mercredi 28 novembre 2007

NON ASSISTANCE A NATURE EN DANGER

par Benoît Lebon
Les racines de la conscience

Partant de l’hypothèse classique suivant laquelle la vie dans l’univers serait née du hasard, toute forme de vie existante, biologique ou autre, serait apparue au terme d’une gestation qui aurait progressivement développé un instinct naturel de survie dans chaque espèce. Sans cet instinct, la vie serait en effet condamnée à brève échéance. Les espèces qui n’auraient pu évoluer avec leur milieu auraient d’ailleurs disparu ou seraient en voie de disparition.

Un instinct de survie universel.

L’instinct de survie est la première racine de conscience (ou d’intelligence), sur cette planète comme partout ailleurs dans cet univers.

Le passage de l’instinct brut à l’amorce d’une conscience serait également dû au hasard. A ce titre, toutes les espèces, végétales, animales ou autres, sont potentiellement intelligentes, même si les espèces animales paraissent les meilleures candidates, en raison notamment d’une mobilité qui facilite les échanges et la socialisation.


D’une matrice à l’autre

Chez l’homme, le foetus doit déjà être capable de quitter sa matrice individuelle (utérus) pour devenir autonome dans le monde qui l’attend. Mais ce monde-là n’est en réalité « qu’une matrice planétaire collective » dans laquelle l’espèce la plus avancée poursuit une autre gestation vers l’intelligence, une matrice qu’elle doit sans doute se préparer à quitter pour devenir autonome et continuer d’évoluer dans un autre monde.

Une sortie planétaire de l'espèce.

En attendant cette sortie de sa matrice planétaire (la Terre pour l’homme), l’espèce peut être vue comme une communauté de fœtus logée avec d’autres espèces moins avancées dans des compartiments de cette matrice dont elle est appelée à prendre la gestion : territoires, continents, océans, déserts, etc. L’individu et son espèce ne feraient que changer de matrice en allant vers l’intelligence, le passage d’un compartiment de matrice à l’autre, ou d’une matrice à la suivante, correspondant à un progrès décisif.

Nomadisme et intelligence.

Parti d’Afrique, l’homme primitif est ainsi devenu nomade pour peupler la planète, un nomadisme qui représente bien un premier pas vers l’intelligence. Partie globalement d’Europe, la civilisation a ensuite fait un second pas en explorant peu à peu toute la matrice planétaire grâce à ses caravelles.

Vers un nomadisme interstellaire.

Avec la mondialisation, l’homme serait actuellement sur le point de quitter sa matrice planétaire pour entrer dans sa matrice stellaire grâce aux véhicules spatiaux, et d’autres matrices pourraient encore attendre l’espèce (matrice galactique, etc.).
Ces matrices sont des écosystèmes vivants.


Force doit rester à la loi de la nature !

L’intelligence vient fausser le jeu de l’évolution. Contrairement à un fœtus totalement inconscient dans sa matrice individuelle, l’espèce intelligente se substitue en effet peu à peu à la nature dans la gestion de sa matrice collective, domestiquant par exemple d’autres espèces et utilisant des ressources naturelles jusqu’alors inaccessibles.

Intelligence et conscience.

Cette prise en charge de son destin implique pour l'homme une vraie prise de conscience de l’existence des différentes matrices gigognes qu’il doit gérer dans sa progression, et des conséquences de cette intervention sur la vie de ces matrices.

La vraie intelligence.

La vraie intelligence d’une espèce consiste à faire au moins aussi bien que la nature dans une « sous-traitance » de gestion du patrimoine naturel. Dans le cas contraire, elle se met d’elle-même hors la loi en devenant prédatrice de son environnement (de sa matrice).

Une espèce hors la loi.

Une espèce qui se met hors la loi naturelle n’est pas vraiment intelligente et consciente puisqu’elle s’inscrit ainsi dans une perspective d’autodestruction des matrices successives qu’elle serait amenée à occuper : sa planète en premier lieu, mais également par la suite, le système stellaire, la galaxie et l’univers tout entier qu’elle considère comme de simples biens de consommation pour son seul usage.

