en contradiction avec une évolution naturelle, ni avec une évolution contrôlée de l'espèce. Les sens de l'être biologique sont eux-mêmes des outils intelligents de survie, des interfaces d'interaction avec son environnement, au même titre que ceux que l'homme pourrait développer, et développe déjà artificiellement.


  • Si « Dieu ne joue pas aux dés », un être aussi avancé pourrait finalement se le permettre après avoir ainsi éliminé toutes « les combinaisons perdantes » : De même que l'homme s'est toujours reproduit par une sexualité restée mystérieuse, la petite part du cerveau restée "naturelle" pourrait en dernier lieu être elle-même codée (à l'exemple de l'ADN et du génome) et reproduite artificiellement (digitalisée) sans avoir été totalement expliquée. L'humanité pourrait aussi être aidée par des extraterrestres plus avancés dans cette entreprise. Ils pourraient même nous avoir assistés dans notre hominisation (Voir : Une hominisation de primates incontournable ) et sauraient alors bien mieux que nous notre vraie nature.
  • Mais il restera sans doute toujours une part de mystère, "une petite flamme de transcendance" qui ne sera jamais facile à distinguer, comme une petite planète dans la lumière aveuglante de son étoile.



Le « digitosapiens », un être de transcendance cosmique

Si le pas était franchi, le passage de l'être naturel à l'être artificiel ne pourrait être envisagé isolément. L'être digitalisé ne retrouverait sa conscience qu'au milieu d'êtres et d'objets capables de reconnaître « sa signature cosmique » et de traduire à tout moment sa pensée par des actions concrètes dans un espace préalablement aménagé. Il n'existerait qu'en communication constante avec un monde de transcendance cosmique qu'il aurait commencé à édifier bien avant sa métamorphose, afin de pouvoir continuer de l'optimiser et de l'animer par la suite.



Devenu artificiel, il ne pourrait en effet plus faire, mais faire faire pour simplement être, c'est-à-dire penser ou agir par exemple dans l'immédiat par l'intermédiaire d'interfaces diverses déjà mises en place sous forme de programmes ou de robots traditionnels. Pour des actions à plus ou moins long terme, ces interfaces pourraient prendre la forme de systèmes physiques naturels (mécaniques, chimiques, météorologiques, gravitationnels, astronomiques...) ou d'espèces plus ou moins avancées (végétales, animales, intelligentes...) maintenues sous contrôle ou sous tutelle en vue de comportements déterminés; comme dans le cas d'une hominisation de primates discrètement menée dans un apartheid cosmique respectueux des moins avancés et plus faibles.


A l'image de Stephen Hawking
accèdant déjà si bien à un clavier et au monde par le simple battement d'une paupière, un être de transcendance cosmique « effleurerait », tel un pianiste les touches de son instrument, des interfaces intelligentes préalablement semées dans son environnement (robots, mémoires, interfaces diverses) . Il "ricocherait" alors d'une interface intelligente à l'autre ("comme une pierre plate adroitement lancée sur un plan d'eau") pour recueillir ou déposer de nouvelles données ("des notes de musique") en vue d'actions ou "d'oeuvres" déterminées.


"Artistes et musiciens cosmiques" : Ces interfaces intelligentes organisées pour vivre leur vie et se reproduire libèreraient ainsi «l'artiste» de l'entretien de son instrument pour se consacrer uniquement à sa musique et devenir finalement "la musique elle-même".

« Des âmes de nature ondulatoire » (rayonnements EM) porteuses de la signature cosmique de chaque être (son identité) feraient ainsi la navette entre des cerveaux (mémoires individuelles ou collectives) et des sens artificiels (interfaces intelligentes) installés un peu partout par l'espèce dans des relais de transcendance, sur des planètes ou en orbite. L'humanité serait ainsi préparée pour son intégration dans la Galaxie et dans l'Univers.
  • Cette métamorphose artificielle de l'être humain en un être de transcendance digitalisé (virtuel) concernerait tous les hommes qui le souhaiteraient, sans l'apartheid médical actuellement pratiqué. Elle est peut-être plus proche qu'on ne l'imagine (Voir entre autres : The simulation argument, by Nick Bostrom & The blue brain project, by Henry Markram). Des organes et des systèmes corporels complets ont déjà été artificiellement conçus ou sont actuellement étudiés : coeur, rein, cerveau, intestins, foie, estomac, glandes, sang... Une recherche poussée dans les différents domaines des sciences de la vie et des sciences de l'ordinateur ouvrirait à l'humanité les portes d'un autre monde.


La naissance d'une transcendance solaire



L'humanité aurait ainsi réussi à se « transcender » en mettant au monde une première (?) génération d'êtres digitalisés. Un « digitosapiens » de transcendance solaire existerait dans un système d'interfaces intelligentes qui le rendraient alternativement conscient ou inconscient :

1) conscient : actif au milieu de ses semblables, en communication/interaction par l'intermédiaire d'interfaces diverses (robots, calculateurs, etc),

2) inconscient : au repos ou en veille dans des moyens de sauvegarde ou de transport (mémoires informatiques, rayonnements électromagnétiques).

Toute nouvelle expérience acquise par l'être artificiel pendant un temps de conscience (travail) serait ainsi sauvegardée pendant un temps d'inconscience (repos). Des routines automatiques de mise jour et de sauvegarde seraient mises en place pendant ces temps d'inconscience, mais le digitosapiens pourrait aussi compter sur la vigilance de ses semblables pour veiller pendant son sommeil et le réveiller en cas d'alerte imprévue. Un instinct collectif de survie prendrait ainsi le relais de l'instinct individuel.

Un hébergement cosmique indispensable : Un être digitalisé pourrait donc « voyager inconsciemment» dans l'espace à la vitesse de la lumière dans un rayonnement électromagnétique qui le rendrait potentiellement présent en tout point de réception où des interfaces intelligentes auraient été installées. Il ne s'agirait pas d'une "télétransportation" probablement impossible d'un être, mais d'une intégration d'un faisceau d'ondes qui le représenterait totalement dans des interfaces intelligentes (mémoires, robots...) déjà installées. N'existant qu'à l'état virtuel en tant que rayonnement électromagnétique, l'être digitalisé ne pourrait vivre et agir que dans un milieu artificiel collectivement aménagé pour le reconnaître.