Prédation et mort.

La vie dans l’univers ne pourrait être sauvegardée par une espèce prédatrice qui détruit à chaque fois la matrice qui l'accueille.
La nature devrait donc reprendre ses droits.

Mais une espèce hors la loi est aussi condamnée d’avance parce qu’elle se considère définitivement comme l’espèce la plus forte : elle n’envisage en effet même pas que d’autres êtres plus avancés de cet univers pourraient l’arrêter dans cette folle course et faire en sorte que les droits de la nature et de la vie soient rétablis.

La vie de l'humanité mise à prix ?

Face à une espèce hors la loi et potentiellement destructrice de la vie dans l'univers, un droit d’extermination serait légitime de la part de toute espèce plus avancée.(1).

L'homme détruit actuellement sa mère, la Terre. Lui qui n'hésite pas à sacrifier le foetus lorsque la vie de la mère est menacée, et même parfois pour des motifs tout à fait futiles, pourquoi devrait-il donc être épargné ? (5).

Nous ne pouvons poursuivre dans cette destruction de notre planète. Une trop longue indifférence de la part d'une espèce plus avancée qui nous observerait pourrait d’ailleurs être considérée par d'autres encore plus avancées comme une forme de non-assistance à nature et à vie universelle en danger !

En toutes circonstances, force devrait donc rester à la loi de la nature : La survie d’une intelligence universelle commande l’élimination des espèces destructrices de leur matrice ! (« Les mauvaises herbes doivent être un jour arrachées ! »)


Le respect des lois naturelles

Le respect des droits de la nature fait partie de l’instinct de survie de toute espèce intelligente. Elle doit impérativement conforter toutes les formes de vie existant dans toutes les matrices gigognes qu’elle est appelée à gérer dans sa progression vers la conscience.

Mais ce respect de la vie implique déjà le respect de la vie de ses semblables puisque l’espèce doit en premier lieu assurer sa propre survie. Une simple survie ne pourrait cependant suffire en la matière.

Il s’agit de former une espèce humaine forte et épanouie dans toutes ses composantes. Une espèce saine et capable, comme le fœtus, de sortir par ses propres moyens de sa matrice planétaire le moment venu. Et cette sortie ne pourrait être réservée qu'à des privilégiés. Elle ne pourrait se faire que dans l’union et la synthèse de l’espèce tout entière (2).

Toute autre tentative serait vouée à l’avortement.

Mais l’homme veut-il vraiment survivre ? (3)


Voir également :

1)Notre devoir cosmique de sauvegarde de la vie

2)Synthèse et mariage de cerveaux

3)L’homme veut-il vraiment survivre ?

4)Une hominisation contrôlée en apartheid cosmique

5)Un capitalisme de prédation planétaire

samedi 17 novembre 2007

UN CAPITALISME DE PREDATION PLANETAIRE

par Benoît Lebon
Coluche avait raison de dire que contrairement au socialisme, «le capitalisme n’a été inventé par personne puisqu’il existe depuis que le monde est monde.». Et il faudrait ajouter qu’il existe déjà dans sa forme la plus primitive dans le monde des bêtes où les plus forts dévorent les plus faibles. C’est ce qui se passe encore sous une forme à peine moins choquante avec un capitalisme qui doit être qualifié d’anthropophage puisque le plus fort « dévore » ses propres semblables. C’est un atavisme qui perdure en dépit de l’évolution.