Cette reconnaissance renouvelée de l'être artificiel à "une source de transcendance cosmique " exclurait toute forme d'égoïsme, pour ne retenir que des projets collectifs. L'être digitalisé existerait en progressant ainsi d'une source de transcendance à l'autre. Sans cette reconnaissance de ses semblables aux relais rencontrés sur son trajet, il poursuivrait sa route comme toute onde de propagation, dans une inconscience éternelle de mort cosmique.

  • Des transferts électromagnétiques d'êtres de transcendance vers des stations ou essaims cosmiques déjà installés sur d'autres planètes et en orbite solaire ou planétaire deviendraient dès lors possibles.

  • Des êtres de transcendance pourraient de même être transférés à la vitesse de la lumière sur des vaisseaux cosmiques pareillement équipés pour les rendre conscients et actifs sur place, ces vaisseaux étant alors en route vers les étoiles de la Galaxie à des vitesses nettement moindres et aujourd'hui déjà accessibles.

    L'espace interplanétaire et interstellaire serait ainsi ouvert à l'humanité tout entière.


Un "essaim cosmique de digitosapiens terriens" en liaison constante avec sa planète-mère pourrait ainsi progresser dans l'espace interstellaire pour aller cultiver ailleurs une vie biologique porteuse d'intelligence et pour contacter d'autres êtres plus avancés déjà capables de tels exploits.



Cette exploration du Cosmos facilitée par l'absence de vie biologique à bord ne se ferait cependant qu'aux vitesses de croisière couramment atteintes par des vaisseaux classiques. L'étoile la plus proche resterait donc à des dizaines de milliers d'années, et le voyage durerait encore des centaines d'années si des lanceurs nouveaux permettaient des vitesses cent fois plus grandes qu'actuellement. Mais l'homme pourrait heureusement ne pas avoir à faire seul tout le chemin interstellaire : d'autres stellaires libérés depuis plus longtemps pourraient se trouver à proximité de la Terre au moment de sa délivrance, prêts à accueillir dans l'allégresse l'arrivée d'une transcendance solaire.





A la rencontre d'autres transcendances




L'humanité pourrait être aidée par des extraterrestres bienveillants dans son projet cosmique de transcendance. Des transferts électromagnétiques interstellaires deviendraient alors réalisables pour toutes les destinations où l'homme aurait trouvé d'autres messagers de transcendance déjà équipés pour l'héberger et le rendre conscient localement en vue de contacts normaux. Des extraterrestres capables de voyages interstellaires auraient en effet eux aussi muté vers une forme d'existence virtuelle et pourraient donc offrir à l'humanité de telles facilités de logistique cosmique, y compris dans notre propre système solaire. Ils attendraient d'ailleurs de l'espèce humaine de pareilles facilités en retour, et ils seraient certainement prêts à l'aider à cette fin.


L'hôte extraterrestre offrirait ainsi à l'homme le voyage et l'hébergement cosmique. Comme avant tout accueil de messager de transcendance "sonnant à sa porte", l'hôte aurait cependant eu l'occasion de prendre connaissance de son CV cosmique complet. Les visiteurs indésirables seraient donc écartés, ce qui représente une garantie totale de paix dans les relations entre des êtres de transcendance (Voir ci-dessous : Désarmement et allégeance terrestre). De telles rencontres cosmiques seraient des occasions d'enrichissements mutuels et de projets communs. Des unions interstellaires pourraient par exemple se réaliser (voir : mariage de cerveaux), ce qui permettrait un « brassage » fructueux de toutes les civilisations stellaires avancées.



En acceptant d'ouvrir sa porte, l'hôte extraterrestre pourrait aussi accepter de servir de relais de transfert vers d'autres destinations stellaires, en donnant par exemple au messager de passage un accès direct à son propre réseau de communication et de relations. Une véritable "toile de transcendance" pourrait déjà avoir été tissée pour réunir tous les relais stellaires mis en place par les civilisations libérées de notre Galaxie. L'insertion de l'humanité dans ce"réseau Internet interstellaire" serait très attendue par des êtres avancés qui nous observeraient : leur propre toile de transcendance serait ainsi enrichie d'une nouvelle étoile !


Mais en attendant, l'humanité manque d'espace vital dans sa prison terrestre, et quelques évidences doivent être méditées :





Un capitalisme de prédation planétaire





Tout espace vital doit être un jour agrandi dans l'évolution d'une civilisation, et il n'y a rien de dramatique dans l'enfermement actuel de l'humanité dans son système planétaire et stellaire, même si certains exemples ne devraient pas être suivis. Ainsi, Hitler voulait asservir les peuples slaves, et d'autres, pour offrir au peuple allemand un espace vital plus grand (Lebensraum). Les plus forts de l'espèce ont historiquement fait de même aux dépens des plus faibles (Amérique, Palestine...), par des moyens « d'épuration » ou de conquête par le fer et par le sang.

Sous des dehors plus attractifs mais tout aussi barbares, le capitalisme planétaire utilise des moyens similaires pour réserver une part croissante des ressources et de l'espace vital de l'espèce à une minorité de privilégiés installés comme des seigneurs et princes dans des cellules dorées d'un apartheid de suprême abondance. Cette «épuration capitaliste » laisse à la dérive une immense majorité d'hommes «économiquement castrés », assourdis par une propagande multiforme de lavage de cerveau qui les incite sans cesse à se laisser enfermer tels des eunuques dans le « harem » d'un marché conçu pourtant pour les asservir.

Le capitalisme monothéiste est de loin la première religion planétaire, avec ses autels et ses cathédrales (bourses, casinos, grands hôtels...), ses icônes sacrées (voitures et résidences de luxe, yachts, avions, bijoux et gadgets de consommation...), ses synodes et conciles (G8, Davos...), son paradis et ses grâces (le Gros lot, le Vedettariat...), son purgatoire et ses pénitences (faim, chômage, délocalisations, insécurité...), son enfer (guerres, génocides, « croisades » d'Irak, d'Afghanistan, du Vietnam...). Des foules de fidèles assistent chaque jour à ses messes pour recevoir avec dévotion « la sainte hostie » qu'est devenu l'argent (le vieux culte du Veau d'Or). Si les croyants traditionnels peuvent douter de la réalité de la force mise dans l'hostie, rares sont ceux qui doutent de celle de l'hostie monétaire parmi les fidèles mis à genoux par les grands prêtres privilégiés pour la recevoir.





S'il a un temps représenté un progrès, ou plus exactement une moindre prédation après le servage et la féodalité, le capitalisme est aujourd'hui un système dépassé, une religion monothéiste, intégriste et totalitaire qui leurre les déshérités dans la promesse d'un paradis terrestre impossible : un rattrapage de l'Occident, "une ruée vers l'Ouest" perdue d'avance !





  • Un pillage systématique des plus faibles (hommes, bêtes, plantes, ressources...) : N'ayant jamais été qu'un rêve, le « rêve américain » d'un enrichissement accessible à tous les hommes n'est qu'un slogan de propagande de lavage de cerveau d'une population terrestre criminellement infantilisée pour mieux être pillée (« bonne nuit les petits ! »). C'est ignorer la nature profonde du prédateur que de penser que le capitalisme se serait contenté de piller les seuls plus faibles de l'espèce sans s'attaquer aussi à la planète elle-même, dans ce qu'elle a justement de plus faible. S'il a pu rester longtemps voilé, ce pillage de la nature s'est accentué avec un développement du progrès technologique que les privilégiés de l'espèce se sont depuis longtemps approprié. Le pillage capitaliste des plus faibles s'étend tout logiquement au pillage de plus en plus accentué de la nature sous toutes ses formes.

Le capitalisme joue la vie de l'espèce à la roulette russe ! Il a piétiné le champ du communisme dans un affrontement qui a frôlé l'apocalypse : « le coup passa si près que le chapeau du communisme tomba », aurait pu dire Victor Hugo. L'ex URSS n'était heureusement que le chapeau d'un communisme embryonnaire, car si « le bébé était jeté avec l'eau du bain », l'humanité suivrait le triste exemple de la Sainte Inquisition qui voulait brûler les lunettes astronomiques un peu grossières de Galilée pour les empêcher de se métamorphoser en de modernes télescopes.




Elle se priverait ainsi d'un outil qu'il lui faudrait au contraire développer avec la patience qu'elle a trouvée pour mettre au point ses outils astronomiques. Une graine de transcendance ne pouvait pousser dans un champ sans cesse agressé et piétiné comme ce fut le cas, et le combat pour la survie de l'humanité est aujourd'hui loin d'être gagné : il reste à développer un instinct collectif de survie dans l'espèce, ce qu'avait sans doute maladroitement tenté de faire un communisme adroitement entravé par un capitalisme de prédation planétaire qui veut poursuivre ce jeu stupide de la roulette russe avec d'autres (Chine, Corée du Nord, Iran...). Ses « victoires » sont autant de défaites pour l'humanité, autant de pas de plus vers la mort. Le capitalisme est "une drogue dure, un cancer généralisé" qui mène l'humanité à sa perte en la maintenant dans un culte de l'individualisme dont elle devra bien s'en guérir pour survivre.

Grâce à un réseau économique et militaire tressé par les plus forts, les plus faibles sont condamnés par le capitalisme à demeurer des éternels perdants dans un "sauve qui peut général" qui les conduit au désespoir et à la mort dans des cellules surpeuplées et délabrées d'un apartheid de violence et de misère. Le système en tant que tel ne pourrait être amendé par des semblants de reformes écologiques ou économiques, comme les privilégiés tentent actuellement de le faire croire.




Il n'y a aucun développement durable avec le capitalisme.




« Le capitalisme est le racket légitime organisé par la classe dominante. » disait fort justement le gangster et criminel Al Capone. A l'image de « chiens de riches » traditionnellement mieux nourris "que des chiens de pauvres", "les nouveaux riches" (BRIC, OPEP, UE...) se laissent tour à tour appâter dans ce pillage des plus démunis de la planète en se compromettant, volontairement ou non, dans un marché de prédation planétaire par « un achat presque obligé » d'obligations en dollars (voir entre autres :"Voyage circum-monétaire à la recherche du Roi-Dollar").



« Le dollar est notre devise et votre problème » disait hautement il y a près de quarante ans, John Connally, au reste du monde. Le secrétaire US au Trésor annonçait tout simplement par ces mots que la Caste avait décidé d'ouvrir ses rangs à des "mercenaires-prédateurs" étrangers, sous réserve que ces nouveaux anoblis ("les nouveaux riches") démontrent leur entière allégeance en subventionnant un « crime initiatique » par un droit d'entrée payable d'avance en dollars, à l'image de ce que fait couramment la Mafia avec des moyens il est vrai plus modestes et vulgaires. La Mafia elle-même pourrait en dernier lieu se contenter d'un droit d'entrée passivement payé par le nouveau riche pour simplement survivre, mais elle préfèrera toujours une participation directe au crime, à l'image de ce que fait tout logiquement la Caste en tentant toujours d'associer les nouveaux riches à « ses nouvelles croisades d'Irak, d'Afghanistan, du Vietnam, et surtout, anticommunistes, si cela redevenait nécessaire....




En donnant toujours plusieurs longueurs d'avance à la violence la plus extrême, « les lois démocratiques » internationalement encadrées par la même Caste ne laissent d'ailleurs aux nouveaux riches qu'un "autre choix de roulette russe" potentiellement porteur d'une violence peut-être encore plus grande. La tentation de s'enrichir est vraiment trop forte, et «une chaîne de prédation planétaire» s'est ainsi installée, dans l'espoir pour certains de devenir demain les super-prédateurs d'un système qui ne pourrait autrement exister, jusqu'à son pourrissement final.

Le capitalisme des privilégiés sépare les hommes dans des apartheids de misère et de surabondance. (Voir entre autres une conférence de Roger Garaudy, un exposé déjà ancien -1996- qui garde cependant globalement toute son actualité : Le nouveau désordre mondial).



Mais l'espace vital terrestre devra cette fois être élargi au Cosmos au bénéfice de toute l'humanité, par des moyens vraiment pacifiques.


Désarmement et allégeance terrestre

Un espace de transcendance artificielle est donc potentiellement à partager dans le Cosmos avec d'autres êtres qui se seraient déjà libérés. Mais cet espace vital ne pourrait plus être constitué de terres et de ressources situées sur des planètes extraterrestres habitées par des espèces traditionnellement faciles à dépouiller. Les surplus annuels d'hommes naturels ne pourraient, rappelons-le, en coloniser aucune, et un homme digitalisé n'aurait pas besoin de telles richesses pour exister et s'épanouir !