L’homme a pourtant peu à peu remis fondamentalement en cause toutes ses conceptions primitives des forces naturelles, que ce soit en matière d’astronomie, de chimie, de mécanique, de physique… Le primitif croyait que ces forces (l’eau, le vent, le feu…) étaient des manifestations divines totalement indomptables, mais l’homme civilisé a appris à les maîtriser, utilisant le vent et l’eau pour faire tourner ses moulins ou faire avancer ses navires, le charbon, le pétrole et l’atome pour lui procurer son énergie… La nature qui n’est pas toujours tendre envers les êtres vivants a été ainsi contrainte à mettre ses forces au service de l’homme. Grâce à une intelligence humaine et à un savoir globalement intégrés dans la science, la force la plus faible (le doigt de l’homme) peut par exemple maîtriser la force la plus grande, celle de l’atome.

Dans le monde des forces naturelles, la force la plus faible, celle de l’intelligence, peut maintenant imposer sa loi aux forces les plus grandes.


Un capitalisme anthropophage


En contradiction avec cette évolution, le capitalisme, qui est finalement l’expression moderne de la loi primitive du plus fort, est resté la seule loi naturelle à n’avoir jamais été vraiment remise en cause depuis l’antiquité. Tout en étant capable d’imposer sa loi face aux forces de la nature, la force acquise par l’homme grâce à son intelligence est finalement restée aussi aveugle que les autres lorsqu’elle se retrouve face à ses semblables. La plus forte impose sa loi.

La loi du plus fort.

Dans de telles conditions, le plus faible économiquement ne peut pas vraiment s’opposer au plus fort, et encore moins lui imposer sa loi ! Le monde reste une jungle dans laquelle le plus fort a toutes les chances de rester le meilleur chasseur prédateur, et le langage du marché est d’ailleurs à ce propos révélateur (chasseur de têtes, agressivité du marché, etc.).


Mieux instruit et plus disponible pour la chasse que le plus faible, le plus fort aura toujours une longueur d’avance dans l’art de développer et de se servir de son intelligence, en définitive, dans la maîtrise d’une science réduite à un simple statut d’outil dans une stratégie de chasse ou de guerre. Le savoir reste globalement l’apanage des plus forts et vient encore accroître leur force de prédation envers les plus faibles. La démocratie et la science ne sont développées que suivant des axes bien ciblés, dans la mesure où elles permettent une ouverture de nouveaux marchés qui n’ont pour but principal que d’enrichir encore davantage les plus riches, une minorité de privilégiés.

Des lois de prédation.

A titre d’exemple, les puissants de ce monde ne pourraient autrement déménager au gré du vent du marché entreprises et capitaux, acquis grâce au travail des plus défavorisés. S’ils peuvent se permettre de réduire ainsi la grande masse des hommes au chômage, à la précarité, et à la plus grande misère, c’est parce que les échanges entre les hommes sont toujours basés sur des lois de prédation héritées de la bête primitive, une prédation qui inclue chez l’homme une forme moderne d’anthropophagie. Le capitalisme de la mondialisation sauvage actuellement menée n’est en fait qu’une séquelle de cet atavisme.


L'échec orchestré du socialisme.


On objectera qu’une autre approche de gestion de la société a déjà été tentée avec le socialisme dans l’ex URSS et ailleurs, avec les résultats désastreux que l’on sait. Mais comme la femme enceinte ne pourrait accoucher d'un enfant sain après avoir reçu tout au long de sa grossesse des coups de pied au ventre, une telle expérience aurait eu également besoin d'une grande bienveillance et d'une paix planétaire pour réussir.

Une sainte alliance des privilégiés.

Sous les feux croisés des plus forts réunis sur tous les fronts (philosophique, politique, économique, militaire, religieux...) pour la défense de leurs privilèges, cette tentative ne pouvait qu’avorter. Tout comme la science, le socialisme ne pourrait en effet progresser qu’à petits pas et dans la paix, et s’en tenir à cet essai manqué serait comme si l'homme s’était tenu à la science de Ptolémée en matière d’astronomie, ou à la diligence et à la voile en matière de transport terrestre. L’idée républicaine a elle aussi été bafouée pendant des siècles et même des millénaires avant d’être acceptée.