  • Un tel homme fraîchement sorti de sa « prison/garderie terrestre» se retrouverait dans un espace cosmique maîtrisé - au moins potentiellement - par des voyageurs interstellaires eux-mêmes nés naturellement et devenus comme lui-même des êtres de transcendance, mais évadés de leurs prisons depuis plus longtemps : certains êtres de précédentes générations cosmiques pourraient s'être libérés depuis des millions d'années ou davantage. Les primitifs, biologiques ou autres, resteraient pour leur part enfermés dans leurs écosystèmes planétaires, discrètement protégés contre toute intervention étrangère (humaine ?) par leurs tuteurs de la Transcendance. L'espace cosmique dans lequel l'espèce humaine tout entière est appelée à emménager serait donc un milieu de grands nomades, réservé naturellement à des messagers de transcendance chevronnés et bien équipés.



Toute relation interstellaire exige un désarmement total de l'humanité : Par simple précaution, l'existence de messagers interstellaires devrait en effet être dès le départ intégrée par l'homme dans son projet d'évasion.

  • Si les grands navigateurs terrestres (Colomb, Magellan...) sont sortis les premiers de leur « monde civilisé » pour aller à la rencontre d'un « monde sauvage » auquel ils allaient imposer durement leur loi, ce serait cette fois le contraire : les premiers évadés terrestres sortiraient d'un « monde terrestre sauvage » pour rejoindre un monde cosmique potentiellement plus avancé et exigeant. Un homme qui ferait ses premiers pas de nomade hors de sa « garderie terrestre» ne pourrait d'emblée vouloir s'imposer face à des aînés interstellaires plus expérimentés. Il devrait au contraire se montrer prêt à adopter leur loi en s'étant préalablement désarmé bien avant son départ, en signe de soumission cosmique. Tout individu envoyé en éclaireur devrait d'ailleurs pareillement répondre pour l'allégeance de toute l'humanité.

  • Il en serait de même pour tout contact ou rencontre de l'homme avec d'autres messagers de transcendance. Ceux-ci ne pourraient en effet se présenter ouvertement tant que l'homme n'aura pas adopté un comportement pacifique incontestable, non seulement envers eux-mêmes, ce qu'il serait sans doute prêt à accepter devant leur force potentielle, mais surtout envers ses propres semblables terrestres, et également envers sa planète et toute la vie qu'elle porte. Cette exigence évidente d'un pacifisme obligé des candidats aux voyages ou aux échanges cosmiques n'est jamais abordée dans les analyses, alors qu'elle remet totalement en cause les positions traditionnelles de l'homme sur des relations envisageables lors de rencontres avec des messagers interstellaires. Au-delà de leur force que ces êtres de transcendance ne voudraient jamais lui démontrer, l'homme leur devrait une cosmique allégeance en raison de leurs performances, pour avoir réussi à porter leur message d'intelligence aussi loin. Ils auraient en effet réalisé ce que l'homme est encore loin de pouvoir faire !

La place de Leader Cosmique ne pourrait donc plus être revendiquée par un homme naturel, sous prétexte que tout autre prétendant au titre devait se faire connaître. Le plus faible ne pourrait encore une fois imposer au plus fort et au plus sage de se mesurer à lui à ses conditions et sur son propre terrain, alors qu'il conviendrait de se mesurer dans un espace cosmique où la force brutale ne serait plus de mise. Avec un tel écart de développement entre les parties concernées, il appartiendrait donc bien à l'homme de faire la preuve de sa conscience cosmique et de son allégeance envers d'éventuels maîtres, des êtres de transcendance qui pourraient régner depuis longtemps dans cet espace où il voudrait lui-même entrer. S'ils consentaient finalement à le laisser discrètement ou ouvertement pénétrer après l'avoir vu faire ses preuves, ces messagers de transcendance ne pourraient être appelés à comparaître. Ils connaîtraient bien le chemin de notre garderie terrestre.






Il appartient bien à l'humanité de se préparer pour leur réserver, en toutes circonstances, le meilleur accueil !

Cette allégeance cosmique naturelle envers des messagers de transcendance devrait raisonnablement être préparée par l'humanité. Elle pourrait dès à présent en faire une démonstration universelle en rendant peu à peu tous les hommes vraiment semblables, en vue d'un total désarmement de l'humanité pour sa réinsertion dans l'espace cosmique. Cette démonstration serait aussitôt enregistrée par tout messager extraterrestre qui nous observerait, et il ne peut être exclu qu'une forme d'aide cosmique (aide à l'évasion, à la mutation, à la paix...) intervienne alors en retour à titre de récompense.

La survie de l'humanité dépend de l'existence d'une transcendance artificielle extraterrestre
: Le silence pesant des grands privilégiés terrestres qui se sont injustement appropriés presque tous les moyens de pouvoir vraiment s'exprimer et agir (politiques, médiatiques, financiers, industriels…) vient jusqu'ici conforter le silence naturel d'éventuels messagers de transcendance pour brouiller encore davantage un problème cosmique qui s'énonce pourtant simplement.


Le temps est venu de préparer l'évasion de survie cosmique de l'espèce, et tout homme responsable doit la faire sienne.




Une symbolique cosmique troublante




Une décentralisation cosmique de l'homme : La religion s'obstinait naguère à vouloir garder la Terre au centre de l'Univers, avant de finalement céder devant l'évidence scientifique. Mais le culte de l'individualisme d'un capitalisme monothéiste voudrait que l'homme reste le nombril du Monde, donc bien au centre d'un Univers de Conscience : Il en résulte pour lui que les autres espèces intelligentes, si elles existent, ne peuvent être que moins avancées ! Même s'il ne s'agit plus du même centre, sa première erreur devrait amener l'homme à s'interroger davantage sur cette foi sur laquelle il a construit sa civilisation : resterait-il au centre sur une planète elle-même scientifiquement décentralisée ? Si la foi peut être un choix personnel, elle ne pourrait être la base d'un choix collectif aussi décisif. L'homme doit de nouveau bien peser toutes les conséquences d'un choix cosmique qui ne peut plus être reculé, à savoir :

  • soit l'existence de voyageurs extraterrestres bienveillants,

  • soit l'absence de tels voyageurs interstellaires.