La fin de l'histoire ?

Selon les chantres du capitalisme, l'homme serait arrivé à la fin de l’histoire dans ce domaine. Mais l'histoire n’a certainement pas dit son dernier mot en matière de socialisme, car ce capitalisme de prédation et de Mondialisation Sauvage épuise la planète et mène l’homme à sa perte dans une course effrénée et suicidaire au profit immédiat des plus riches, comme en témoignent le réchauffement climatique, la pollution et l'insécurité généralisées, l’épuisement des ressources naturelles… Et dans le seul domaine du changement climatique, la situation n'est pas prête de s'améliorer : selon le dernier rapport de l'ONU, les pires prévisions des années 90 sont maintenant à classer parmi les meilleures!


Comment penser que tout cela pourrait continuer ? Les discours ou les "mesurettes" sur le développement équitable et la dépollution ne sont plus de mise. L'obèse ou le drogué qui veut guérir doit démontrer concrètement qu'il est capable de changer de régime pour devenir crédible.

Pas bon pour la planète !

Comme se garde bien de dire la dame de la télé dans sa propagande quotidienne sur les économies individuelles d'énergie, c'est le régime capitaliste qui n'est pas bon du tout pour la planète et pour l'humanité . Pourquoi ce silence complice?

La voix de son maître.

La voix de cette dame n'est que l'écho de celle de son maître capitaliste qui préfère culpabiliser le citoyen individuel sur son robinet qui goutte plutôt que de s'en prendre à ses pareils des grands trusts internationaux qui vont fabriquer et chercher les biens de consommation à l'autre bout de la terre, au détriment de la production et de l'emploi local, et finalement au détriment de la santé de la planète. La langue de bois de la propagande capitaliste voudrait cacher ces torrents de gaspillage d'énergie derrière la goutte d'eau du robinet !

Un épuisement de la planète.

Une politique planétaire d'import/export capitaliste qui épuise la planète dans un va-et-vient incessant d'hommes et de marchandises, un trafic polluant et destructeur entretenu uniquement selon les caprices du vent du marché et l'intérêt immédiat des plus privilégiés.

Pas de salut individuel !

Les hommes, et en premier lieu les plus nantis, doivent réaliser qu'ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis, et qu'il ne pourrait y avoir de salut individuel, même pour les plus riches. Seule une union planétaire qui intègrerait réellement tous les terriens pourrait sauver l'homme. Cette union pour une gestion collective de la planète pourrait garder le nom de socialisme, mais le nom lui-même importe peu! Elle est à construire dans une paix exigeant avant tout l'équité, et les plus forts et plus nantis de l'espèce ont un rôle et une responsabilité particulières dans cette entreprise puisqu'ils sont les mieux placés pour la lancer.

Les chefs de l'île de Pâques !

L'histoire ne dit pas si les chefs de l'Ile de Pâques ont péri un peu avant ou un peu après le reste de la population après avoir stupidement déboisé et épuisé totalement leur île, mais cela n'a pas vraiment d'importance. Les habitants de cette planète seront-ils assez intelligents pour ne pas "déboiser" et épuiser totalement la Terre ? Ils sont loin de l'avoir prouvé!
Les terriens se sauveront ou périront ensemble, nantis et défavorisés confondus!

Voir également :

- Une démocratie de grands fauves
- Une gestion planétaire rationnelle
- L’homme nouveau vu en tant que système.
- Le choix pour l’homme : survie collective ou mort.
- Une hominisation contrôlée en apartheid cosmique

vendredi 2 novembre 2007

UNE DECENTRALISATION COSMIQUE DE SURVIE POUR L'HOMME

par Benoît Lebon
Il y a moins de quatre siècles, l’homme plaçait la Terre au centre de l’Univers et devait dans la souffrance se résoudre à une décentralisation de sa planète devant l’évidence scientifique. A défaut de la Terre, il a encore voulu garder le Soleil au centre. Mais la découverte de la Galaxie avec ses milliards d’étoiles l’amenait bientôt, toujours en traînant des pieds, à une décentralisation de tout le Système Solaire. Le Soleil n’étant plus qu’une simple étoile, il s’était alors consolé en le gardant au centre de la Galaxie, sinon de l’Univers. Mais patatras, nouvelle décentralisation puisqu’il fallait bientôt convenir que le Soleil n’est en réalité qu’une étoile très moyenne située dans la grande banlieue de la Voie Lactée. Refusant toujours de décentraliser, l’homme a encore persisté à vouloir placer sa Galaxie au-dessus de toutes celles qu’il découvrait peu à peu. Mais il s’avère en définitive que la Voie Lactée n’est qu’une modeste galaxie noyée parmi des milliards d’autres.

Nous en sommes à la quatrième décentralisation cosmique dans le monde de la matière, mais il pourrait exister autant d’autres à faire dans le monde de la pensée ! L’homme se voit en effet toujours comme le nombril de cet Univers dont il possèderait la forme la plus avancée de conscience, ce qui est encore très vraisemblablement une illusion. Car s’il a dû malgré lui accepter l’idée d’une décentralisation de sa maison et de son jardin que représentent respectivement la Terre et le Système Solaire, il persiste toujours dans l’idée de rester camper au centre d’un monde de vie et de conscience (le monde de la pensée) qui le dépasse très probablement, comme le reste.

Après s’être autant de fois trompé sur sa position dans le monde de la matière, pourquoi voudrait-il rester à tout prix au centre du monde de la pensée ? Cela ressemble fort à une obstination dans l’erreur.
La similitude observée entre l’infiniment petit et l’infiniment grand dans la matière pourrait pourtant représenter une sorte de construction puzzle naturellement poursuivie dans le monde de la pensée. Si l’Univers et la vie qu’il porte sont nés du hasard comme le pensent les matérialistes, le monde de la pensée ne pourrait en toute logique être étranger de ses propres racines issues elles-mêmes d’un monde de matière dont nous pouvons chaque jour observer la perfection. Dans cette construction puzzle, le monde de la matière représenterait alors « les racines de l’arbre » du monde de la pensée, et on reconnaît toujours l’arbre à ses racines. Elles permettent généralement de déterminer la surface couverte par son feuillage, ainsi que de nombreuses autres caractéristiques de la plante, telle que sa taille et sa grosseur moyenne, sa durée de vie… L’arbre ne pourrait jamais grandir indépendamment de ses racines.

Un parallèle troublant !

Le puzzle du monde de la matière est composé de pièces que nous découvrons de mieux en mieux grâce à la science, des plus grandes aux plus petites : galaxies, trous noirs, étoiles, planètes, satellites, atomes. L’atome a longtemps été considéré comme la dernière petite pièce de ce puzzle, mais on lui a depuis découvert un noyau avec des électrons en orbite, un noyau lui-même composé de neutrons et de protons, ces derniers étant par ailleurs constitués de quarks…
En partant de l’infiniment grand, l’homme n’en a sans doute pas fini avec la découverte de l’infiniment petit dans le monde de la matière.

Le puzzle du monde de la pensée se compose également de pièces que nous découvrons de mieux en mieux, cette fois plutôt curieusement, des plus petites aux plus grandes : acides aminés, bactéries, cellules vivantes, espèces végétales, espèces animales, grands singes, homme préhistorique, homme moderne … L’homme se considère jusqu’ici comme la pièce la plus grande de ce puzzle, mais il pourrait très bien n’être qu'un simple bourgeon d'un arbre du monde de la pensée, ou même un bourgeon d'une de ses branches, l’équivalent de l’atome dans le monde de la matière.
En partant des plus petites racines de l'arbre de la pensée, on n’en a sans doute pas fini dans la découverte du monde de ses branches et du tronc qui les porte.