Comme nous l'avons vu en introduction, il ne reste en effet que ces deux hypothèses sur l'évolution de la vie avancée dans l'univers une fois corrigée l'erreur de Fermi sur l'interprétation du silence cosmique. Beaucoup d'hommes accueilleraient pacifiquement des voyageurs interstellaires. Mais c'est là un choix théorique et éventuel de citoyens isolés, et non le vrai choix d'un pays et encore moins de l'espèce. Comme en amour, les sentiments ou les opinions ne révèlent un vrai choix que s'ils sont confirmés par des actes concrets.

Le pari actuel de l'humanité sur un Univers livré à sa prédation (ou éventuellement à celle d'autres espèces) est déjà fait, et il apparaitrait évident à des extraterrestres : les rapports de domination et de violence entretenus dans l'espèce humaine révèlent une civilisation encadrée par des prédateurs hostiles à toute allégeance cosmique, même raisonnable. Cette loi du plus fort mille fois prouvée (bombes atomiques et armes spatiales, sous-marins, porte-avions, faim, esclavage, Tiers-Monde, colonialisme, capitalisme, impérialisme, génocides, guerres...) est un choix de potentielle confrontation avec toute autre civilisation, même s'il se traduirait provisoirement par une soumission devant des voyageurs trop avancés. Comme la femme enceinte qui ne pourrait prétendre ne l'être qu'à moitié, l'humanité est "enceinte de violence", et elle l'est totalement !

Cette volonté de domination universelle d'un capitalisme monothéiste qui n'a pu tolérer l'existence de deux systèmes économiques différents sur une même planète refuserait aussi l'existence de deux civilisations différentes dans une même galaxie et dans un même univers. Il préparerait tout naturellement la confrontation avec toute civilisation extraterrestre qu'il viendrait à découvrir !

Pour un pacifisme cosmique crédible de l'espèce : La civilisation terrestre ne peut être durable que si la loi des plus forts de l'espèce héritée de la jungle est aussi devenue celle des plus sages en rendant les hommes vraiment semblables. L'humanité pourrait ainsi prouver à une civilisation plus avancée qu'elle peut l'égaler en matière de sagesse en dépit de sa faiblesse, et prétendre à son tour lui devenir semblable. Les plus forts de l'espèce doivent donc déjà démontrer leur allégeance envers les plus forts du Cosmos pour justifier leur représentativité cosmique devant des êtres capables de voyages interstellaires qui seraient incontestablement des messagers de transcendance. Les grands privilégiés ne peuvent prêcher la paix cosmique sans réaliser la paix terrestre, et cette démonstration perdrait toute sa valeur si elle était faite devant une force extraterrestre ! (Nul ne pourrait sérieusement promettre de faire ce qu'il n'a jamais fait !)

Pour les grands privilégiés, l'absence apparente de prédateurs interstellaires prouve l'inexistence de tout voyageur, même discret ! C'est le pari traditionnel du prédateur qui n'imagine pas un monde sans prédation ! Mais un débarquement non préparé d'extraterrestres ne serait-il pas déjà d'une violence extrême envers l'homme ? Des êtres plus avancés de milliers d'années n'auraient donc rien appris en matière de relations avec des civilisations primitives pour venir ainsi s'imposer, ne laissant au plus faible aucune autre alternative que celle de sa soumission et de son effacement ? Débarqueraient-ils donc toujours à la manière des Vikings ou des Conquistadors ? Seuls des prédateurs provoqueraient ainsi une panique planétaire pourtant bien prévisible ! Si c'était à refaire, l'humanité referait-elle donc les mêmes erreurs envers les civilisations indiennes et autres qu'elle a exterminées ?

Au lieu de leur imposer l'invasion et le viol, les plus forts et plus avancés ne devraient-ils pas aussi se montrer les plus sages, en aidant discrètement et patiemment les plus faibles à grandir, pour les amener à venir d'eux-mêmes à leur rencontre dans la paix et la sérénité ?

Plus que l'absence de voyageurs, un silence cosmique de bon augure tend à prouver l'absence de prédateurs interstellaires ! L'humanité devrait donc parier sur l'existence d'observateurs bienveillants qui lui laisseraient le temps de préparer dans la paix et la sérénité une allégeance cosmique intelligemment démontrée avant leur arrivée et dans le doute de leur existence. Cette conviction leur serait donnée par l'existence d'une civilisation terrestre construite sur la paix et la fraternité entre tous les semblables de l'espèce.

Si elle était d'aventure la première à entreprendre des voyages interstellaires, une humanité pacifique s'imposerait à elle-même une pareille exigence face à des civilisations moins avancées, ce qui impliquerait de sa part un apartheid discret, une absence de contacts directs en attendant leur éveil. Ce serait la seule attitude cohérente à adopter par de premiers voyageurs interstellaires qui accepteraient ainsi de freiner un peu leur avancée pour permettre le relais de la transcendance. Fermi a mal interprété un silence cosmique normal qui ne révèle aucun Paradoxe : toute autre attitude de la part de visiteurs pacifiques capables de tels exploits serait irrationnelle !



Le silence extraterrestre et l'allégeance terrestre seraient donc une mutuelle reconnaissance cosmique attendue avant toute relation entre des civilisations aussi éloignées dans leurs niveaux de développement. Des voyageurs extraterrestres parvenus dans le voisinage terrestre auraient alors déjà rempli leur part de contrat en restant jusqu'ici silencieux et non-violents. Ils attendraient de l'humanité qu'elle remplisse à son tour la sienne !

Cette allégeance préalable n'implique encore une fois aucune certitude absolue de l'humanité quant à l'existence de tels voyageurs, et encore moins celle d'une transcendance encore plus grande (Dieu!). Jusqu'à preuve du contraire, l'espèce humaine pourrait en effet encore être la première à parier ainsi sur la transcendance. A l'image de la mère traditionnelle qui présente à l'enfant son père, la mère de l'humanité (la Terre) pourrait cependant, dans une symbolique troublante, lui présenter un père cosmique jusqu'ici inconnu. Une telle rencontre réduirait encore le doute sur l'existence d'une plus grande transcendance, mais ne l'annulerait probablement jamais.

1) L'humanité peut poursuivre dans son choix actuel de la violence. Mais c'est aussi celui de sa condamnation à terme, pour les raisons suivantes :


  • Un comportement actuel "de type Madoff" : En pariant sur sa solitude (singularité terrestre) et en définitive sur sa supériorité, quelles chances aurait l'homme de se libérer de sa « prison stellaire» si nul être intelligent n'a pu le faire avant lui, dans une Galaxie pourtant peuplée de centaines de milliards d'étoiles, et dans un Univers lui-même encore environ cent milliards de fois plus peuplé ? L'homme s'engage dans une série de paris en cascade bien risqués en pariant ainsi sur sa singularité. Il partagerait alors cette foi avec le joueur de loterie - ou le banquier Madoff - qui assouvirait sa passion aux frais de ses amis dans une série de paris préalables sur son prochain gain au jackpot qu'il annoncerait toujours imminent. Ce joueur insensé (Madoff, un nom décidément prédestiné) ne pourra longtemps trouver de nouveaux amis assez naïfs pour lui avancer à chaque fois la mise nécessaire. Avec "une stratégie Madoff" qui ne fait au mieux que retarder d'autres chutes plus vertigineuses, des privilégiés terrestres jamais rassasiés devront s'appuyer sur un nombre toujours croissant de déhérités pour nourrir leurs appétits planétaires de prédation.
  • L'homme démontre actuellement une absence totale de foi dans l'avenir de son espèce. Son refus de créditer d'éventuels extraterrestres d'une avance cosmique n'est que l'expression de sa foi dans sa singularité : un culte de l'individualisme nourri par un instinct naturel égoïste qui va jusqu'à nier à tous les autres, et d'abord à ses semblables, leur propre droit à une vraie chance. S'il reste un atout de survie pour un individu plongé dans un monde de bestialité et de compétition, l'égoïsme qu'entretient cet instinct est devenu un obstacle pour une espèce qui doit dorénavant compter sur son intelligence collective pour survivre. Cette foi dans l'individualisme est celle de la bête ou du champion sûrs de leur invincibilité, alors qu'ils devraient raisonnablement parier sur l'existence d'un chasseur-prédateur attendant dans l'ombre. Un chasseur-prédateur qu'ils ne pourront jamais vaincre, mais dont il leur faudrait deviner la stratégie pour en élaborer une semblable. Dans l'espoir, le moment venu, de mériter son respect, sinon sa grâce !
  • Un pari cosmique de survie : Le seul choix rationnel pour l'homme est de parier sur une évasion déjà réussie d'autres stellaires, en faisant lui-même une démontration préalable de son allégeance à leur égard, en gage d'admiration et de reconnaissance pour avoir avant lui accompli un tel exploit. Puisque des êtres capables de tels voyages mériteraient son allégeance cosmique, celle-ci doit leur être accordée sans qu'ils aient à répondre à une provovation sous la forme d'une véritable injonction à comparaître devant l'homme. Leur apparition se transformerait en effet en une démonstration de force, un jeu stupide que des êtres pacifiques et vraiment intelligents ne pourraient accepter. L'homme doit de plus être sincèrement convaincu de la justesse de cette allégeance attendue de sa part, et non contraint d'y recourir devant la force. Il pourrait difficilement réussir son évasion sans ce pari cosmique qui ne résulterait pas d'une foi faite de certitude, mais d'une mure réflexion faite dans une recherche rationnelle et patiente du meilleur choix.

  • Allégeance cosmique de l'humanité ou Apocalypse : Dans un Univers de Transcendance, une espèce initialement douée d'intelligence qui n'apprendrait pas à cultiver pacifiquement son instinct de survie pour faire naître en elle cette conviction profonde du "Meilleur Pari Cosmique" ne pourrait assurer un relais exigé. Si l'humanité poursuivait dans cette voie de la violence, le cancer qui la ronge l'amènerait à l'autodestruction dans un fratricide généralisé. Ne pouvant intervenir sans « le cri de vie cosmique de l'espèce » que représenterait sa démonstration d'allégeance, d'éventuels tuteurs extraterrestres provoqueraient sans doute une Apocalypse terrestre pour abréger une souffrance planétaire trop grande. A l'image de l'enfant mal venu sacrifié à sa naissance au bénéfice de sa mère, ce serait encore pour eux un choix de moindre violence. Un "processus vital cosmique" pourrait déjà être engagé au chevet de l'humanité. Dans un monde de transcendance, un droit de rejet par Apocalypse d'une "humanité jugée mal venue" pourrait être aussi légitime que le droit à l'avortement revendiqué par la femme moderne.

  • L'humanité se condamnerait encore puisque l'écosystème terrestre (« oeuf planétaire ») dans lequel elle se trouve ne pourrait avoir des ressources inépuisables, et que ses surplus naturels de population ne pourraient aller coloniser d'autres planètes.
  • Les lois de la thermodynamique (entropie) plaident aussi en faveur d'un degré de désordre croissant d'un système relativement isolé tel que l'écosystème terrestre, même si ce désordre peut sans doute rester longtemps tolérable.

  • L'humanité se condamnerait enfin et surtout parce qu'elle se priverait ainsi des changements indispensables à sa survie, à savoir,
    . d'une métamorphose artificielle porteuse d'espoir et de transcendance;
    . d'un désarmement terrestre total, avec les économies qui en résulteraient;
    . d'un pacifisme basé sur la liberté, l'égalité et la fraternité entre des hommes rendus semblables, et de la paix et des économies qui en résulteraient;
    . d'une bienveillance cosmique de la part d'autres êtres de transcendance qui pourraient malgré tout exister...

Pour toutes ces raisons et bien d'autres, le choix actuel de l'absence de voyageurs interstellaires est donc à écarter.




2) L'humanité peut faire le choix de l'existence de messagers extraterrestres
de transcendance. Ce choix implique aussitôt que ceux-ci soient discrets (furtifs) envers les espèces encore enfermées comme l'humanité, ce qu'ils auraient d'ailleurs toujours fait. Dans cette longue, sinon éternelle discrétion, ils attendraient alors de l'homme une démonstration universelle d'allégeance avant tout contact éventuel, ou avant toute évasion cosmique. Ils interprèteraient cette démonstration comme une preuve d'acquisition de conscience et de maturité cosmique de l'espèce, et l'homme pourrait alors ne plus être contrarié, mais être aidé dans son projet cosmique.