Un choix de guerre universelle dans le culte de l’égoïsme individuel

L’homme prend prétexte du silence cosmique pour s’accrocher au centre. Prédateur de ses propres semblables et de son environnement dans un capitalisme de jungle qui broie les plus faibles et épuise sa planète, il fait le pari d’être le plus grand prédateur de la Galaxie et de l’Univers. Il a par ce pari stupide perdu son instinct naturel de survie, un instinct qui devrait l’amener à considérer le Cosmos comme une jungle tant qu’il ne l’aura pas vraiment exploré. Et dans une telle jungle, le silence le plus grand ne prouverait absolument rien, et surtout pas l’absence de prédateurs d’autant plus intelligents et redoutables qu’ils restent silencieux.
Des êtres capables de voyages interstellaires auraient des milliers ou des millions d’années d’avance sur l’homme, et s’il ne pourrait rien leur cacher, ils ne se laisseraient pas découvrir, qu’ils soient prédateurs ou pacifiques. Et il pourrait en exister des deux sortes !
Les extraterrestres que l’homme pourrait éventuellement découvrir ne seraient sans doute pas
assez avancés pour l’atteindre et ne représenteraient donc pas une menace immédiate. C’est envers ceux qu’il ne pourrait découvrir qu’il devrait être prudent, et sa pratique quotidienne de la prédation est en elle-même une provocation permanente envers ceux-là.
L’homme ne pourrait en effet prétendre être mieux disposé à leur égard qu’envers ses propres semblables. Sa science et sa technologie font actuellement de lui un prédateur cosmique potentiellement dangereux, et ce danger ne pourrait être ignoré par d’autres êtres avancés.
Leur silence pourrait n'être qu'une tolérance envers l'être encore inconscient qu'est toujours l'homme, tout comme la tolérance de l'adulte envers l'enfant.

Mais cette tolérance cosmique ne pourrait pareillement être éternelle.

L’homme n’a pas la politique de ses moyens face au Cosmos. Car dans un monde de prédation qu’il persiste à vouloir construire, le plus faible n’aurait pas le choix des armes. Et il serait le plus faible face à des voyageurs interstellaires.

Un choix de paix universelle dans une décentralisation cosmique

Il ne reste donc plus à l'homme qu’à faire le pari inverse qui est d’ailleurs le plus réaliste d’un point de vue purement statistique, à savoir que l’homme n’est probablement pas l’être le plus avancé de cet Univers et qu’il doit par conséquent démontrer sa volonté de paix universelle.
Il ne pourrait de toute façon recourir à la guerre face à des êtres capables de voyages interstellaires.

Il doit donc de nouveau se décentraliser en faisant preuve cette fois de plus d’humilité. Il doit reconstruire ce monde et faire le choix de la paix universelle, un choix qu’il ne peut démontrer qu’en renonçant au capitalisme et à toutes les autres formes de prédation planétaire que les privilégiés et plus forts de l’espèce ont institué pour perpétuer leurs privilèges.

D’éventuels voyageurs interstellaires doivent savoir que l’homme ne leur est pas hostile avant tout contact, et ils ne pourraient se contenter de discours. S’ils existent, leur silence est déjà en lui-même un message de paix adressé à un homme intelligent. Car s’il est vraiment pacifique et sage, le plus fort ne se présenterait en effet jamais devant le plus faible tant qu’il n’aurait pas été invité par une claire démonstration de bienvenue.
L’homme doit avoir l’intelligence de répondre à ce silence de paix universelle par une démonstration de paix terrestre.
La mondialisation sauvage actuellement menée doit être stoppée pour une mondialisation de paix universelle. Si cette reconstruction de notre société planétaire n’était pas entreprise, l’homme irait à sa perte, victime de sa propre prédation, ou livré à d’autres prédateurs cosmiques tels que celui qu’il s’apprête lui-même à devenir s’il continue de provoquer chaque jour le Cosmos par sa préparation permanente à la guerre.

Voir également :