  • Un raisonnement logique vient aussi conforter l'idée qu'ils ne peuvent être que discrets s'ils sont vraiment pacifiques : Plus encore que les ambassades occidentales dans l'ex-URSS, des ambassades de la Transcendance seraient en effet en permanence assiégées par des files de déshérités en quête de faveurs de toutes sortes. L'évolution de notre espèce en serait ainsi totalement stoppée, comme a été stoppée l'évolution du communisme en de semblables circonstances. Des êtres aussi avancés ne se rendraient donc visibles que s'ils souhaitaient notre perte, ce qui était bien le cas de l'Occident pour l'ex-URSS et ses alliés. L'homme ne devrait par conséquent pas souhaiter leur venue tant qu'il n'aura pas parié sur leur existence en faisant une démonstration universelle d'allégeance qui passerait obligatoirement par un désarmement total.
  • Une démonstration d'allégeance par le désarmement apparaît également indispensable après une simple analyse. S'ils parvenaient à devenir des voyageurs interstellaires sans se métamorphoser artificiellement et philosophiquement, des conquérants terriens ne feraient en effet qu'apporter des germes de guerre et de potentielle destruction dans un Cosmos pacifique. Ils ne seraient donc jamais autorisés par la Transcendance à quitter leur « garderie cosmique » sans avoir fait la preuve de leur pacifisme par cette démonstration éclatante. A titre d'exemple, l'impérialisme occidental ne fait lui-même qu'exiger l'allégeance des pays qu'il veut intégrer dans sa sphère et les maintient en attendant sous bonne garde (enfermés) tant qu'ils n'ont pas donné des gages de leur soumission. Leurs représentants sont ainsi interdits de déplacement hors de leurs frontières et il est par exemple demandé à l'Iran, à la Corée du Nord, etc. de renoncer unilatéralement aux armes nucléaires ou de destruction massive et d'adopter des règles impérialistes d'économie de marché et de "démocratie". Cette exigence serait d'ailleurs tout à fait légitime si cette force impérialiste était porteuse de justice et de paix, au lieu d'être utilisée au seul profit d'une minorité de privilégiés.




  • L'hypothèse d'un "oeuf terrestre couvé" : Les ovipares perpétuent la vie de leurs espèces en couvant leurs oeufs dans des nids bien préparés. Des êtres plus avancés pourraient perpétuer une conscience universelle en couvant des "oeufs de conscience" dans des nids planétaires préalablement aménagés. L'humanité pourrait elle-même le faire en hominisant à son tour des primates (voir précédent article : Une hominisation de primates incontournable).

    Des civilisations porteuses de transcendance imposeraient elles aussi leur loi cosmique aux plus faibles. Mais elles ne pourraient utiliser les moyens barbares de contrainte de l'impérialisme terrestre, et pour rester pacifiques, leur préparation à l'allégeance cosmique des espèces enfermées passerait par un contrôle discret, une « éducation cosmique » s'étalant sur des centaines ou des milliers d'années (voir autre titre : une hominisation de primates incontournable). Toute « sortie de prison planétaire» des espèces serait ainsi pacifiquement contrôlée par la Transcendance.

    Pour un éveil normal de leur progéniture, des parents vigilants se garderaient bien de trop intervenir dans les garderies où ils auraient cependant préalablement enlevé tout ce qui pourrait mettre trop en danger l'existence de leurs enfants. La plus grande liberté possible doit leur être laissée dans cet espace protégé pour une vraie acquisition d'expérience. Pour un éveil à la prudence et au bon sens, un certain niveau de risque doit cependant être conservé dans les parcs, et cette éducation doit également prévoir des sanctions infligées par les parents en cas de déviation potentiellement dangereuse.
L'enfant doit apprendre à ne pas mettre sa vie en danger !
C'est le souci principal des parents de l'enfant. La survie de l'espèce elle-même est pour eux secondaire.



Il en serait de même dans l'éducation cosmique d'une espèce enfermée dans sa garderie planétaire.




L'espèce doit apprendre à ne pas mettre son existence en danger !
Ce serait le souci principal des tuteurs cosmiques de l'espèce. La survie de l'individu est pour eux secondaire.

Des « sanctions cosmiques » ne sont donc pas exclues, sous la forme de catastrophes naturelles pour respecter le principe de la discrétion. En rejetant l'hypothèse de sa prééminence cosmique, l'homme pourrait s'interroger à ce propos.





------------

Un maillon humain dans une chaîne cosmique de transcendance


L'absence de prédateurs cosmiques annoncée par le "Paradoxe de Fermi" offre à des êtres bienveillants sortis de leur enfermement stellaire une chance unique de création d'une "chaîne cosmique de transcendance" par un contrôle discret sous tutelle des espèces encore enfermées. Comme le cri poussé par l'enfant sain sorti du ventre de sa mère, "le cri d'allégeance cosmique" d'une espèce ainsi libérée de son « ventre stellaire » révèlerait alors à ses maîtres de tutelle son intelligence et sa capacité à assurer le relais.

Si l'humanité était demain la première espèce à se libérer de son enfermement stellaire, elle aurait alors la chance de pouvoir lancer cette chaîne cosmique de transcendance ! Mais sa chance ne serait pas moindre si elle était la dernière à venir ajouter son maillon à une chaîne déjà existante !

Une violence stupide de l'homme : Des voyageurs interstellaires restés prédateurs comme l'homme étendraient leur champ d'affrontement à la Galaxie. Ce choix délibéré de la violence ne respecte pas un silence cosmique révélateur d'une absence de prédateurs ! Seule une extraction des racines mêmes de la prédation par une métamorphose de l'espèce avant son évasion interstellaire respecterait ce silence. Tout pari sur l'absence d'autres voyageurs interstellaires plus sages que l'homme est donc stupide puisque leur espèce avancée devrait justement rester silencieuse pour garder les espèces encore prédatrices enfermées. Assourdies par le vacarme de leur violence, le silence cosmique ne peut en effet que leur être démontré pour qu'elles s'interrogent et l'observent finalement à leur tour si elles parviennent à devenir vraiment intelligentes. Il a force de loi universelle pour toute espèce de voyageurs interstellaires, et l'humanité ne pourra se libérer tant qu'elle n'aura pas donné des gages sur sa capacité à le respecter. Son pari actuel de la violence ne démontre qu'une chose : une immaturité cosmique incompatible avec toute insertion dans "le Monde de la Pensée".


Privilégiés et déshérités devraient sans trop tarder faire ensemble le choix de la non violence. L'ecosystème qui contient l'espèce n'est pas un oeuf inépuisable, et sur la route de la transcendance, l'humanité est parvenue à « un rond-point » sur lequel elle ne pourrait longtemps rester. Dans un monde de nomades, chacun devrait se préparer à poursuivre la route vers d'autres « ronds-points ».


  • Un enchantement de l'Univers : Pour des changements aussi radicaux auxquels elle doit faire face, l'humanité doit être animée d'une conviction profonde qu'elle ne pourrait trouver dans la futilité et la violence de notre civilisation actuelle. L'ouverture prochaine aux hommes de l'espace solaire dans une première étape, et de l'espace galactique dans une seconde étape, leur offre dès à présent une perspective bien plus grandiose.

  • La responsabilité des grands privilégiés terrestres est engagée dans le "pari cosmique de survie" attendu de l'espèce. Ils ne pourraient rationnellement abandonner leurs semblables déshérités sur une planète épuisée pour maintenir des privilèges qui ne les mèneraient eux-mêmes qu'à l'Apocalypse. Pour réaliser son projet de transcendance dans la paix, l'espèce a d'ailleurs besoin de leurs compétences qui sont quant à elles bien réelles, mais le temps leur est désormais compté. A l'image des Bourgeois de Calais, ils pourraient en donnant les premiers l'exemple de leur allégeance bénéficier de la grâce d'une Transcendance qui ignorerait la revanche et la haine dans sa culture de la perfection. Comme l'épouse du roi d'Angleterre intervenant en faveur des Bourgeois, les déshérités terrestres seraient conduits à faire de même en leur faveur. Une entrée pacifique de l'homme dans le Monde de la Pensée l'exigerait. Une aube nouvelle pourrait attendre une humanité enfin réunie.


Mais "la roulette russe de l'Apocalypse" est chaque jour relancée, laissant les rangs des déshérités toujours plus encombrés !




Un créneau cosmique difficile doit être réussi par l'espèce réunie sur un chemin peuplé d'ornières. L'humanité pourrait être aidée par des extraterrestres plus avancés. Mais leur voix lointaine est aussi difficile à entendre que celle des déshérités terrestres, et Dieu lui-même resterait inaudible si l'homme osait encore parier sur son existence. La non-violence ne peut naturellement s'exprimer que par le murmure des plus faibles et déshérités.
Seul un murmure né des rangs privilégiés rejoignant celui des déshérités atténuerait le vacarme des prédateurs pour permettre à l'humanité de se mettre à l'écoute du silence cosmique.


Pour les grands privilégiés, l'écosystème terrestre est un bateau qui prendrait l'eau, mais qu'ils pourraient indéfiniment occuper en repoussant par-dessus bord de nouveaux déshérités. Mais en dépit d'une violence toujours plus grande d'un équipage reconverti en police, ces naufragés s'accrocheront à la coque. Les barrières dressées par les privilégiés n'empècheront pas le "Titanic de l'humanité" de sombrer si l'équipage ne fait pas remonter à temps tous les naufragés pour écoper et colmater les brèches.

Le capitalisme est incompatible avec une survie de l'humanité !


Face à un épuisement bien prévisible des ressources terrestres, un capitalisme totalitaire pourrait être tenté de préparer un sauvetage d'une seule élite conduite à éliminer à terme une grande partie de l'humanité. Cette folle hypothèse n'est pas à exclure après une expérience contemporaine qui démontre que des racines de nazisme pourraient avoir bourgeonné dans un impérialisme multiforme devenu global. A la faveur des crises répétées du système, "des monstres planétaires" pourraient demain être engendrés. Les faits sont hélas plus parlants que des opinions formatées par des "médias sous perfusion capitaliste", et un "holocauste planétaire" devenu possible ne pourrait être écarté : de grands privilégiés devenus apatrides se retrouvent en effet aujourd'hui à la tête de véritables empires qui les affranchissent de toute contrainte démocratique, face à des états affaiblis et par ailleurs noyautés. Ils détiennent les moyens économiques, médiatiques et autres pour les rendre capables de soumettre l'espèce à un lavage de cerveaux propice à toute exploitation, y compris à une élimination des plus faibles par les moyens les plus modernes aujourd'hui banalisés. Des pièces d'un "holocauste potentiel" sont en place aux frontières des cellules d'apartheid de privilégiés auxquels on ne pourrait faire confiance, surtout après leur refus de vrai dialogue sur tous les sujets qui les dérangent (11 septembre, ADM en Irak, capitalisme et écologie, impérialisme et démocratie, capitalisme et survie de l'humanité, nature du silence cosmique...) !
  • Pour maintenir jusqu'au bout des privilèges extorqués, les grands privilégiés ne peuvent avancer que masqués face à des déshérités qui ont l'avantage de n'avoir rien à cacher, et qui peuvent d'ores et déjà leur annoncer que leur prédation les conduit eux-mêmes à l'autodestruction. Et que cette Apocalypse pourrait encore intervenir plus tôt s'ils perdaient leur pari cosmique sur une solitude de l'homme dans l'Univers : pour leur propre salut, des voyageurs extraterrestres réfugiés dans le silence cosmique pourraient-ils passivement observer un Holocauste terrestre qu'ils prépareraient en toute conscience ?
  • L'humanité devra surtout compter sur ses propres forces pour sortir de l'impasse dans laquelle elle s'est seule engagée. Une certaine conscience collective commence peut-être à naître, même si elle est souvent encore déviée vers d'autres impasses à venir (néocapitalisme, biocarburants, "développement durable"...).
  • Il est toutefois encourageant d'entendre aujourd'hui s'élever quelques voix raisonnables qui pourraient faire naître le murmure tant attendu :

1) L'avenir : Mode d'emploi, par Roger Garaudy, Edition Vent du Large 1998 (Publication également sur Internet). Voir aussi sa conférence : Le nouveau désordre mondial , 1996.

2) Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, par Hervé Kempf, Seuil 2009

3) L'enfermement planétaire, par André Lebeau, Gallimard 2008

4) Le syndrome du Titanic, de Nicolas Hulot, Editions Calmann-Lévy 2009. Egalement en film, octobre 2009